Tous les articles taggés : Michel Bénard

Monique W. Labidoire – Voyelles bleues, consonnes noires –Editions ALCYONE – Collection Surya –Illustration : Encre de Silviane Arabo – Neige – Format 14×21 – Nombre de pages 86.

Une chronique de Michel Bénard Monique W. Labidoire – Voyelles bleues, consonnes noires –Editions ALCYONE – Collection Surya –Illustration : Encre de Silviane Arabo – Neige –  Format 14×21 – Nombre de pages 86.  Ponctué d’espace et de silence, c’est pourtant une longue histoire d’amitié et de poésie – nos regards portant dans la même direction – qui me relie à Monique W. Labidoire et c’est avec forte émotion et bonheur que je découvre aujourd’hui « Voyelles bleues, consonnes noires », le dernier né d’une déjà longue lignée, qui s’est nourri de toutes les graines d’expérience des ouvrages précédents.  Les concessions ici ne sont pas de rigueur, car nous découvrons une poésie hors mode, à contre-courant qui n’a de cesse d’écarter les surplus et autres accessoires de la versification traditionnelle, afin de mieux retrouver la voie de l’émotion pure.  Chez Monique W. Labidoire nous croisons de rares et belles images touchées par la grâce de l’insolite et de l’inattendu. C’est une écriture d’orfèvre de haute lignée, le verbe est riche, nourri des plus subtiles nuances de l’interrogation, mais aussi …

Nicole Hardouin – « Lilith, l’amour d’une maudite. »

Une chronique de Michel Bénard Recension : Nicole Hardouin – « Lilith, l’amour d’une maudite. » Illustration Colette Klein « Magnétisme » Préface d’Alain Duault.Editions – Librairie-Galerie Racine-ParisFormat 21,5X13. Nombre de pages 75.I.S.B.N. : 978-2-243-04536-9  Sur l’ample voie poétique de Nicole Hardouin, cet ouvrage « Lilith, l’amour d’une maudite » dernier né d’une belle série m’apparaît tel un point d’orgue au cœur de l’œuvre de notre amie.   D’emblée, les nuances sont données, les couleurs sont choisies, ce seront celles d’une femme revendiquant à la face de « dieu » où plus précisément de son sujet Adam, son insoumission, sa liberté, son droit identitaire. C’est l’hymne d’une femme qui ne doit rien à personne. Son cœur, son corps lui appartiennent jusqu’au désir sublime de pouvoir exulter, jouir, quand et comme bon lui semble.   Lilith ou Nicole Hardouin, les deux fusionnent ne formant qu’une, le mythe, la poétique confortent la femme réelle, l’imaginaire se fond à la chair, le désir à l’amertume, le baume d’amour et les blessures des non-dits. De connotation sulfureuse le succube conduit à succomber. Mais notre poétesse ne « …/…caresse-t-elle pas la licence de tous les  …

Salvatore Gucciardo « Ombres et lumières » une clé initiatique.

Chronique de Michel Bénard Salvatore Gucciardo –  « Ombres et lumières. »Préface de Giovanni Dotoli.Illustrations Salvatore Gucciardo.Editions  L’HARMATTAN  « AGA » collection L’ORIZZONTE – Format 14×21.  Nombre de pages 113. Salvatore Gucciardo « Ombres et lumières » une clé initiatique. Le préfacier, maitre et professeur émérite Giovanni Dotoli, voit en cet ouvrage particulièrement remarquable du peintre et poète Salvatore Gucciardo, créateur aux multiples talents : « Une fenêtre ouverte sur l’origine », ce qui me fait immédiatement songer à ce tableau bien connu de Gaspard Friedrich, où l’on aperçoit une femme de dos dans l’encadrement d’une fenêtre et face à l’immensité inconnue d’un paysage romantique. A quoi songe cette femme, que cherche telle ? Une réponse sur l’absolu, une révélation sur l’origine ? Qui suis-je ?     Cette image symbolique correspond parfaitement au personnage de Salvatore Gucciardo que je connais depuis les balbutiements de notre intronisation dans le monde des arts et des lettres, c’est-à-dire plus d’un jubilé. Ce dernier recueil mixte, poésie, prose et graphisme se révèle être en quelque sorte l’aboutissement et la concrétisation du message transmis opiniâtrement toute une vie durant dans l’œuvre initiatique et ésotérique …

Un prix pour Girondine de Rome Deguergue

Le prix Michel-Ange 2019 du Cénacle européen francophone Poésie*Art* Lettres a été remis ce 8 juin 2019 à Rome DEGUERGUE pour son ouvrage Girondine, À la lisière de la proésie et du narratoème, publié par TRAVERSÉES L’ouvrage est toujours disponible en téléchargeant le bon de commande ci-joint ou en envoyant un courriel à : traversees@hotmail.com                             Cénacle Européen des Arts et des Lettres francophones.                                                   Prix Michel-Ange 2019.                                                       Rome Deguergue.                               « Poète, nouvelliste, essayiste, traductrice, critique. » Ce retour imprévu autant que non programmé de Rome Deguergue parmi nous pour cette remise du prix Michel-Ange 2019 est pour moi un bonheur que je ne saurais dissimuler au nom d’une déjà longue amitié et de souvenirs personnels et poétiques qui nous lient encore. Entre autres, un ouvrage à quatre mains et deux plumes « Androgyne » aux Editions des Poètes français. Durant une époque qui n’est pas si lointaine, Rome Deguergue était de l’autre coté du comptoir à nos cotés en tant que conseillère culturelle, aujourd’hui c’est la lauréate que nous accueillons parmi nous. Mon intention n’est pas d’abuser de la …

Nicole Portay Bezombes, Fileuse d’espoir, Editions Les Poètes français

                                            Une chronique de Michel Bénard Nicole Portay Bezombes, Fileuse d’espoir, ( Editions Les Poètes français –  Préface de Michel Bénard – Illustrations, Auguste Haessler – Format 15×21 – Nombre de pages 83 ) Et si la poésie était une question de survie, de salut, alors mieux vaudrait sous le sceau de la confiance emboîter le pas sécurisant de la « Matriarche ». La Fileuse d’espoir est en fait une semeuse qui patiemment en son jardin-refuge veille à la germination des graines sacrées. Si l’ombre est parfois présente dans cette œuvre, c’est pour mieux percevoir la lumière, la caresser et la déposer à sa juste place, là, précisément au centre du cœur et de l’esprit, jusqu’à l’enchâssement escompté. Nicole Portay avance en poésie dans une posture semblable à celle du pèlerin qui, de station en station, gravit les degrés de l’élévation. Ses vers sont assoiffés de liberté, sont ciselés, sont peaufinés, la qualité d’une écriture soignée est la meilleure garantie pour l’élévation et la compréhension de la poésie, cela notre poétesse l’a parfaitement compris. Bien loin …