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Nouveaux Délits

Nouveaux Délits, revue de poésie vive, libre et sans frontière, est née en juillet 2003, bimestrielle jusqu’en 2008, puis trimestrielle. Actuellement il en sort 3 numéros par an, janvier, avril et octobre. Entièrement conçue, réalisée et imprimée maison sur papier recyclé par Cathy Garcia, auteur et artiste, qui joue ici les femmes orchestre. Pour les traductions, parfois spécialement réalisées pour la revue, les textes sont également publiés dans leur langue d’origine. Illustrations originales d’un artiste dans chaque numéro. La revue a toujours eu, en plus de talentueux illustrateurs occasionnels, un « illustre illustrateur attitré », ce fut pendant longtemps Joaquim Hock, un artiste belge, http://joaquimhock.blogspot.fr/ et actuellement, c’est Jean-Louis Millet, dont la sensibilité s’exprime à travers de multiples talents et activités : http://www.zen-evasion.com/.

Blog de la revue : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

L’abonnement pour la France coûte 25 € pour 4 numéros ou 45 € pour 8. Pour les autres pays, tarif en fonction des coûts postaux.

Pour participer, envoyez des textes de préférence par mail, une dizaine pas plus, et surtout évitez les pavés par courrier, la meilleure façon de décourager l’unique femme à tout faire de cette revue… Par mail, vous aurez toujours une réponse, mais pas par courrier. Ne soyez pas déçus si vos textes ne sont pas retenus, il s’agit de choix subjectifs et non d’un jugement de valeur. Pensez aussi à lire la revue, au moins un numéro, ça vous permettra de savoir à quoi elle ressemble déjà et d’avoir une idée de l’esprit qui l’anime. Vous pouvez aussi, bien entendu, vous abonner, en demandant par mail un bulletin de complicité mais il n’y a pas de favoritisme pour les auteurs abonné : nouveauxdelits@orange.fr.

Quelques critiques :

Revue de poésie tenue par une seule âme, celle de Cathy Garcia, depuis quatre ans. Mais néanmoins, revue d’amitié internationale qui essaime. Les auteurs publiés à date proviennent de tous les horizons. (…) On peut lire que cette petite revue «…n’a pas vocation de plaire, mais plutôt de titiller, bousculer le sommeil ambiant, y compris celui des poètes… qui de marchés en salons, en oublient parfois de sentir les remous qui s’emparent de la poésie. Poésie comme parole qui témoigne. Poésie qui dégouline sur les murs, une éponge trop pleine entre deux poings trop serrés. Poésie qui se fait son, souffle, cri. (…) Il n’y a pas plus subjectif qu’une revue menée par une seule personne mais c’est ce qui lui donne sans doute sa particularité. Tous les auteurs publiés, écrit «la patronne», ont pour premier point commun de m’avoir troublée, titillée, bousculée d’une façon ou d’une autre. Et parce qu’il faut beaucoup de particularités pour faire un monde fertile (moi ici j’applaudis), j’encourage vivement chacune et chacun à profiter du printemps pour se lancer dans le semis de revues et la diffusion sporadique de la parole-témoin par tous les moyens possibles. J. Desmarais, poète et chroniqueur, Montréal, émission Train de nuit, mars 2007

(…) une poésie jamais éthérée et ornementale mais en prise directe avec les forces vives et souterraines de la vie qui se veut accessible à l’Autre. Une fraternité à fleur de peau à chaque page. Il faut remonter aux années soixante, au tout début, pour retrouver ce souffle vital d’une poésie à hauteur d’homme et de femme.Christian Saint-Paul, écrivain, Toulouse, Radio Occitania, janvier 2009

