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PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017

Une chronique de Claude ALBARÈDE PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017 Philippe Mathy est un « veilleur d’instants ». C’est à dire un « capteur d’éternité », car chaque instant, chaque poème, chaque mot, qui par la magie du texte nous traversent, déposent en nous sa trace d’éternité. Voilà la fonction du poète, et Philippe Mathy la connaît bien, car il dirige la revue « Le Journal des Poètes » avec brio et ténacité. Enrichi de belles peintures de Pascale Nectoux, le texte se développe suivant plusieurs périodes. D’abord le désemparement, qui est une sorte d’angoisse métaphysique devant l’impuissance et l’inabouti : Dans mes yeux un nuage se penche se déchire. Une vague remue s’épuise Sur le tapis de l’herbe, je demeure assis, ne sachant comment survivre à mes rêves Puis, passés ces instants, le poème ouvre ses fenêtres sur le fleuve, l’appel du printemps sur la Loire riveraine, sorte de bain purificatif pour te laver du temps qui va. Car le poète s’accorde un dialogue avec lui-même, avec son âme …

La langue des signes, Gérard Bayo ; 76 pages ; éditions L’herbe qui tremble 2013

  La langue des signes, Gérard Bayo ; 76 pages ; éditions L’herbe qui tremble 2013 ; 14 euros. On connaît Gérard Bayo, « un poète pour demain », tel que l’entend l’intitulé de son avant-dernier ouvrage paru en été 2012, aux éditions En Forêt / Im Wald, portées avec une indéfectible amitié traversière en faveur de poètes de langues française et allemande, par ce cher compagnon de route disparu un an plus tard, en été 2013, Rüdiger Fischer, l’ami de l’ami en recherche pour trouver. Dans ce nouvel ouvrage paru à la Maison d’édition L’herbe qui tremble, créées en 2008, où les éditeurs s’attèlent « paisiblement à son enracinement dans le paysage éditorial francophone », où la part belle est faite à la poésie et où tout se fabrique avec cette délicate attention ; discrétion soulignée par la métaphore filée de « l’herbe fragile entre deux pavés, certains s’arrêteront pour la saluer tandis que d’autres passeront leur chemin », La langue des signes se décline sur une échelle du temps in fini, car permanent, immanent, telle la ronde des saisons. Le poète parfois résigné, parfois …