Archives des étiquettes : pages

Service de presse n°47

img_0632

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

* A côté du sentier, nouvelles

M.E.O., 2015, 140 pages

Daniel Simon, né en 1952 à Charleroi, a fait de la mise en scène et de la production théâtrales pendant une vingtaine d’années, collaborant notamment à plusieurs projets au Portugal et en Afrique, où il anime des ateliers d’écriture.

Il a publié des poèmes, des textes brefs, des textes dramatiques, des nouvelles, des essais, des articles.

A côté du sentier rassemble des nouvelles autour de notre désir de retrouver des murs nus dans la maison du temps où nous passons. Notre époque se dit livre en marchant scrupuleusement à côté du sentier…

L’étau se resserre. Les illusions d’une génération se sont usées, des prévisions bancales les ont remplacées. La beauté du monde est toujours là, nous la cherchons obstinément dans le lointain.

* Le chat de Prague, récits

Claude Martin

Traverse, 2014, 140 pages

Agnès est au coeur de récits relatant son enfance et sa vie jusqu’à l’âge qui vient.

Tel le Chat de Prague, Agnès saisit l’essence des gens qui l’entourent comme s’ils étaient colorés et uniques. Souvenirs perçants, saisissants, réalistes. Claude Martin nous offre un regard vir, une langue souple, un amour inconditionnel de notre humanité.

Claude Martin a passé son enfance à la campagne. Venue à l’âge de quinze ans à Bruxelles, elle devient institutrice, puis directrice dans une école de pédagogie ouverte et progressiste (Saint-Dominique, Schaerbeek). Elle présente son premier prix en « Arts de la Parole », en 1972, au Conservatoire de Bruxelles. Aujourd’hui, elle accompagne de jeunes élèves dans le cadre du suivi après-scolaire. Elle participe à l’Atelier d’écriture de Traverse asbl depuis sept ans. Le Chat de Prague est son premier livre.

* Le ciel est bleu, ma mère est belle

Jeanne Champel-Grenier

France-Libris, 2016, 130 pages

* Ciels d’enfance

Louis Goffin

L’Harmattan, 2016, 269 pages

Ciels assombris par la guerre, ciels nuageux de la vie familiale, ciels rougeoyants des lueurs de l’aciérie, ciels grisâtres des localités industrielles et tous les ciels bleu-rêve d’un enfant choyé. Autant d’atmosphères qui baignent les images du passé, en résonance avec le destin du narrateur.

C’est une exploration lucide de la mémoire vivante: elle se réapproprie et recompose des souvenirs directs et indirects d’une enfance d’autrefois, enracinée dans une région de sidérurgie et marquée par la guerre 1940-1945.

Au-delà d’une trajectoire individuelle, le livre évoque une société en mutation économique, sociale, culturelle. Elle est aux prises avec les événements mondiaux qui ont bouleversé l’Histoire au cours de la première moitié du vingtième siècle.

Romaniste et sociologue, professeur d’université retraité, Louis Goffin a enseigné des matières relatives à l’environnement en Belgique et au Sénégal. Il s’est aussi intéressé au monde des sidérurgistes de la Lorraine belge, à leur mentalité, ainsi qu’à l’histoire de cette région où il est né et a toujours vécu.

* Forêt rêve de lumière

Didier Ober

Encres vives, collection Encres Blanches, 2014, 20 pages A4

Michel Cosem, 2, Allée des Allobroges à F-31770 Colomiers

Une longue marche contemplative en forêt plonge dans un rêve éveillé. Forêt douce et enveloppante telle une fourrure végétale. La forêt est un rêve de lumière, d’où son rayonnement, comme si la lumière émanait de la végétation – même la nuit, sous l’étrange clarté lunaire. Cette lumière se fait intérieure – Conscience lumineuse – intérieure comme le rêve. Rêve éveillé… Entre rêve et réalité… Réalité surnaturelle… La forêt rêve aussi…

* Là-bas

Bernard Schürch

Rafael de Surtis, 2015, 52 pages

* N’oublions jamais les caresses

Evelyne Wilwerth

roman

M.E.O., 2017, 110 pages.

Que va-t-il se passer sur cette place en demi-cercle dont la circulation s’affole? Sous un ciel qui brutalement s’assombrit? Vent de folie cosmique? Un danger pointe, enfle et vise l’un des personnages.