« Si elle ne paye pas de mine, grossièrement emmitouflée dans sa couverture kraft et imprimée sur papier recyclé, la revue Nouveaux délits mérite cependant un arrêt prolongé. Cathy Garcia en est la « femme orchestre ». Passionnée de poésie elle fabrique elle-même la revue, avec des moyens limités. Ce numéro 35 se veut « essentiellement féminin », non pour suivre le thème du « Printemps des Poètes  2010 » : « couleurs femmes », mais pour corriger un certain « déséquilibre » constaté : En poésie comme à la sécurité sociale, les femmes sont secondaires… » Cathy Garcia reconnaît d’emblée la subjectivité de son choix. Qu’elle se rassure, il est excellent. (…) Il n’y a pas, sans doute, d’écriture typiquement féminine, mais des sujets plus volontiers abordés par les femmes. Comme celui des « hommes », évidemment. Ainsi, Cathy Garcia se démarque-t-elle de cette incroyable façon / d’englober la femme / dans l’Homme / pour dire finalement / le manque d’humanité / alors moi femme / je te dis / si toi homme / tu es celui / qui sème sur tes pas / peur violence misère / injustice désespoir / alors je ne veux pas porter ton nom…Cathy Garcia possède aussi un indéniable talent d’illustratrice. Ses collages et dessins viennent s’insérer librement dans les textes de cette livraison. On pourra les savourer davantage, dans leur version couleur, sur le site de la revue mentionné ci-avant. » Alain Helissen, Revue Diérèse, déc. 2009

« Si elle instruit avec fougue et dévouement les dossiers de ces Nouveaux Délits,Cathy Garcia n’entend pas que le « poète de grande bourrasque », tel qu’elle-même se présente, cède le pas à l’animatrice. Simplement, la revue prolonge l’œuvre, y participe. « J’aime les mots, ces alcools que l’on découvre parfois au fond d’un placard oublié.». En conséquence de quoi, sont donnés à lire des auteurs rares ou méconnus, souvent en marge du centralisme hexagonal (…) Au final, tendant volontiers la main à l’expression minoritaire ou à celle de minorités, la revue ouvre sur un champ original de création (…) » Claude Vercey, poète et chroniqueur, I.D n° 222 : Alcools découverts au fond d’un placard, novembre 2009, revue Décharge.

« (…) Cette revue ouvre large ses portes aux poètes de tous horizons : Ferruccio Brugnaro (Italie), Frédéric Ohlen (Nouvelle-Calédonie), Saint-John Kauss (Haïti et U.S.A.), Jean-Marc Lafrenière (Québec) Yusuf Kadel (Ile Maurice), Lina Zeron (Mexique) et tant d’autres encore. Parole est également donnée aux jeunes poètes qui trouvent là un tremplin pour se faire connaître : Marlène Tissot, Nathalie Riera, Beb Kabahn, Thomas Vinau, Fabrice Marzuolo, Frédérique Mirande, … Ces Nouveaux délits en appellent d’autres pour étonner, surprendre et provoquer. » Georges Cathalo- février 2011, revue Texture

NOUVEAUX DÉLITS est régulièrement publiée par Cathy Garcia, qui est une poétesse que je considère comme l’une des plus grandes et lumineuses de notre époque. D’elle LE SCALP EN FEU sera amené à parler plus longuement dans quelque temps. Vient de paraître le n° 42 de sa revue (avril, mai, juin 2012) : on y lit l’aujourd’hui, l’urgence, le rire, les larmes, les charmes… Michel Host dans Le scalp en feu 1, mai 2012 http://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/le-scalp-en-feu/michel-host

La revue de Cathy Garcia se montre toujours riche. Trois choses, entre autres, à retenir. Un retour sur Fukushima, par Taro Aizu, en prolongement du dernier n°, avec une alternance de prose et de gogyohshi, strophes de cinq vers, sans contrainte, qui en l’occurrence reprennent d’une autre manière, épurée et condensée, ce qui a été dit dans le paragraphe précédent. Pour suivre, Jacques Coly, virevoltant et vibrionnant, avec ses listes longues comme le bras, à la Bernard Bretonnière, et ses textes improbables et espiègles. Enfin clin d’œil à notre récent Polder : Guillaume Decourt. Jacmo dans la rubrique Vrac sur le site de la revue Décharge, juillet 2012.

