Tous les articles taggés : PHILIPPE MATHY

Philippe Mathy, Étreintes mystérieuses, Coll. Grand ours, Éditions L’ail des ours, 2020

Chronique d’Hervé Martin Philippe Mathy, Étreintes mystérieuses, Coll. Grand ours, Éditions L’ail des ours, 2020 Ce petit livre est source de joies pour le lecteur. Composé au feu du regard et de la langue, il est né de la proximité qu’entretient Philippe Mathy avec la nature. En guetteur sans but tel qu’il se définit, il puise sa poésie dans l’observation des paysages de campagne et des jardins qu’il fréquente assidûment, avec une vive attention aux arbres, aux oiseaux, aux bruissements de la nature et aux ciels qui les recouvrent. Dans ces moments de quiétude, il est à l’affût de ravissements sonores ou visuels qui lui seront offerts. Les peintures colorées de Sabine Lavaux-Michaëlis, couleurs automnales ou reflets de ciels accompagnent avec justesse les textes. Le livre est composé en deux parties intimement liées.  La première, sans titre, fait écho aux éclats de ce monde que le poète perçoit et révèle dans des proses poétiques à la fois sensibles, délicates et précises.  La seconde, assez brève, intitulée au bord de l’encre, dit le désir qui anime …

PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017

Une chronique de Claude ALBARÈDE PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017 Philippe Mathy est un « veilleur d’instants ». C’est à dire un « capteur d’éternité », car chaque instant, chaque poème, chaque mot, qui par la magie du texte nous traversent, déposent en nous sa trace d’éternité. Voilà la fonction du poète, et Philippe Mathy la connaît bien, car il dirige la revue « Le Journal des Poètes » avec brio et ténacité. Enrichi de belles peintures de Pascale Nectoux, le texte se développe suivant plusieurs périodes. D’abord le désemparement, qui est une sorte d’angoisse métaphysique devant l’impuissance et l’inabouti : Dans mes yeux un nuage se penche se déchire. Une vague remue s’épuise Sur le tapis de l’herbe, je demeure assis, ne sachant comment survivre à mes rêves Puis, passés ces instants, le poème ouvre ses fenêtres sur le fleuve, l’appel du printemps sur la Loire riveraine, sorte de bain purificatif pour te laver du temps qui va. Car le poète s’accorde un dialogue avec lui-même, avec son âme …