Mais lequel et pourquoi? Lausanne et Canberra, les amants sublimes? L’enfant Nadim? Athanase le bedonnant? L’étranger Frisée? L’artiste Apolline?

Puis ce mystérieux ON, dont le regard voyeur se braque tour à tour sur les protagonistes… Que cache-t-il? Qui cache-t-il? Vision d’une humanité en déliquescence? Ou en renaissance?

Un vertige, une incandescence, brassant érotisme, suspense et infinie tendresse.

Evelyne Wilwerth est une écrivaine du corps et de la sensorialité. Elle adore jongler avec les genres littéraires: la nouvelle, le roman, l’essai, la biographie. Elle est également sur le terrain avec ses ateliers d’écriture ludiques et fouettants.

* L’ombre du reflet

François Iulini

Chloé des Lys, 2016, 68 pages

A l’image de la lance prodigieuse d’Achille qui sauva le jeune roi de Mysie qu’elle avait auparavant blessé: Amoris vulnus sanat idem, qui facit (Publieus Syrus: En amour, qui fait la blessure la guérit).

Ne désirant pas être moins généreux qu’Achille ou moins reconnaissant que le fils d’Hercule, je remercie la vie de chacune de ses blessures et ses bienfaits, par ces quelques poèmes.

* Pensées nocturnes – Night Thoughts – ouvrage bilingue

David Gascoyne

Black Herald Press

poème radiophonique traduit de l’anglais par Michèle Duclos

Préface de Roger Scott Après la parution en français de La vie de l’homme est cette viande de David Gascoyne, dont on fête cette année le centenaire de la naissance, Black Herald Press propose une édition bilingue de son poème radiophonique, Pensées nocturnes, diffusé en 1955 par le Third Programme de la BBC. Au sommaire : le poème en trois

volets (« Les Veilleurs de Nuit », « Carnaval Mégalométropolitain », « Rencontre avec le Silence »), « Le Poète et la Ville » (1981), essai de Gascoyne inédit en français, et une postface de Roger Scott – ami, archiviste, éditeur du poète et spécialiste de son œuvre ; le tout dans une traduction de Michèle Duclos.

« Ce cri d’angoisse mortelle montant de l’âme en sa nuit obscure

Arrive jusqu’à vous maintenant : Écoutez-le. Je m’interroge :

Étant Dieu, l’entendant, lui refuseriez-vous toute audience,

L’ignoreriez-vous et détourneriez-vous l’oreille ?

Vous avez entendu un cri, mais les cris sont myriade. »

Diffusé en 1955 par le Third Programme de la BBC et publié en 1956 en Grande-Bretagne, Pensées nocturnes, poème radiophonique pour plusieurs voix de David Gascoyne (1916-2001), se présente comme une déambulation en trois volets dans une ville nocturne – en l’occurrence, Londres – qui revêt des formes multiples : cité réelle, rêvée et assoupie, puis fantasmagorique et hallucinatoire, enfer souterrain et ultra-mécanisé, enfin silencieuse et apaisée, rendue à la Nature, à l’espoir et à la renaissance. Partant du thème de la Cité primitive et mythique devenue « Mégalométropolis », le poète dépeint tant « le vide éthique qui est au cœur de notre monde » que la figure du Solitaire perdu dans la multitude, tantôt « privé d’âme et d’individualité », tantôt luttant pour préserver son humanité. À travers cette exploration tour à tour tragique, satirique et existentielle de la Ville, le poète entend aborder « la nuit spirituelle » inextricablement liée à la civilisation moderne et souligner sa quête incessante de lumière, seule capable « d’écarter l’obscurité du Vide », pour citer Roger Scott, et de nous permettre d’accéder à une « solitude partagée ». En complément, deux textes, l’un de David Gascoyne, « Le Poète et la Ville », l’autre de Roger Scott, en postface, retracent la genèse de ce triptyque poétique et ses influences, parmi lesquelles les « Villes » de Rimbaud, le Paradis perdu de Milton, l’Enfer de Dante, ou encore La Terre vaine de T. S. Eliot.

