Voici le N°101!

Abonnement:

  • Abonnement:  3 numéros : 30€  1 numéro : 15 €à verser au compte bancaire n° 088.2136790.69(CODE IBAN : BE71 0882 1367 9069 – CODE BIC : GKCCBEBB)de Traversées, Faubourg d’Arival, 43 à 6760 VIRTON (Belgique)
  • Pour la France, vous pouvez envoyer un chèque à l’adresse ci-dessus libellé au nom de Patrice Brenoou verser le montant de l’abonnement ou du numéro voulu au compte bancaire :IBAN : FR03 2004 1010 1010 2874 7F03 187 – BIC : PSSTFRPPNCY (Un relevé d’identité bancaire peut vous être envoyé sur simple demande)
  • Précisez le numéro à partir duquel l’abonnement doit prendre cours. Ne pas oublier la mention: « TRAVERSEES A PARTIR DU N°… »

Vous souhaitez envoyer vos manuscrits, textes, poèmes, nouvelles, chroniques, etc…?

Patrice BRENO
Revue Traversées
43, Faubourg d’Arival
6760 VIRTON (Belgique)
ou via mail : traversees@hotmail.com

Témoins de fortune, Gilles LADES

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

  • Témoins de fortune, Gilles LADES, L’arrière-pays.

« comme toujours la mort menace

tel le nœud coulant de l’éleveur sauvage »

41ème recueil de poésie de Gilles Lades depuis Lames de fond (1977) avec quelques titres évocateurs : Vers la source murée (1986), Le pays scellé (1998), De poussière et d’attente (2002), Le temps désuni (2005). Ce recueil se divise en deux parties : Perpétuelle fondation, Chemin à l’épreuve. Entre vie et mort, l’homme dissident, portant la marque d’une écorchure n’a pour seuls viatiques que le frémissement de tout et le souffle donné et se trouve face à un dilemme : l’exil ou la présence. De l’attente à la splendeur, du tranchant de lumière au glissement de l’ombre tout s’unit dans l’absence et se défait dans les bleus replis de l’inconnu :

« l’heure emporte avec elle

le miroir de tourbillons de vie

et la trace infinie de chacun »

Entre silence humilié et l’attente au milieu du vide, l’homme inassouvi d’espace (le poète) laisse aller son œil sur son propre destin, entre pas et regard. Entre la hâte du souffle et le déchirement salutaire de l’ascension, Gilles Lades crée son espace intérieur :

« nul ne se fuit

devant l’haleine de l’espace

le visage intérieur se redresse »

Ne reste alors plus qu’au poète, amoureux de la nature et des hommes, à suivre l’oiseau de la liberté ou à fonder le monde dans l’angle perpétuel.

Gérard PARIS