Tous les articles taggés : chloé des lys

Méandres/Salvatore Gucciardo ; préface de Joseph Bodson ; traduction italienne de Maria Teresa Epifani Furno ; illustrations de l’auteur ; Barry : Chloé des Lys, 2015

Chronique de Pierre SCHROVEN Méandres/Salvatore Gucciardo ; préface de Joseph Bodson ; traduction italienne de Maria Teresa Epifani Furno ; illustrations de l’auteur ;  Barry : Chloé des Lys, 2015 Rythmés par le souffle du cosmos, ces poèmes insolites voire mystérieux tentent de transmettre une vision lumineuse et joyeuse du monde ; mieux, ils fondent l’espoir dans le désespoir ambiant et mettent en joue une réalité dont le destin n’est écrit nulle part. Au détour de chaque page, Gucciardo se risque aux frontières de l’inconnu, dissipe les certitudes du quotidien, traque ce que la vie dissimule et considère celle-ci dans son infinité ; bref, il cherche à percevoir le chant originel de l’univers pour renouveler sa vision du monde et dépasser l’ombre d’une vie sans cœur. Méandres est une ode à la vie dans ce qu’elle a de merveilleux mais aussi de plus sauvage, mouvant et mystérieux …  » L’image se détacha du miroir pour se ficher sur la statue d’opale. La mémoire venait de s’emmurer dans la texture du songe. Le regard se figea sur la masse immobile. Le frisson retentit. …

Actu-tv, le blog parle du dernier numéro de Traversées

Actu-tv, le blog. Le dernier numéro de « Traversées » le 75, est intéressant à plusieurs titres. Un, parce qu’il est consacré en grande partie aux haikus avec des textes explicatifs très clairs de David Colling et Dominique Chipot, qui explique entre autres que « l’art du haiku est de figer l’instant en perpétuel mouvement afin de restituer en une fraction de seconde la sensation ressentie », une belle définition. Deux, car on y trouve des textes du boss de Chloe des Lys, Laurent Dumortier: « la grisaille, enveloppe tout, jusqu’aux dernières fleurs du jardin. » Et trois, parce que la revue annonce la création d’une nouvelle maison d’édition intitulée également « Traversées » avec la sortie d’un premier essai de Paul Mathieu : « Auteurs autour ». Explication: « une revue ne peut guère que travailler dans l’éphémère quand un livre s’inscrit davantage dans la durée ». © Bob Boutique

LES ENFANTS DU GRAND JARDIN de Carine-Laure DESGUIN

  LES ENFANTS DU GRAND JARDIN de Carine-Laure DESGUIN Chloé des Lys Les mots des fées  D’abord, ça raconte quoi, Les enfants du Grand Jardin ? Le narrateur s’appelle Vérone (« de nom et de prénom ») : c’est « un p’tit gars », haut comme un quart de guirlande de Noël et qui donc clignote. Il parle « la langue qui espère tout, celle qui chante et qui n’est pas de bois ». Il va raconter l’histoire de deux fées, Nicole et Marianne, qui « sont deux en une » et qui, elles, « clignotent tout le temps ». Elles vont « expliquer tout ce qu’ils doivent savoir de la terre et des étoiles et des autres planètes » à une trentaine d’enfants appelés, en général, les « têtes à trous » et, en particulier, de noms de villes : Bruxelles, Berlin, Venise… Elles vont expliquer en veillant à ne jamais affecter la capacité d’étonnement des enfants car « tout savoir est une erreur ou, pire encore, une faute ». Certaines têtes sont pour ainsi dire distraites et rêvent « de voltiger au-dessus des murs de briques dans l’urbain du quotidien des visages sans nom et …