David Gascoyne, l’un des grands poètes britanniques du xxe siècle, est l’auteur de plusieurs recueils – dont Roman Balcony, paru alors qu’il n’a que 16 ans, La vie de l’homme est cette viande, La Folie de Hölderlin et Poems, 1937-42. Dès 1933, lors de ses séjours en France, il fréquente de nombreux artistes et écrivains (Breton, Dalí, Ernst, Éluard…) avant de lier amitié avec Benjamin Fondane et Pierre Jean Jouve. D’abord influencé par le surréalisme (on lui doit le premier ouvrage en anglais consacré à ce mouvement et la

traduction des Champs magnétiques de Breton et Soupault), Gascoyne s’en détachera pour se consacrer à une poésie humaniste et spirituelle. Son œuvre, d’une originalité saisissante et visionnaire, est marquée par une profonde angoisse existentielle, empreinte d’un mysticisme prophétique et tourmenté.

* Poèmes insolites

Véronique Guyotot-Lanz alias EOA

Chloé des Lys, 2016, 66 pages

EOA est une artiste plasticienne poético singulière agrippée au mont chauve qui aimerait ressembler à la sainte-vierge. Elle invente des historiettes de coeur et de corps calleux qu’elle met en scène dans ses « petites cristallisations ». Bref, elle cristallise et poétise. http://www.e-o-a.me

 » Amusant, sautillant, vivant, espiègle un peu, tout simple, mais avec quelque chose parfois d’un peu plus tendu dans le fond « .

Editions Alidades E. Malherbet

 » Votre écriture, votre façon de vous exprimer, tantôt amusante, voire espiègle, tantôt sérieuse, pétille d’originalité. EOA, vous êtes un électron livre, restez-le! C’est de la différence que jaillissent les plus beaux chefs-d’oeuvre « .

An Mazer Poésies, Annie Avril

 » C’est sautillant et gai. Quelle légèreté et quelle joyeuseté! Simplicité et fraîcheur. C’est décousu et charmant « .

Chloé des Lys

* Ressentiments distingués

Christophe Carlier

Phébus, 2017, 174 pages

Sur l’île, le facteur ne distribue plus de lettres d’amour. Mais des missives anonymes et malveillantes qui salissent les boîtes aux lettres.

Un corbeau avive les susceptibilités, fait grincer les armoires où l’on cache les secrets. Serait-ce Tommy, le benêt? Irène, la solitaire? Ou bien Adèle qui doûte tant les querelles? Ou encore Emilie, Marie-Lucie ou Félicien? Bien vite, les soupçons alimentent toutes les conversations. Et l’inquiétude s’accroit. Jusqu’où ira cet oiseau maléfique?

Avec L’Assassin à la pomme verte, Christophe Carlier avait séduit les amateurs de polars sophistiqués. Il nous offre ici une réjouissante histoire de rancoeurs, pleine de sel et vent.

* Retour aux muses!

Simon Baert

Chloé des Lys, 2016, 63 pages

Retour aux muses! Est une immersion poétique aux sources de l’inspiration, à l’essence même de ce qui pousse chacun à écrire.

L’auteur nous y conte ses muses, aux formes les plus diverses, sous les traits de femmes tour à tour divinatrices, sujets de fantasmes, amantes et faiblesses. Qu’elles soient mutines, coquines ou étouffantes, elles n’en restent pas moins indispensables.

Simon Baert est né le 12 septembre 1985 à La Garenne-Colombes.

Il est dessinateur de presse, poète, parolier, rédacteur, réalisateur de supports de communication, chroniqueur littéraire et de bande dessinée.

* La route des cendres, roman

Claude Donnay

M.E.O., 2019, 179 pages

Un matin de pluie, David ferme la porte de son pavillon de banlieue et, au lieu de prendre le RER vers le dépôt pharmaceutique où il travaille, se met en route, son sac bouclé sur le dos.

Quel lourd passé fuit-il, le regard rivé sur l’horizon? Pourquoi lui faut-il marcher vers le Nord, avec le vent et les mots de Kerouac dans la tête, et puis surtout ces images brûlantes de Serena pour lui mordre le ventre?…

Un peu de temps, juste un peu de temps, est-ce trop demander avant que la meute se lance sur sa piste?…

Claude Donnay est né à Ciney en 1958, l’année de l’Exposition universelle, mais il émigre vite à Dinant, dans la vallée mosane, avant de gagner à nouveau la captiale condruzienne où il enseigne.

