Tous les articles taggés : Éditions Héloïse d’Ormesson

Arnaud Guillon, En amoureux, Éditions Héloïse d’Ormesson, (172 pages – 17€), Mars 2017

Chronique de Nadine Doyen Arnaud Guillon, En amoureux, Éditions Héloïse d’Ormesson, (172 pages – 17€), Mars 2017 Le roman s’ouvre sur une fête organisée par un couple qui pend la crémaillère. Vont s’y croiser Nino, une jeune femme archéologue, céramologue et Paul, documentariste. Très vite, cette « liane brune » tombe sous le charme de Paul. Paul cherche à en savoir plus auprès de Félix : il apprend que « son couple bat de l’aile », qu’elle a un enfant. Serait-elle victime de la crise de la quarantaine ? On suit les rencontres clandestines, torrides de Ninon avec Paul. Un vrai cataclysme. On peut être perdu, le récit naviguant entre le présent et la liaison improbable et le passé qui par flashback remonte à la naissance de l’amour avec son mari Thaddée. On fait escales dans divers lieux : Porquerolles, la Provence, Paris , les Cyclades. Ninon, mue par le désir grandissant d’être avec Paul, lui suggère une escapade. C’est après des vacances en famille que Ninon prend la liberté de s’envoler avec Paul, « en amoureux », bien que ce dernier soit encore …

Émilie de Turckheim, Popcorn Melody, Éditions Héloïse d’Ormesson (208 pages – 18€)

Chronique de Nadine Doyen Émilie de Turckheim, Popcorn Melody, Éditions Héloïse d’Ormesson (208 pages – 18€) Trouver une citation d’Emily Dickinson en ouverture du roman au titre mélodieux, un vrai bonheur qui préfigure la rencontre avec son homonyme. Émilie de Turckheim nous embarque Outre-Atlantique, au plein cœur du désert, à la rencontre de Tom Elliott, gérant d’un supermarché, à l’enseigne du Bonheur. Pas facile de prospérer dans cette nature hostile qu’est le Pierrier, où « La poussière règne sans partage », impose « sa loi grise », où rien ne pousse, pas même une fleur. Toutefois, riche de l’enseignement de son instituteur Matt, et conforté par la conviction de son professeur Takemo pour qui « un certain manque est une bénédiction », Tom décida de fournir à ses clients la trinité suivante, de quoi « manger à sa faim, se laver, tuer les mouches », mais en rebelle, il refuse de vendre « la céréale bénie », « le divin maïs ». Va-t-il résister, vu que Shellawick se vide « comme un sablier qu’on renverse » ? Finira-t-il par « vendre des fleurs » ? (1) Mais qui n’a pas rêvé de venir …

Tatiana de Rosnay – Son carnet rouge -Éditions Héloïse d’Ormesson

Tatiana de Rosnay – Son carnet rouge –Éditions Héloïse d’Ormesson (192 pages- 17€) Serge Joncour a décrypté le sentiment amoureux dans Combien de fois je t’aime, Tatiana de Rosnay, avec Son carnet rouge nous livre le pendant, en onze nouvelles. Le genre de la nouvelle se prête bien à cette exploration , tant les rapports humains sont complexes et les cas d’infidélités si nombreux, faisant les choux gras de la presse people. Mais de la femme ou de l’homme, qui trompe le plus? Qui est le plus volage? Qui s’accorde une incartade passagère? Quelles sont les causes de ces dérives? Tatiana de Rosnay s’emploie à les autopsier. Ne risque-t-elle pas d’abattre/d’éradiquer les illusions de ceux qui veulent faire rimer amour avec toujours? D’autant qu’on lit en exergue que « les hommes ne sont jamais fidèles ». Qui blâmer? D’où vient le titre? Dans une interview, l’auteure a confié qu’elle- même découvrit un jour, consignées dans un carnet rouge, des révélations confondantes. La nouvelliste inventorie le grain de sable susceptible de faire tout basculer/vaciller: des cheveux, un message …