Tous les articles taggés : Stéphanie Hochet

Stéphanie Hochet, Pacifique; Rivages – Mars 2020 ; (16€-142 pages)

Chronique de Nadine Doyen Stéphanie Hochet, Pacifique; Rivages – Mars 2020 ; (16€-142 pages) Pacifique, un titre nominal qui interpelle. Stéphanie Hochet se renouvelle d’un livre à l’autre et ainsi surprend ses lecteurs.  Il y a eu l’abécédaire des chats (Eloge volupteux du chat), une analyse du tatouage (Sang d’encre), le quotidien d’une autrice en résidence (L’animal et son biographe). Ici, total changement, l’écrivaine campe son récit au Japon, en avril 1945 au moment de la seconde guerre mondiale et revisite l’Histoire avec la bataille d’Okinawa. Si la première citation en exergue offre une image de légèreté avec « la fleur de cerisier » s’envolant « sauvage et belle », la citation suivante qui évoque « la valeur martiale » d’un soldat s’avère dramatique. « Une fleur de cerisier », ainsi se définit le narrateur, le soldat Isao Kaneda, qui ceint autour de son casque le « hachimaki »(1). Il est prêt à sacrifier sa vie, à tout juste vingt et un ans, à devenir l’un des « kikusui, un chrysanthème flottant ». « Donner sa vie pour un pays était un exploit, une destination enviable. Un acte de …

Stéphanie Hochet, L’animal et son biographe, Rivages, février 2017 ; (191 pages 18€)

Chronique de Nadine Doyen Stéphanie Hochet, L’animal et son biographe, Rivages, février 2017 ; (191 pages 18€) Les organisateurs de rencontres littéraires ne manquent pas d’imagination. L’été, ce sont les nocturnes littéraires, festivals, écrivains en bord de mer, lectures sous l’arbre. La narratrice, double de Stéphanie Hochet, est conviée à l’animation culturelle de campings : « littérature en tongs » dans le Lot. Rencontrer un public, c’est toujours une inconnue. Ne redoute-t-elle pas d’« être une curiosité » ? Encore plus quand il s’agit de vacanciers. Parfois c’est l’hébergement qui est inattendu. Le séjour de la narratrice s’avère ponctué de surprises sur ces deux plans. Elle constate que la salle devant la recevoir pour sa première conférence n’a pas été préparée, et se retrouve laissée en plan par le bibliothécaire. Occasion pour l’écrivaine de deviser sur ce type de vacances en camping 4 étoiles.Nouvelle source d’angoisse : le public clairsemé. On se souvient des « lectrices procureures » avec lesquelles L’écrivain national de Serge Joncour doit composer. L’auteure, elle aussi, a droit à se faire …

Stéphanie Hochet, Un roman anglais ; Rivages

Chronique de Nadine Doyen Stéphanie Hochet, Un roman anglais ; Rivages (17€ – 170 pages) Le titre Un roman anglais ne pouvait que s’imposer vu les nombreuses références littéraires à des auteurs britanniques et le lieu où se déroule le récit qui débute en 1917 et couvre quatre années de conflit, pour s’achever en 1940, sous Churchill. Stéphanie Hochet campe ses personnages Outre Manche, dans le Sussex, sur fond de la première guerre. Occasion de rendre hommage aux femmes britanniques, qui furent « actives et fiables » durant « cette période de chaos », et de rappeler le combat des suffragettes pour obtenir le droit de vote. En filigrane, l’auteur pointe l’absurdité de la guerre, ses dégâts collatéraux, les paysages dévastés (Les Flandres, « région sacralisée pour sa beauté par Menling, Van Eyck » qui n’est plus que « champs de boue ») et le syndrome post traumatique pour ceux qui en reviennent. Le lecteur découvre les protagonistes,tel un tableau de « conversation piece ». On pénètre dans l’intimité d’un couple, milieu bourgeois : Edward, horloger à Londres et son épouse Anna Whig, traductrice , assistés de leurs …

Stéphanie Hochet – Éloge du chat -Collection Anima- Éditions Léo Scheer -une chronique de Nadine Doyen

Stéphanie Hochet – Éloge du chat -Collection Anima- Éditions Léo Scheer (108 pages- 15 € ) Parmi les muses des écrivains on compte le chat, le « Feles silvestris catus ». Que Tal inspira Daniel Arsand, le ressuscitant à sa disparition. Toulouse, chat d’une écrivaine, fut source d’inspiration pour Stéphanie Hochet. L’auteure, que l’on devine comme Colette amoureuse des chats, s’est limitée à cinq figures félines. Dans l’avant-propos, elle rappelle les points communs à tout chat, comparé au chien. Elle marque son étonnement devant cette idolâtrie du catus. Elle rappelle qu’il fut l’objet de passions diamétralement opposées: soit « divinisé », soit ostracisé, jugé même au Moyen Âge, pourchassé, accusé de sorcellerie. Avec une pointe d’humour, Stéphanie Hochet élève Sa Majesté le chat au rang de Shakespeare pour la raison que « tout, absolument tout a été écrit sur lui ». Dans cet essai la romancière s’interroge sur notre rapport au chat et va s’efforcer de démontrer qu’ « il est l’un des plus puissants miroirs de l’humanité qui fut », à travers la littérature française et étrangère ( russe, japonaise, anglaise). Elle …