En 1988, il fonde la revue Bleu d’Encre, qui paraît deux fois l’an aux solstices et, en 2010, Bleu d’Encre Editions pour faire connaître les poètes qu’il aime.

A ce jour, il a publié 17 recueils de poèmes et participé à plusieurs anthologies.

Il écrit aussi des nouvelles.

La route des cendres est son premier roman.

* Traverses

Cherche midi, 2017, 88 pages

La maison de douane désaffectée, où séjourne Jean-Claude Pirotte, est un lieu enchanté. En contrepoint de la magie du paysage, un désespoir s’insinue peu à peu dans les pages de ces Carnets tenus de juin 2010 à juin 2011. L’observation d’un pays aimé – la France -, avili par un certain Nicolas Sarkosy, mine l’écrivain. Alors que pour beaucoup le sarkozysme n’est qu’un épisode social et politique parmi d’autres, Jean-Claude Pirotte, jour après jour, l’associe à une perte irréversible de la dignité, qui prépare le terrain aux pires lendemains. La lecture de Déposition, journal écrit par léon Werth entre 1940 et 1944, lui inspire de troublants parallèles.

Visions graves ou notes plus légères, Traverses est un diamant noir, étincelant au travers des fêlures d’un monde de moins en moins respirable.

Jean-Claude Pirotte (1939-2014), peintre et écrivain, a reçu le prix Goncourt de la poésie et le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

* Un jour, nous parlerons la même langue – Construire en visage, une identité, une vie

Esma Kemik

Couleur Livres, rue André Masquelier, 4 à B-7000 Mons

2016, 156 pages presse@couleurlivres.be http://www.couleurlivres.be

C’est l’histoire d’une jeune femme atteinte d’un syndrome rare, le syndrome de Treacher Collins. Esma est née avec une malformation du visage. Son combat est de mettre fin à une guerre de tous les instants et de dire : “Oui, j’ai gagné”. Mais Esma est face à un combat dur, lourd et long. Elle tient son visage en main comme un poids, mais aussi comme une puissance. D’abord, les opérations et les douleurs, les peurs et le stress, puis le retour dans les chocs de la vie et toujours se relever. Elle s’est toujours sentie comme une personne étrangère. Esma Kemik a écrit durant cinq ans le long cheminement de son accès à la vie.

* La zone, un itinéraire en errance

Bernard Schürch

Rafael de Surtis, 7, rue Saint-Michel à F-81170 Cordes sur ciel, 2016, 51 pages

Les revues suivantes :

* A l’index – espace d’écrits –, n°31, septembre 2016

Jean-Claude TARDIF

11, rue de Stade

76133 Epouville revue.alindex@free.fr http://lelivreadire.blogspot.com

Dossier: Arpo – Tarn en poésie 2016

Poète invité: Jean-Louis Giovannoni

Jean-Lucien Aguié, Georges Cathalo, Lucien Enderli, Carmen Fuentes, Emmanuel Laugier, Bernard Noël, James Sacré, Jean-Claude Tardiff…

* Arpo, n°83, automne 2016

bulletin de liaison de l’association. Centre culturel JB Calvignac, 24, avenue Bouloc Torcatis à F-81400 Carmaux. http://www.arpo-poesie.org contact@arpo-poesie.org

* Art et poésie de Touraine, n°226, automne 2016 et 227, hiver 2016, 38 pages A4

revue trimestrielle

10, rue du Clos Prenier à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire

prix de la presse poétique 2007 de l’UPF

prix de la presse poétique 2008 de la SPF

Association fondée en 1955 nicole.lartigue@bbox.fr

(Nicole LARTIGUE)

* Bleu d’Encre, n°36, hiver 2016

clos des tanneurs, 2/33 à B-5590 Ciney c_donnay@live.be.

