Flammes Vives, Association Littéraire et Artistique organise un concours de poésie.
Le règlement se télécharge ici
Vous trouverez toutes les informations complémentaires sur le site de l’association
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Lectures janvier 2015
www.patrick-joquel.com
poésie
Titre : Un grand militaire sur une pomme de terre
Auteur Jacqueline Held
Illustrations Matt Mahlen
Editeur : Gros Textes
Année de parution : 2014
Un petit livre coloré, joyeux, lumineux et grave. Ça se lit dès la Maternelle mais comme toute souris verte, ce n’est pas aussi simple, ni gratuit que cela. Ce qui est en jeu ici est multiple. La langue et ses pirouettes cacahuètes, l’engagement humain, le rire moqueur ; bref la liberté !
Les illustrations palpitent à la hauteur des mots, leurs donnent et la main et le regard ; un bel accord.
Ce livre est une mine d’idées, de réflexions et de rires pour tous ceux qui ont à partager l’enfance au quotidien, dans les écoles et ailleurs. Un livre pour tous ceux qui ne sont pas sérieux…
Un livre à ranger sur la même étagère que les Chantefables et chantefleurs de Desnos. Tiens on y retrouve déjà des livres de Jacqueline : Poiravechiche (Grasset) avec Claude, Chantebêtes (Jasmin)…
http://grostextes.over-blog.com/Patrick Joquel

Titre : Quotidiennes pour interroger
Auteur Georges Cathalo
Editeur : La Porte
Année de parution : 2014
Une nouvelle plaquette de la Porte. Petit tirage à 200 ex. La poésie c’est aussi cela, du minuscule, du confidentiel, du rare, du fort. La densité ici est présente. Cathalo interroge ce monde des bourses et de la puissance technique. Il questionne ce progrès qui oublie tant d’humains au bord de sa route, détruit des pans entiers de la planète.
Un questionnement qui résonne bien avec le prochain thème du printemps des poètes : l’insurrection poétique.
comment accepter
que les radars les plus puissants
détectent le moindre son
repèrent la moindre image
et qu’ils soient sourds et aveugles
puisqu’ils ne voient pas et n’entendent pas
ceux qui souffrent ?
romans

Titre : Du sable entre les doigts
Auteur Patrice Favaro
Editeur : le muscadier
Année de parution : 2013
Prix : €7.90
Amérique du Nord. La crise des subprimes. Au lieu d’être vue via le prisme de la presse et des reportages documentaires, c’est sous la plume d’un humaniste. Un récit serré. Comme une longue lettre. Un récit de voyage. Au sens asphalté du terme, entre deux villes. Aux différents sens de l’humain aussi : l’amour entre deux personnes ; le rêve d’une maison, vampirisé par la banque ; le quotidien d’un ado qui n’a rien demandé à personne et qui se retrouve confronté à l’impensable : l’abandon, le sans domicile fixe, une famille en lambeaux…
Une manière de sortir les mots de la télé pour leur donner chair et songe. Une manière de comprendre que les requins existent autour de nous. Une manière de grandir en homme responsable.
Cycle trois du primaire et collège (et au-delà bien sûr tant l’écriture de Favaro prend son lecteur et ne le lâche plus).
www.muscadier.fr

Titre : Des larmes sous la pluie
Auteur Rosa Montero
Editeur : Métailie
Année de parution : 2013
Prix : €21
Superbe roman de sf. On y croise des humains, des réplicants, des extra-terrestres… sur Terre. Une enquête policière pour trame. Une quête : vivre mieux, vivre plus ou simplement aimer. Une peur : mourir.
Un décor futuriste oui, mais des questions essentielles et intemporelles pour notre humanité. Qu’est-ce qui fait de nous des humains ?
http://editions-metailie.com/?s=rosa+montero
Titre : Les orphelins d’Amérique
Auteur Michel Piquemal
Editeur : Le Muscadier
Année de parution : 2013
Prix : €6.90
Trois courts récits mettent en scène trois vies. Trois garçons. Trois enfants des rues. Trois pays d’Amérique du Sud. Les mots qu’on lit dans la presse. Les statistiques… Voici un peu de chair pour leur donner une âme. C’est écrit en direct. C’est fort. Intense. Grave. Reflet de réalité. Histoire de ne rien oublier…
Un livre à dimension humaine, un livre sur les droits de l’enfant et de l’homme. Un livre à mettre dans tous les cdi de collèges, bien sûr.
© Patrick Joquel