Nouveaux Délits, revue de poésie vive

Nouveaux Délits

Nouveaux Délits, revue de poésie vive, libre et sans frontière, née en 2003, bimestrielle jusqu’en 2008, puis trimestrielle. Actuellement il sort 3 numéros par an, janvier, avril et octobre. Entièrement conçue, réalisée et imprimée maison sur papier recyclé par Cathy Garcia, auteur et artiste, qui joue ici les femmes orchestre. Pour les traductions, les textes sont également publiés dans leur langue d’origine. Illustrations originales d’un artiste dans chaque numéro.

Blog : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

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Revue de poésie tenue par une seule âme, celle de Cathy Garcia, depuis quatre ans. Mais néanmoins, revue d’amitié internationale qui essaime. Les auteurs publiés à date proviennent de tous les horizons. (…) On peut lire que cette petite revue «…n’a pas vocation de plaire, mais plutôt de titiller, bousculer le sommeil ambiant, y compris celui des poètes… qui de marchés en salons, en oublient parfois de sentir les remous qui s’emparent de la poésie. Poésie comme parole qui témoigne. Poésie qui dégouline sur les murs, une éponge trop pleine entre deux poings trop serrés. Poésie qui se fait son, souffle, cri. (…) Il n’y a pas plus subjectif qu’une revue menée par une seule personne mais c’est ce qui lui donne sans doute sa particularité. Tous les auteurs publiés, écrit «la patronne», ont pour premier point commun de m’avoir troublée, titillée, bousculée d’une façon ou d’une autre. Et parce qu’il faut beaucoup de particularités pour faire un monde fertile (moi ici j’applaudis), j’encourage vivement chacune et chacun à profiter du printemps pour se lancer dans le semis de revues et la diffusion sporadique de la parole-témoin par tous les moyens possibles. J. Desmarais, poète et chroniqueur, Montréal, émission Train de nuit, mars 2007

(…) une poésie jamais éthérée et ornementale mais en prise directe avec les forces vives et souterraines de la vie qui se veut accessible à l’Autre. Une fraternité à fleur de peau à chaque page. Il faut remonter aux années soixante, au tout début, pour retrouver ce souffle vital d’une poésie à hauteur d’homme et de femme.Christian Saint-Paul, écrivain, Toulouse, Radio Occitania, janvier 2009

« Si elle ne paye pas de mine, grossièrement emmitouflée dans sa couverture kraft et imprimée sur papier recyclé, la revue Nouveaux délits mérite cependant un arrêt prolongé. Cathy Garcia en est la « femme orchestre ». Passionnée de poésie elle fabrique elle-même la revue, avec des moyens limités. Ce numéro 35 se veut « essentiellement féminin », non pour suivre le thème du « Printemps des Poètes  2010 » : « couleurs femmes », mais pour corriger un certain « déséquilibre » constaté : En poésie comme à la sécurité sociale, les femmes sont secondaires… » Cathy Garcia reconnaît d’emblée la subjectivité de son choix. Qu’elle se rassure, il est excellent. (…) Il n’y a pas, sans doute, d’écriture typiquement féminine, mais des sujets plus volontiers abordés par les femmes. Comme celui des « hommes », évidemment. Ainsi, Cathy Garcia se démarque-t-elle de cette incroyable façon / d’englober la femme / dans l’Homme / pour dire finalement / le manque d’humanité / alors moi femme / je te dis / si toi homme / tu es celui / qui sème sur tes pas / peur violence misère / injustice désespoir / alors je ne veux pas porter ton nom…Cathy Garcia possède aussi un indéniable talent d’illustratrice. Ses collages et dessins viennent s’insérer librement dans les textes de cette livraison. On pourra les savourer davantage, dans leur version couleur, sur le site de la revue mentionné ci-avant. » Alain Helissen, RevueDiérèse, déc. 2009