(Claude DONNAY)

Dossier Béatrice Bonhomme

* Le carnet et les instants n°193, janvier à mars 2017, 50 pages

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 Bruxelles http://le-carnet-et-les-instants.net carnet.instants@cfwb.be

(Laurent MOOSEN)

* Le Coin de table, n°67-68, décembre 2016

Société des Poètes Français

16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris ; lamaisondepoesie@gmail.com

(Sylvestre CLANCIER)

Hommage à Jacques Charpentreau

Sylvestre Clancier: La Maison de Poésie

Jean-Luc Moreau: Jalons

Hommage des revues

Témoignages:

* Marie Botturi: Jacques Charpentreau, le chant et l’amour

* Jeannine Burny: Charpentreau Jacques et Carême Maurice

* Jean Hautepierre: Ma rencontre avec Jacques Charpentreau

* Vital Heurtebize: Jacques Charpentreau, maître d’école et poète

* Mathilde Martineau: Portrait d’un poète en directeur de revue

* Jean-Pierre Rousseau: A l’ombre d’un grand homme

* Robert Vigneau: Un si profond silence

Jacques Charpentreau: Florilège

* Comme en poésie n°68, décembre 2016

Revue trimestrielle de poésie

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

0033558435422 / 0033670585607 j.lesieur@orange.fr http://perso.orange.fr/jean-pierre.lesieur

(Jean-Pierre LESIEUR)

* Eclats de rêves, n°60, 2ème semestre 2016

Le temps de rêver

14, rue de la Glacière à F-81600 Gaillac

20 pages A4

00335 63 57 58 79

(Martine OULES)

* L’écritoire de Bousserez, n°94, septembre 2016 np, A4

L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

91, rue de Bousserez à B-6769 Sommethonne irene.jacques@live.be

(Irène JACQUES)

* Handshake, n°94, 2016

5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead,

Warrington, Cheshire, WA2 0QG, England

(John F. HAINES)

* Inédit nouveau, n°281, octobre à décembre 2016 et 282, janvier à mars 2017

32 pages A4 ;

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 La Hulpe

0032 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

* Portique n°105, janvier à mars 2017, 52 pages

revue de création poétique, littéraire et artistique de l’Union des Poètes francophones

Mairie à F-84110 Puyméras http://portique.jimdo.com http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

* Rose des temps, n°26, septembre à décembre 2016

Revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français

12, rue Théophraste-Renaudot à F-75015 Paris

00331 73 74 58 40 parole.et.poesie@gmail.com

(Patrick PICORNOT)

* Spered Gouez, L’esprit sauvage ; n°22

Centre culturel Breton Egin Ti ar Vro,

6, place des Droits de l’homme à F-29270 Carbaix-Plouguer

sous la direction de Marie-Josée Christien

(Michel HELLEQUIN)

25ème anniversaire

Eloge de la frontière

Kush et le Cloud House de San Francisco

Michel Baglin, poète du chant des hommes et du réel

Clément Bénech, Lève-toi et charme, Flammarion ; (16€- 175 pages).

Chronique de Nadine Doyen

Clément Bénech, Lève-toi et charme, Flammarion ; (16€- 175 pages).

« Mettez un animal dans votre titre », conseillait Mohammed Aïssaoui dans un article du Figaro, ayant noté que bon nombre de romans contenaient dans leur titre un animal. Clément Bénech, lui, préfère accorder à son chat, Dino, un rôle essentiel, déterminant pour sa vie amoureuse.

Quant au titre, qui sonne comme un injonction, le narrateur en fait son viatique.

Mais qui va-t-il charmer ? A moins que ce ne soit lui qui succombe au charme des Allemandes ? L’une d’elle le séduira-t-il ? Beaucoup de surprises en réserve.

Le bandeau du livre laisse entrevoir des jambes au fort potentiel érotique.

On devine que l’auteur aime voyager, d’ailleurs il a inséré quelques photos dans ce roman à la veine autobiographique. Clément Bénech nous avait conduits en Slovénie dans son roman précédent, cette fois il nous embarque à Berlin, où son étudiant est censé achever sa thèse, sur les conseils de son professeur. La scène à l’aéroport, puis dans l’avion est d’un réalisme impressionnant, anxiogène même pour un lecteur qui a la phobie de l’avion.

On suit l’étudiant dans ses logements successifs, ses recherches à la bibliothèque. Il y croise un américain adepte de basket-ball comme lui et rejoint son équipe. Grâce à Gabriel, il s’approprie peu à peu la ville de Berlin, dont le nom serait lié « à un ourson, un Bärlin ». Il la traverse en tramway, en métro, longe la portion restante du mur. Il fréquente les bars alternatifs, où parfois évoluent d’étranges performers, pour le grand bonheur d’une faune de tricophiles. Il s’endort sur un banc dans le Tiergarden. Il explore des quartiers à la périphérie, dont le turc, les bas-fonds, se mêle aux touristes, enjambe la Spree, se hasarde sur l’île des Musées. Il tente de saisir la quintessence de la ville jusque dans les boîtes de nuit et même les cimetières. Mais s’intégrer s’avère difficile, « les Berlinois avaient tendance à rester Berlinois ».

