Tous les articles taggés : Arthur Dreyfus

Arthur Dreyfus, Sans Véronique, roman, nrf Gallimard (252 pages – 19,50€)

Chronique de Nadine Doyen Arthur Dreyfus, Sans Véronique, roman, nrf Gallimard (252 pages – 19,50€) Après La correspondance indiscrète échangée avec Dominique Fernandez, Arthur Dreyfus renoue avec le fait-divers, comme pour Belle famille. C’est en Tunisie que la tragédie se déroule, inspirée par l’attentat sur une plage de Sousse (juin 2015). En prologue, l’auteur nous indique les musiques dans lesquelles il a baigné pendant l’écriture de ce roman et suggère de le lire avec ce même fond sonore. Le titre, puis la première phrase : « La dernière fois qu’il l’a vue vivante… » préfigurent la défection, la morsure du manque. C’est alors que le narrateur, après un travelling sur les passagers du métro, braque sa caméra sur un couple amoureux, sur le point de se dire au revoir,de se séparer, chacun prenant une direction différente. Le lecteur sait donc qu’un destin funeste attend Véronique, mais pas son « homme ». Le style change, beaucoup de passages en italiques (dialogues), et la ponctuation est inhabituelle. Ces phrases interminables surprennent, toutefois le lecteur n’en ressent pas …

Arthur Dreyfus – Histoire de ma sexualité – roman -nrf – Gallimard —–une chronique de NADINE DOYEN

Arthur Dreyfus – Histoire de ma sexualité – roman  –nrf – Gallimard (21€ – 363 pages) Dans le chapitre d’ouverture, Arthur Dreyfus confie ses hésitations à aborder un sujet si intime, tout en restant pudique et les conseils de son éditeur. Il ne cache pas ses doutes, le moment de découragement où il faillit renoncer à ce projet. Arthur Dreyfus n’aura pas attendu, comme Dominique Noguez, d’avoir passé la cinquantaine pour faire son coming out. Si Dominique Noguez annonçait dès la première phrase qu’il allait « essayer de tout dire », la phrase qui retient l’attention dans ce roman est en fait la dernière, mise en exergue sur le bandeau : « J’ai voulu tout dire, pour qu’il ne reste que les secrets. » L’auteur prend soin de préciser que ce récit est un subtil mélange de vrai et de faux, afin de « protéger le vrai ». Contrairement à Alex Taylor dont le père accepta son orientation sexuelle, Arthur Dreyfus nous dévoile les obstacles auxquels il fut confronté. Pas facile de se documenter sous le manteau. Il recueille les mises en …