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Serge NÚŇEZ TOLIN – L’exercice du silence – Le Cadran ligné (ouvrage publié avec le concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles), septembre 2020, 72 pages, 14 €

Une chronique de Marc Wetzel Serge NÚŇEZ TOLIN – L’exercice du silence – Le Cadran ligné (ouvrage publié avec le concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles), septembre 2020, 72 pages, 14 € « Une pierre, hors de l’acte de connaître et de nommer, dont la densité chasse le monde. Caillou dont je m’empare, que j’abandonne quelques pas plus tard. Mes doigts en gardent l’empreinte. Un creux que la main conserve bien après que le caillou a été jeté. Un creux qui peu à peu prend forme dans l’esprit. Ça redevient caillou.  Ça marque dans la pensée l’espace de tout ce qui y manque. Un vide grandissant, une étendue sans limite. Le pas du marcheur commence l’arpentage. Vaste plaine perdue où en ramassant une pierre j’éprouve une joie ronde et sans mesure » (p. 20)    J’ai rencontré deux ou trois fois Serge Núňez Tolin ; c’est un homme souple, chaleureux et vif. Son oeuvre est pourtant tout le contraire : elle est austère, abrupte et lente, et elle l’est vraiment. Mais je crois comprendre peut-être pourquoi. L’oeuvre est austère …

Serge NÚŇEZ TOLIN, La vie où vivre, Rougerie, avril 2017, 78p.

Une chronique de Marc Wetzel Serge NÚŇEZ TOLIN, La vie où vivre, Rougerie, avril 2017, 78p. Le dernier numéro de Traversées (n°83/avril 2017) consacre un dossier éclairant et complet à notre poète, et l’on s’y reportera pour mesurer l’importance et l’éclat complexe et intègre de cette œuvre. Ici, quelques mots seulement sur l’ouvrage que vient d’éditer Olivier Rougerie, pour en souligner la beauté, et louer la profondeur. L’humble beauté et la fraternelle profondeur, l’une et l’autre énigmatiquement. Comme on voit ici : « Des pas, de l’autre côté de la clôture.              La clôture du temps qui referme sur nous les absentés, dit-elle assez la vie où vivre ?              Au bout du combat que reste-t-il de nous ? Et du combat, que reste-t-il ?             Assez, sans doute, pour que d’autres le reprennent et s’y mettent à leur tour. La vie finit par nous atteindre.                Les respirations surprises de se croiser, de se savoir comme l’air dans l’air »   (p. 21) ou là : « Que cède dans le poème cette force de toupie, qu’enfin je puisse dire qu’il ne …