Durant cet exil temporaire, le narrateur s’interroge sur l’impact de l’éloignement géographique dans une liaison amoureuse et sur le fait avéré que les plus connectés seraient les plus seuls. Craindrait-il de perdre Annabelle ou peut-il faire confiance à « ce capital » acquis entre eux ? Leur libertinage par webcam sera-t-il suffisant pour pimenter leurs échanges et combler l’absence physique ?

A Paris, il a laissé Annabelle mais pas Dino. N’est-ce pas ce félin casanier, «  rejeton de chartreux et d’angora », l’entregent qui permet à son maître de rencontrer Dora ? Rencontre fortuite, et voici ce French lover, piégé, taraudé par le désir impérieux de la revoir. Suspense. Sa mémoire aura-t-elle mémorisé l’ordre des pages du livre qu’il a cornées, correspondant au numéro de cette Berlinoise , excentrique et énigmatique ?

Va-t-il trahir celle qu’il est persuadé d’aimer ? Comment va-t-il gérer ce dilemme, d’autant qu’Annabelle doit venir lui rendre visite ? Et si les deux femmes venaient à se rencontrer ? Dora, qui ne le quitte plus, ne risque-t-elle pas de devenir un danger toxique ? Il s’interroge. Quel sentiment éprouve-t-il ? De l’amour ou de l’amitié ?

Cette jeune femme, au « sourire sardonique », aussi magnétique que la Hongroise qui séduit L’écrivain national de Serge Joncour, intrigue tout autant le lecteur que le narrateur qui va vite se retrouver sous son emprise.

On comprend vite pourquoi le narrateur la qualifie d’« invivable ». Son comportement surprend. Dora nous plonge dans le suspense quand elle entraîne l’étudiant français dans ses fantasmes. Pourquoi toutes ces acrobaties dans la salle de bain ? Et ce rituel des bougies, répond-t-il à un « rituel satanique » ?

La gifle inopinée marque la rupture. Incompréhension de l’étudiant, mais une révélation choc en fin de roman lève le secret sur la mère de Dora.

L’autre figure féminine est incarnée par Nadine, « une control freak », qui embauche l’étudiant dans sa start up, le déconcertant avec cette « smiley list » à lui restituer.

Le prénom du narrateur, Constant, cité une seule fois, serait-il à l’unisson de sa thèse soutenue avec succès ? A savoir que les technologies numériques « rapprochent ce qui est proche, et éloignent ce qui est lointain ». Y verrait-il le glas du lien social ?

L’originalité de ce roman réside dans les croquis, les photos de voyages (Egypte, Espagne) ou de Dora qui émaillent le récit.

Clément Bénech excelle dans l’art de la comparaison, se référant souvent à des animaux (Les grues, « dinosaures curieux »). L’auteur montre une prédilection pour les lieux désaffectés, voire oniriques, que ses protagonistes transgressent. Il mixe les langues sans retenue : l’anglais des consignes de sécurité dans l’avion, de Gabriel, le vocabulaire de businesswoman de Nadine (corporate, coworker, shift, benchmarking, corporate, task…), langage SMS (« j’ai hilaré »), expression latine (ad patres) et l’allemand. Il jongle avec les maladresses dues à un manque de maîtrise de la langue : confusion entre bungalow et lumbago, entre poisson et poinçon. Il saupoudre d’humour : « Je lâchais sa valise qui se mit automatiquement au garde-à-vous ».

Son écriture est très visuelle, aucun détail ne manque dans chaque description, que ce soient pour les tenues vestimentaires, les portraits de ses personnages ou le méticuleux inventaire des lieux : plan des pièces, agencement du mobilier. Certaines séquences font penser au style de Jean-Philippe Toussaint.

L’intrigue est basée sur le hasard des rencontres des protagonistes.

