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Frédéric Vitoux de l’Académie française L’Express de Bénarès – A la recherche d’Henry J.- M. Levet, récit, Fayard

Chronique de Nadine Doyen  Frédéric Vitoux                                       de l’Académie française L’Express de Bénarès   A la recherche d’Henry J.- M. Levet                  récit, Fayard    Janvier 2018 ( 19 € – 2076 pages) Qui connaît de nos jours Henry J.-M. Levet,(1) l’auteur des Cartes postales, exotiques,« sonnets torrides » autour des voyages ? « Insaisissable » il reste pour Fédéric Vitoux qui, pourtant, a consacré deux années à retrouver ses traces. Quête qui l’a mené de Paris (Rue Lepic, Montmartre) à Vichy (août 2015), puis à Montbrison (sa ville natale), dans les bibliothèques et jusqu’aux archives des Messageries Maritimes à Marseille. Dans le premier chapitre intitulé « Un ami inoubliable », l’académicien explique sa rencontre foudroyante avec l’écriture de ce poète, à dix- sept ans. Les dix poèmes, regroupés à la fin de l’ouvrage, il les a appris par coeur au point de les « imprimer durablement dans la cire vierge de sa mémoire ». Grâce à la bibliothèque familiale débordant de milliers de livres, l’auteur a pu assouvir sa curiosité et se nourrir de classiques et de poésie. C’est dans une nouvelle édition de L’Anthologie de …

Leçons inaugurales du Collège de France Alain Macbanckou : Lettres noires : des ténèbres à la lumière

Chronique de Nadine Doyen Leçons inaugurales du Collège de France Alain Macbanckou : Lettres noires : des ténèbres à la lumière, Collège de France /Fayard, (75 pages – 10,20€) Le 17 mars 2016, Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006, avait fait converger au Collège de France (1) toute l’intelligentsia parisienne, ses collègues et les anonymes, dont ses fervents lecteurs, tous prêts à boire les paroles de cet écrivain prestigieux,  au parcours singulier. Mais qu’entend -t-on par leçon  inaugurale? Il s’agit du premier cours d’un professeur nouvellement nommé au cours duquel il présente ses objectifs. Pour Alain Mabanckou, occuper « la chaire annuelle de Création artistique 2015-2016 », est un moment solennel et historique, puisque ce poste était resté inoccupé depuis 2005 et en plus le confier à un écrivain était une première. Il ne cache pas sa joie, sa fierté de rejoindre cette institution, remerciant ceux qui l’ont élu pour leur « détermination à combattre l’obscurantisme et à convoquer la diversité de la connaissance ». Mais on devine l’angoisse d’Alain Mabanckou devant une telle lourde charge. « Cruelle responsabilité », confie-t-il. Avec humilité et …

Frédéric Vitoux, de l’Académie Française, Au rendez-vous des Mariniers ; Fayard (20, 00€ – 310 pages)

Chronique de Nadine Doyen Frédéric Vitoux, de l’Académie Française, Au rendez-vous des Mariniers ; Fayard (20, 00€ – 310 pages) Comme pour Grand hôtel Nelson, une photographie sert de déclencheur au récit. Ici, c’est le cliché de Louis Foucherand représentant le bistrot-restaurant du quai d’Anjou, un lieu qui n’habite plus les souvenirs d’enfance de Frédéric Vitoux, alors qu’il passa devant de multiples fois. A partir de cette photographie, exhumée par son épouse Nicole, à qui il dédie le roman, l’auteur remonte le temps et faire revivre Le Rendez-vous des Mariniers avec sa clientèle depuis son acquisition par la famille Lecomte en 1904, ses heures de gloire, de prospérité, puis avec ses deux successeurs jusqu’à sa fermeture en 1953. L’auteur nous livre une description très détaillée de ce bistrot où l’on mange sur le marbre nu, et où l’addition est présentée sur une ardoise, et insère des photos. Il rend compte de toutes ses innombrables recherches pour tenter de retrouver des descendants de ceux qui ont géré ce restaurant et également de ses lectures pour vérifier si …

Rentrée littéraire 2012—En retard sur la vie, Éric Paradisi

  En retard sur la vie, Éric Paradisi, Fayard (289 pages – 19€) Dans ce roman, Éric Paradisi se dévoile sous trois facettes : le romancier, l’acteur et l’amoureux. Il entrecroise son parcours littéraire, les tribulations d’ « amantcomplément » et d’intermittent qui ne sont pas sans influencer le cours de sa vie. Avec lucidité, recul, et une pointe d’auto dérision, Éric Paradisi nous livre une radioscopie de ses débuts d’écrivain, caressant le rêve d’être adapté à l’écran, mais conscient que pour la Pléiade , il doit encore faire ses preuves. Il égrène avec humour quelques souvenirs de salons littéraires, d’interviews. Il y participa avec la désagréable sensation d’ « être un animal exposé » comme au zoo. Il met en exergue le rôle de passeurs des libraires, soucieux de défendre la vitalité de la création, d’offrir de la diversité. Il témoigne sa reconnaissance à ceux qui rivalisent d’ingéniosité pour promouvoir leurs coups de cœur, Éric Paradisi ayant bénéficié de ce privilège. Une reconnaissance indispensable pour stimuler, et encourager à persévérer, tout comme les retours des lecteurs. L’auteur nous …