« Si elle instruit avec fougue et dévouement les dossiers de ces Nouveaux Délits,Cathy Garcia n’entend pas que le « poète de grande bourrasque », tel qu’elle-même se présente, cède le pas à l’animatrice. Simplement, la revue prolonge l’œuvre, y participe. « J’aime les mots, ces alcools que l’on découvre parfois au fond d’un placard oublié.». En conséquence de quoi, sont donnés à lire des auteurs rares ou méconnus, souvent en marge du centralisme hexagonal (…) Au final, tendant volontiers la main à l’expression minoritaire ou à celle de minorités, la revue ouvre sur un champ original de création (…) » Claude Vercey, poète et chroniqueur, I.D n° 222 : Alcools découverts au fond d’un placard, novembre 2009, revue Décharge.

« (…) Cette revue ouvre large ses portes aux poètes de tous horizons : Ferruccio Brugnaro (Italie), Frédéric Ohlen (Nouvelle-Calédonie), Saint-John Kauss (Haïti et U.S.A.), Jean-Marc Lafrenière (Québec) Yusuf Kadel (Ile Maurice), Lina Zeron (Mexique) et tant d’autres encore. Parole est également donnée aux jeunes poètes qui trouvent là un tremplin pour se faire connaître : Marlène Tissot, Nathalie Riera, Beb Kabahn, Thomas Vinau, Fabrice Marzuolo, Frédérique Mirande, … Ces Nouveaux délits en appellent d’autres pour étonner, surprendre et provoquer. » Georges Cathalo- février 2011, revue Texture

Gîtes de Julio Cortázar

Gîtes de Julio Cortázar, traduit de l’espagnol par Laure Bataillon. Gallimard, Collection L’imaginaire – 2012 – 280 pages – 9,50 €

Ce qu’il y a de fascinant dans les nouvelles de Cortázar, très représentatives de la riche littérature fantastique latino-américaine, c’est qu’elles partent quasi toujours du quotidien, de situations des plus banales, et puis, comme si la réalité commune n’était protégée que par un voile extrêmement ténu, soudain par une brèche, une faille, une déchirure, elle est envahie ou insidieusement pénétrée par d’autres réalités bien plus sombres et menaçantes, où évoluent des créatures dangereuses, effrayantes, ou pire encore. Elles montrent à quel point notre normalité, finalement, tient à peu de chose et qu’un rien peut nous faire basculer dans la folie, attiser nos pulsions les plus obscures, les plus animales, comme la statuette qui rend fou et sanguinaire dans L’idole des Cyclades et Les ménades, où un chef d’orchestre paye cher et probablement en chair, son moment de gloire, quand le concert classique se transforme en orgie carnassière, sous la conduite d’une femme vêtue de rouge. Le talent de Cortázar n’est plus à démontrer, et bien que les nouvelles de Gîtes, dont certaines figurent également dans d’autres recueils, commencent à dater -première parution chez Gallimard en 1968 – elles n’ont pas pris une ride. Elles se lisent avec toujours autant d’intérêt, de frissons et de plaisir. Une des plus notables, c’est sans doute N’accusez personne. Un homme enfile un pull, situation que nous avons tous connu, ça serre un peu, on se débat, on cherche la sortie, lui n’en ressortira pas vivant. Cette nouvelle, très simple en apparence est d’une efficacité redoutable. Dans le registre légèrement surréaliste, il y a encore Céphalée, où un couple d’éleveurs subit les symptômes de tous les terrains homéopathiques, sur fond d’élevage de bêtes étranges, fragiles et apparemment répugnantes, les mancuspies. Il y a cet homme dans Lettre à une amie en voyage qui vomit des petits lapins. Dans Maison occupée, un frère et une sœur vivent seuls dans une vaste demeure familiale, mais peu à peu sont obligés de se retrancher dans un espace de plus en plus restreint, jusqu’à devoir quitter la maison. Le talent de Cortázar est l’art de rendre palpables les tensions, sans besoin d’expliquer quoi que ce soit, souvent les situations virent à l’absurde, mais un absurde si noir qu’il est difficile d’en rire. Parfois, les nouvelles ressemblent à des souvenirs d’enfance, elles ont cette ambiance un peu douce et délavée, des anciens albums photos, et soudain transparait, sans crier gare, la cruauté. Pas mal de nouvelles se construisent aussi autour des rêves, des prémonitions, comme Récit sur un fond d’eau, Dîner d’amis ; de la perméabilité des frontières entre la vie et la mort, comme cet enfant qui pleure derrière La porte condamnée d’une chambre d’hôtel, scène qui pourrait tout à fait figurer dans un film fantastique japonais, et puis dans Le fleuve, une nouvelle particulièrement cynique autour du couple, ainsi que dans Autobus, où les deux mondes s’ interpénètrent le temps d’un parcours en autobus, au plus grand effroi de deux des passagers qui n’ont pas de bouquet de fleurs et ne descendent pas au cimetière. Cette nouvelle d’ailleurs fait penser à une autre excellente nouvelle qui se déroule dans un tramway, Les vautours, de l’auteur bolivien Oscar Cerruto dans Cercle de pénombre. Pour les aficionados de ce genre de littérature, on ne saurait trop conseiller entre autre l’anthologie Histoires étranges et fantastiques d’Amérique latine parue chez Métailié en 1997, où l’on peut retrouver deux nouvelles de Cortázar, N’accusez personne et Apocalypse du Solentiname. Un auteur à découvrir également, uruguayen, si ce n’est déjà fait : Horacio Quiroga, avec notamment ses Contes d’Amour, de folie et de mort.