Patrick Joquel
Penser à une soirée Poésie en appartement : veillée avec un poète…
30e Printemps de Durcet en avril, mais en amont les 26 et 27 février 2015 à Caligny (61) je rencontrerai cinq classes.
10 mars je suis à l’école de Coaraze (06)pour rencontrer trois classes
13 mars : Grimaud (83)pour une escapade littéraire à 18h30 ! Lecture au dé !
18 avril : Printemps des poètes à Breil sur Roya (06), signatures, lecture et atelier d’écriture.
30 mai: St Maximin la Sainte Baume (83) 3e festival Il est livre Max. Signatures avec le Bateau blanc.
3 juin : Signes médiathèque (83) Atelier d’écriture.
19 et 20 juin : Grimaud (83) 3e festival les remp’arts ; signatures et rencontres classes.
1 au 4 octobre : Mouans-Sartoux. Festival du livre. signatures avec Papiers Collés, l’Eau Vive et Soupe de l’espace. Rencontres classes.
> Patrick Joquel www.patrick-joquel.com
.
http://www.facebook.com/patrick.joquel
sur Radio Grand ciel.fr,
dans l’émission de Christophe Jubien » La route inconnue « ,
Diffusion mardi 14H30
Rediffusion dimanche 20H et sur le site bien sur
émission du mardi 20 janvier : je parle des haïkus d’eau de Paul Bergèse et de quotidiennes pour interroger de Georges Cathalo
site : radiograndciel.fr
Le septième jour est un récit étrange, envoûtant, d’un humour délicat qui joue avec l’absurde et d’une grande tristesse, qui fait le va et vient entre les souvenirs d’une vie dans l’ici-bas et la douceur et la fantaisie poétique d’un au-delà. Sous cette apparence inoffensive, c’est surtout une façon de pointer les inégalités et les problématiques de la société chinoise contemporaine. Un récit découpé en sept chapitres, du premier au septième jour après la mort du narrateur, ce qui rappelle forcément les sept étapes de la création du monde dans le mythe biblique, mais s’inspire aussi de croyances traditionnelles chinoises à propos des sept jours pendant lesquels, après sa mort, l’âme du défunt erre autour de sa maison avant de rejoindre sa sépulture.
Yang Fei, le narrateur, meurt à la suite d’une explosion accidentelle dans un restaurant. C’est alors que la morgue l’appelle pour lui dire qu’il est en retard pour son incinération et qu’il doit se dépêcher d’arriver. Ainsi débute son errance dans cette nouvelle dimension, de l’autre côté de la très fine membrane qui sépare le monde des morts de celui des vivants. Tout au long, il va se remémorer sa vie passée, mais aussi celle de ses proches et de personnes qu’il a croisées de son vivant. Il en retrouvera beaucoup en un lieu singulier, un lieu qui ressemble à l’idée qu’on pourrait se faire du paradis, mais qui est en fait le lieu où tous ceux qui n’ont pas de sépulture et ne peuvent donc pas être incinérés, se rassemblent. Il y a aussi tous ceux qui, à leur mort, étaient seuls au monde et qui comme Yang Fei, portent le deuil d’eux-mêmes. Dans cet entre-deux, certains sont encore dans l’attente et l’espoir d’avoir, comme les nantis, une sépulture et gagner ainsi le repos éternel, mais la plupart s’est fait à l’idée de rester là, parmi les arbres et les herbes.
« Ici errent de tous côtés des silhouettes sans sépulture. Ces formes qui ne peuvent trouver un lieu de repos ressemblent à des arbres en mouvement. Tantôt ce sont des arbres isolés, tantôt des pans de forêts. »
Car le monde des morts est organisé un peu de la même façon que celui des vivants, en différentes couches sociales, à la différence que le conflit n’y existe pas, tout y est doux, apaisé et chacun à sa place y accepte son sort. Repos éternel avec une surenchère dans les plus belles tenues funéraires, les plus belles urnes et les plus belles sépultures ou séjour sans finalité dans un entre-deux où la chair finit par se détacher et tout le monde se ressemble dans sa plus intime intimité : le squelette.
« Leur sourire ne se lit plus dans l’expression de leur visage, mais dans leurs orbites vides, parce que leur visage n’ont plus d’expression. »
Dans ce monde de l’entre-deux, le narrateur tente de retrouver son père, cheminot retraité, qui très malade avait quitté la maison sans prévenir, pour éviter de peser matériellement sur son fils, alors que la vie était déjà si difficile. Ce fils adoptif qu’il avait recueilli et sauvé alors qu’à peine né, Yang Fei venait de tomber sur une voie ferrée, via le trou des toilettes d’un train de passage. Ce récit est aussi une formidable histoire d’amour entre un père et un fils non unis par un lien de sang et de nombreux autres portraits de personnages bouleversants d’humanité et d’humilité aussi, dans une société qui entre communisme libéral et lambeaux d’une très ancienne Chine traditionnelle, supporte à son sommet un pouvoir brutal et écrasant.
« Je suis à la recherche de mon père, ici, parmi la foule des squelettes. J’éprouve un sentiment bizarre. Ici, il y a des traces de lui, je les sens même si elles sont aussi évanescentes que le cri de l’oie déjà enfuie, comme la sensation de la brise passant dans les cheveux. »
Le sentiment d’étrangeté qui découle de ce roman est en grande partie dû au contraste entre la douceur, la délicatesse, la très grande beauté du récit et la rudesse de cette réalité sociale dans laquelle il prend place. Une façon originale pour l’auteur d’en brosser le portrait.
©Cathy Garcia
Né en 1960 à Hangzhou (Zhejiang), Yu Hua a commencé à écrire en 1983. Il a reçu en 2008 le prix Courrier international du meilleur livre étranger pour Brothers. Son œuvre est disponible en France aux éditions Actes Sud, qui ont notamment publié Le Vendeur de sang (1997 ; Babel n° 748), Un amour classique (2000 ; Babel n° 955) et Vivre ! (Babel n° 880, adapté au cinéma par Zhang Yimou, Grand Prix du jury au Festival de Cannes 1994).
SOMMAIRE
Su la trista riviera d’Acheronte
Laïcité totale absolue sans concessions
L’alto profilo del Presidente della Repubblica Italiana
La vie de paroisse (la lutte finale)
THEATRE (à Lyon): Festival Régénération, Reza, Stavisky,Martinelli, Four, Kern, Rabeux,
Loison, Vercelletto, Bettencourt, Avoine/Vidal, Richardier, Collectif X,
Marcel Maréchal de Michel Pruner (L’Harmattan)
POESIE: Chaine, Thion, Finzi, Marie Dalle
ALFACENTAURO
ARTS: Borde, Gurrieri, Catalogue Peintures Françaises du Musée de Lyon
GAZZETTA PELORITANA : Pompeo Oliva e Il pappagallo di Flaubert di Julian Barnes (Einaudi)