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NATURE HUMAINE de SERGE JONCOUR Flammarion ; Rentrée littéraire – 19 août 2020 (398 pages- 21€)

Chronique de Nadine Doyen Nature humaine, parution le 19 août 2020, 21 €, 145 x 220, 416 pages NATURE HUMAINE de SERGE JONCOUR  Flammarion ; Rentrée littéraire – 19 août 2020 (398 pages- 21€) Un nouveau Joncour annoncé, en librairie on accourt, tant l’auteur nous a rendus addictifs à ses intrigues. NATURE HUMAINE,(1) ce titre gigogne, qui peut englober bien des sens/des possibilités, d’emblée interroge. C’est avec bonheur que l’on retrouve l’ADN de « l’écrivain national » ! Serge Joncour appartient à cette famille d’écrivains, dite « des transfuges », ces enfants de la campagne qui s’en sont éloignés mais en font leur terreau littéraire. Citons le roman solaire L’amour sans le faire, devenu le film « Revenir » sous la caméra de Jessica Palud qui met en scène le retour de Franck à la ferme familiale. Rappelons également que l’auteur a signé la préface de Petit paysan de Catherine Ecole-Boivin, qui rend hommage à cet homme, à rebours de la mondialisation, cultivant sa terre comme ses ancêtres, refusant de la tuer avec engrais, pesticides. Rien ne vaut la binette ou le fumier. …

Barnabé LAYE « Requiem pour un pays assassiné » éditions L’ Harmattan – 2012 – Collection – Poètes des cinq continents – 63 pages. Préface de F. Defontaine.

Barnabé LAYE « Requiem pour un pays assassiné » éditions L’ Harmattan – 2012 – Collection – Poètes des cinq continents – 63 pages. Préface de F. Defontaine. L’ouvrage de Barnabé LAYE « Requiem pour un pays assassiné » nous impose un temps de réflexion et de recueillement sur la fragilité de la nature humaine et son inconsistance. Si l’on donne ici la parole à un pays, en fait c’est bien de l’homme et de l’homme seul dont-il s’agit et qui soulève tant d’interrogations ! Barnabé LAYE appartient à ces poètes, ces griots ou dyâlis de l’immense terre africaine et qui porte toujours les cicatrices de l’origine, de sa lointaine et insondable histoire. Le poème liminaire n’est qu’un cri, il a valeur testamentaire ! « Ecrire Une dernière fois L’éclat de la blessure Lambeaux de honte et d’opprobre…/… » Dire une fois encore la profonde stigmatisation, la déchirure d’un pays écartelé, laminé, tant par les machinations et lobbys extérieurs que par les intrigues et corruptions intérieures. En homme sage, lucide et clairvoyant, le poète fait l’état des lieux, le constat révélateur et sans …

Anatomie de l’objet, Corine Chevarier ; Montréal : Les Herbes rouges, 2011

Anatomie de l’objet, Corine Chevarier ; Montréal : Les Herbes rouges, 2011 Corinne Chevarier est à la fois une comédienne Montréalaise reconnue et une poétesse aguerrie qui aime, comme elle se plait à le dire, « explorer l’intimité sous toutes ses formes ». C’est encore elle qui affirme : « j’aime explorer nos rapports avec l’inconscient, le fait de vieillir, la perte, le deuil, la féminité, tout ce qui se vit dans l’intimité ». Après Les recoins inquiets du corps et Dehors l’intime, ce recueil est son troisième publié aux Herbes rouges. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Anatomie de l’objet n’a rien d’un journal intime tant la poétesse prend soin de prendre ses distances avec… elle-même (s’en aller de soi pour être avec soi ?!) et le sujet traité pour nous livrer une parole poétique vivante, touchante, fragile et authentique. Çà parle aux arbres verse la tendresse au milieu des chats sous la galerie enfant aux rêves nourris de terre il arrive que ça porte sa robe de vacances sans le désir de frotter le corps avec une brosse d’acier qu’elle chante …