◊Cathy Garcia

Julio Florencio Cortázar Descotte, né le 26 août 1914 à Ixelles (Belgique) est un écrivain argentin, auteur de romans et de nouvelles, établi en France en 1951 et naturalisé français en 1981. À sa naissance en 1914, son père travaille à la délégation commerciale de la mission diplomatique argentine à Bruxelles. La famille, issue d’un pays neutre dans le conflit qui commence, peut rejoindre l’Espagne en passant par la Suisse, et passe 18 mois à Barcelone. En 1918, la famille retourne en Argentine. Julio Cortázar passe le reste de son enfance à Buenos Aires, dans le quartier périphérique de Banfield, en compagnie de sa mère et de sa sœur unique, d’un an sa cadette. Le père abandonne la famille. L’enfant, fréquemment malade, lit des livres choisis par sa mère, dont les romans de Jules Verne. Après des études de lettres et philosophie, restées inachevées, à l’université de Buenos Aires, il enseigne dans différents établissements secondaires de province. En 1932, grâce à la lecture d’Opium de Jean Cocteau, il découvre le surréalisme. En 1938, il publie un recueil de poésies, renié plus tard, sous le pseudonyme de Julio Denis. En 1944, il devient professeur de littérature française à l’Université nationale de Cuyo, dans la province de Mendoza. En 1951, opposé au gouvernement de Perón, il émigre en France, où il vivra jusqu’à sa mort. Il travaille alors pour l’UNESCO en tant que traducteur. Il traduit en espagnol Defoe, Yourcenar, Poe. Alfred Jarry et Lautréamont sont d’autres influences décisives. Il s’intéresse ensuite aux droits de l’homme et à la gauche politique en Amérique latine, déclarant son soutien à la Révolution cubaine (tempéré par la suite : tout en maintenant son appui, il soutient le poète Heberto Padilla) et aux sandinistes du Nicaragua. Il participe aussi au tribunal Russell. La nature souvent contrainte de ses romans, comme Livre de Manuel, modelo para armar ou Marelle, conduit l’Oulipo à lui proposer de devenir membre du groupe. Écrivain engagé, il refuse, l’Oulipo étant un groupe sans démarche politique affirmée. Ses trois épouses successives sont Aurora Bernárdez, Ugné Karvelis (qui a traduit de l’espagnol quelques-uns de ses inédits) et l’écrivain Carol Dunlop. Naturalisé français par François Mitterrand en 1981 en même temps que Milan Kundera, il meurt le 12 février 1984 à Paris. Sa tombe au cimetière du Montparnasse est un lieu de culte pour des jeunes lecteurs, qui y déposent des dessins représentant un jeu de marelle, parfois un verre de vin. L’œuvre de Julio Cortázar se caractérise entre autres par l’expérimentation formelle, la grande proportion de nouvelles et la récurrence du fantastique et du surréalisme. Si son œuvre a souvent été comparée à celle de son compatriote Jorge Luis Borges, elle s’en distingue toutefois par une approche plus ludique et moins érudite de la littérature. Avec Rayuela (1963), Cortázar a par ailleurs écrit l’un des romans les plus commentés de la langue espagnole. Une grande partie de son œuvre a été traduite en français par Laure Guille-Bataillon, souvent en collaboration étroite avec l’auteur.