Clément Bénech signe un roman irrigué par son vécu, une parfaite connaissance de la ville de Berlin. Il se fait arpenteur de « la ville horizontale », mais nous offre aussi une vision panoramique, balayant l’architecture depuis le Mur aux châteaux d’eau reconvertis en résidence. Il glisse une réflexion sur l’urbanisme et les chantiers qui s’éternisent, comme à Barcelone. Il sait nous dépayser et nous embobiner. Quant à l’avenir du couple, il nous livre une fin ouverte : « Nous parlons de nous fiancer » et laisse le lecteur spéculer sur leurs projets.

Ce court roman possède le charme des rencontres inattendues et nous offre une balade insolite, hors des sentiers battus, à travers Berlin et sa périphérie.

©Nadine Doyen

Grains de fables de mon sablier de Jean-François Mathé, illustrations de Charlotte Berghman – Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, novembre 2014. 78 pages, 10 €.

index

  • Grains de fables de mon sablier de Jean-François Mathé, illustrations de Charlotte Berghman – Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, novembre 2014. 78 pages, 10 €.

Petit format à glisser dans la poche, beau papier, belles illustrations colorées et de la poésie tout plein, pour les enfants jusqu’à 103 ans.

En poésie, on voyagera, « Nos rêves sont les seuls voiliers/Que le tour du monde désire » on voguera sur le Nil, même si c’est « sur un lit, /Moitié face, moitié profil, /Bloqué par un torticolis. » On appréciera le petit déjeuner servi par l’hôtesse de l’air « Un croissant de lune/Dans un bol de thé. /Et si l’on est sage, /Avec notre thé/ On aura du lait, / mais juste un nuage. ».

On ne manquera pas de comprendre l’étonnement du chien à qui on ne donne jamais sa langue et

qui ne voudra pas avoir pour copain le rouge-gorge qui « n’aide à rien, il fait le beau/ Et quand je l’ignore, il babille. ».

Ces grains de fables s‘écoulent au fil des pages, tantôt moelleux, tantôt croquants, souvent drôles et portés par des courants d’air de joyeuse impertinence, car le vent ne renonce pas «  à enseigner la liberté/À tout ce que l’on tient en cage », mais également mêlés de quelques pointes de cruauté, quand par exemple sous la dent, le grain cachait un petit ami : trop tard on l’a avalé !

On croisera toute une faune d’animaux et d’humains, on se moquera bien volontiers du général vertical qui est mort alité, on aura un brin de tristesse pour le petit garçon qui ayant peur de perdre sa maman qui embrasse un nouveau papa, tandis qu’il tourne sur le manège, voudrait qu’elle ait Toujours à son bras/Un seul papa d’bois. D’ailleurs la jalousie est un vilain défaut et dans le poème en pot la victime n’a pas de pot. Et en parlant de pot, vous en apprendrez aussi sur le triste mariage de la poule au pot.

On saura de même qu’il ne faut même pas confier ses secrets à l’ombre, « Elle est l’intérieur d’une oreille » mais on pourra cependant déplorer qu’il soit encore question de découverte de l’Amérique avec Christophe Colomb, car qu’en pensent donc les « découverts » ? Alors que l’auteur ne manque pas de dire pourtant dans un autre poème, à propos d’un autre sujet, que « Tout ça c’est l’Histoire,/Ses sombres saisons, /Ses fers, ses prisons,/Ceux qui s’en font gloire. »

©Cathy Garcia

Jean-François Mathé

Jean-François Mathé

Jean-François Mathé est né dans l’Indre en 1950. Professeur agrégé de lettres modernes en lycée, il a partagé son temps entre la passion pour son métier, la passion de la poésie, celle du dessin d’humour et celle de la chanson. Marié, une fille et deux petites-filles. Il a pris sa retraite en 2010 et vit dans un village du Poitou. Il a reçu en 2013 le Grand Prix International de Poésie Guillevic-Ville de Saint-Malo pour l’ensemble de son œuvre.

 

 

05-05-2011 16;59;3132Charlotte Berghman a fait ses études à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, option illustration. Sa formation complétée d’un C.A.P lui permet d’enseigner l’art plastique. Actuellement, elle travaille comme animatrice artistique à mi-temps dans une maison de quartier. Elle reste ouverte à d’autres lieux comme maisons de jeunes, C.E.C,… Pour elle, l’illustration et l’animation sont intimement liées. On peut suivre son travail sur http://cha-berghman.blogspot.be/