7 janvier 2015

 

dans le gris d’une journée

qui ne dit pas son nom

la pluie s’obstine sur la vitre

soudain

les dieux sont devenus plus petits

encore plus petits

ne sont plus dieux

que pour pleurer

que pour chialer

misérables dieux à douze balles

réduits à la seule expression

des crapules percluses de peurs

perdues dans les sables

de l’ignorance

&

sur la vitre

la pluie s’obstine

– rien de plus

Paul Mathieu

Je suis la foule unanime et libre

index

Je suis la foule unanime et libre

exprimée dans le cadre noir

le sang versé du poème-étendard

Nous sommes Charlie

J’ai rempli mon cœur

par le sang versé du poème /

du poème sans peur

déplié par tous

déployé par tout /

pas plié pour la peine

Dé-poème

multiplié

pour cent

Je /

mille et un

Je

au-dessus du couvert /

par-dessus le tapis sanglant

de leurs anathèmes

Rien n’est joué au hasard

la haine

est l’antichambre d’un festin

où l’ignorance blasphème

les plus beaux credo les plus beaux destins

nos rêves nos idéaux

humains / trop humains

& nous ne plierons pas

sauf à plier le livre

à la pliure imaginaire

hors frontières

du poème-étendard

poème-Vie / poème pour la vie

PoéVie

Murielle Compère-Demarcy

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

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Aujourd’hui , plus qu’hier et moins que demain,

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

Contre l’obscurantisme et pour la liberté

A Paris comme à New-York des tours se sont abattues

Chaque mot, chaque dessin, chaque pensée

S’ils s’expriment au nom des valeurs humaines

Que chacun se doit de véhiculer

Qu’ils s’inscrivent à l’encre indélébile

Pour un monde juste, tolérant, pour nos enfants

Contre la barbarie à visage inhumain

Contre la violence

Contre l’absurdité

Contre l’usage que certains font de la religion…

Pour que la plume, le stylo, le crayon, les idées

Fassent la nique à la violence meurtrière

Encore et toujours

Et se moquent bien de ceux qui ont le cœur empli de haine

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

Aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain

Patrice Breno, le 8 janvier 2015