PUBLICATIONS :

•    Los Reyes (Les Rois), 1949
•    Bestiario, 1951
•    Final del Juego (Fin d’un jeu), 1956
•    Las armas secretas (Les Armes secrètes), 1959
•    Los premios (Les Gagnants), 1959
•    Historias de cronopios y de famas (Cronopes et Fameux), 1962
•    Rayuela, 1963 (Marelle)
•    Todos los fuegos el fuego (Tous les feux le feu, coll. L’Imaginaire, Gallimard), 1966
•    Les Discours du pince gueule, Michel Cassé, écrit directement en français, 1966
•    La vuelta al día en ochenta mundos (Le Tour du jour en 80 mondes), 1967
•    62, modelo para armar (62, maquette à monter), 1968
•    Buenos Aires, éditions Sudamericana, photographies d’Alicia D’Amico, 1968
•    Último round, 1969
•    Pameos y meopas, 1971
•    La prosa del Observatorio (Prose de l’Observatoire), 1972
•    Libro de Manuel (Livre de Manuel), 1973
•    Octaedro, 1974
•    Fantomas contra los vampiros multinacionales (Fantômas contre les vampires des multinationales), 1975 (Ed. La Différence, 1991)
•    Le bestiaire d’Aloys Zötl (1803-1887), Ed. Franco Maria Ricci, 1976
•    Alguien anda por ahí, 1977
•    Silvalande, avec le peintre Julio Silva, Le Dernier Terrain vague, 1977
•    Territorios, 1978
•    Tendre parcours…, sur des photos de Frédéric Barzilay, écrit directement en français, 1978
•    Un tal Lucas, 1979
•    Queremos tanto a Glenda, 1980
•    Deshoras, 1982
•    Nicaragua tan violentamente dulce, 1983
•    Los autonautas de la cosmopista, viaje attemporel París-Marsella (Les autonautes de la cosmoroute), 1983 (avec Carol Dunlop)
•    Nada a Pehuajo ; Adiós, Robinson, deux pièces de théâtre4, 1984
•    Alberto Martini, Ed. Franco Maria Ricci, 1984
•    Salvo el crepúsculo (Crépuscule d’automne), 1984 (José Corti, 2010)
•    El examen (L’Examen), 1985 (écrit en 1950)
•    Divertimento, 1986
•    Épreuves, 1991
•    Diario de Andrés Fava5 (Journal d’Andrés Fava), 1995
•    Adiós, Robinson, 1995
•    Cartas, 2000

◊Cathy Garcia

Le blog de Cathy Garcia
Le décompresseur, l’atelier de Cathy Garcia
Délit de poésie