50 ans de Poésie/Gallimard

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Événement
21 janvier à 19h

50 ans de Poésie/Gallimard

21 janvier à 19h au CNL

À l’occasion des 50 ans de la collection « Poésie/Gallimard » et de ses 70 ans, le Centre national du livre est heureux de vous inviter à trois rencontres et lectures exceptionnelles.

Le premier rendez-vous aura lieu au CNL le 21 janvier à 19h avec :

André Velter, directeur de la collection
et les poètes Zéno Bianu, Xavier Bordes, Jacques Darras et Abdellatif Laâbi
Rencontre animée par Jean-Claude Perrier.

Confirmez votre présence ici !

Au Centre national du livre
Hôtel d’Avejan
53, rue de Verneuil
75007 Paris

Réservez

La collection Poésie/Gallimard



En application du plan Vigipirate, nous vous prions de bien vouloir vous présenter à l’accueil au moins 15 minutes avant le début de la rencontre. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée. Veuillez aussi noter que les sacs de grande contenance et les valises (au-delà du gabarit « cabine ») sont strictement interdits dans l’enceinte de l’établissement.

Article original

Service de presse n°40

Traversées a reçu :
Les recueils suivants :

L’annonce faite à la femme suivi de Lettres à Ischah
Jean-Jacques Bailly, poésie ; éditions M.E.O., avenue Jeanne, 10 bte 5 à B-1050 Bruxelles ; http://meo-edition.eu ; meo.edition@gmail.com ; 2016, 174 pages.
Au-delà d’Hermès
Anélia Véléva, poésie ; illustrations de Kylian Valev ; éditions Gammagramme, 2015, 48 pages.
Cap bonne espérance
Joël Conte, poésie ; éditions Thierry Sajat, 5, rue des Fêtes à F-75019 Paris ; thierrysajat.editeur@orange.fr ; http://www.editionsthierrysajat.com ; 2014, 102 pages.
Ceux qui ne sont pas en mer
Fabien Sanchez ; nouvelles ; éditions La Dragonne, 3, rue Chanzy à F-54000 Nancy ; http://www.editionsladragonne.com ; 2009, 125 pages.
Dans ces nouvelles, un homme en proie à une indécision chronique, confronté à des problèmes de coupe, s’envole vers Barcelone pour tenter d’y refaire sa vie.
Un adolescent, en vacances quelques jours chez son oncle, qui vit entouré de quatre femmes, tombe amoureux de l’une d’elles.
Un enfant retrouve un ami dont le père, tout juste sorti de prison, est parti faire un braquage…
Fabien Sanchez signe ici un deuxième livre captivant, tout à la fois drôle et mélancolique, qui célèbre la nature, la sensualité, le royaume perdu de l’enfance.
Fabien Sanchez est né en 1972 à Montpellier, et vit à Paris.
D’un seul geste ; Trilogie, volume II
Claude Luezior ; poésie ; éditions L’Harmattant5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique à F-75005 Paris ; http://www.harmattan.fr ; harmattan1@wanadoo.fr ; 2015, 89 pages.
De ces mondes imprécis
Gabriel Eugène Kopp, poèmes musicaux ; éditions Flammes vives, 17, rue Georges Léger, Le Coudray à F-28130 Saint-Martin de Nigelles ;
contact@flammesvives.com ; http://www.flammesvives.com ; 2015, 80 pages.
Dilution
Mandin, éditions Lanore, 6, rue de Vaugirard à F-75006 Paris ; poésie ; préface de Bernadette Capelo-Pereira ; 2015, 155 pages
http://www.fernand-lanore.com ; contact@editionslanore.com
Encres sympathiques
Monique Thomassettie, poèmes ; éditions M.E.O. ; 2016, 56 pages.
L’exil et la présence
Michel Santune, 348, avenue des étudiants à F-8400 Orange ; santune.michel@neuf.fr ; poésie ; 2015, 34 pages.
Fragment ; Trilogie, volume I
Claude Luezior ; poésie ; éditions L’Harmattan ; 2015, 87 pages.
Hellade ; 2010-2013
Bernard Grasset ; éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2015, 120 pages.
Quel sens peut avoir aujourd’hui d’aller en Grèce, de séjourner à Athènes ?
Quel sens de s’y rendre avec un enfant, son enfant ? Récit de voyage écrit de 2010 à 2013, Hellade réveille de l’oubli les jours vécus en terre grecque au printemps 2005. Images, visages, mots, où s’enlacent mémoire personnelle et mémoire collective, interrogeant la possibilité de la transmission, d’une éthique humaine universelle, d’une sagesse apaisée. Ces pages, aux confins de la poésie et de la philosophie, tentent de donner une synthèse de l’antique culture grecque pour retrouver le cœur de notre culture et tracer la voie d’une modernité tout empreinte d’humanité. Alliant ainsi l’ancien et le moderne, la prose et le poème, exercice d’écriture et expérience d’aventure, le récit de voyage est récit de mémoire, récit de témoignage. Un homme, un enfant, recherchent la Toison d’or au secret du temps.
Docteur en philosophie, poète et traducteur, Bernard Grasset est originaire d’une Vendée des frontières. Aussi bien à travers ses essais, ses recueils que ses traductions poétiques, il s’attache à explorer les cultures fondatrices, les sources à la fois lointaines et proches, pour dégager, à travers un travail artisanal sur le langage et les éclairs d’une autre pensée, la voie d’une nouvelle modernité, d’un humanisme de l’intériorité.
Il y a
Jean-Claude Pirotte, poésie ; images de Didier Cros ; éditions Motus.
« Les 9
Jan Bardeau & compagnie
Textes : Jan Bardeau ; illustrations : Sébastien Russo ; éditions Walter Ruhlmann ; co-édité par Jan Bardeau, 14, rue Saumaise à F-21000 Dijon ; disharmonie@free.fr ; 2015, 40 pages.
Marcher joyeux
Alain Clastres ; poésie ; éditions Unicité, 3, sente des Vignes à F-91530 Saint-Chéron ; 2015, 117 pages.
Avec ce nouveau livre, l’auteur nous convie à une succession d’observations lentes et passagères, mais aussi comme à des traversées d’écriture qui rythment sa marche à travers les paysages qui ne forment qu’un chemin, celui d’un silence en apesanteur qui envahit tout peut-être, les arbres, la plaine, la terre, le ciel.
Instantanés de vents, de pluies, tout ici apparaît dans la perception d’une conscience qui regarde les choses telles qu’elles ont jusqu’au dépouillement de soi ? « Mais qui respire », s’interroge l’auteur en observant la présencequi est comme sa lumière en tout.
Ce livre, le lecteur s’en rendra compte, inspire une joie de ne rien être dans le courant d’une nature qui n’est autre que soi. Loin des chemins lyriques de la poésie, les mots ici agissent comme autant de catalyseurs qui nous relient au regard qui est non-pensée et émerveillement.
Mayotte-Marseille express
Fred Bonnet ; nouvelle ; éditions L’Harmattan ; 2011, 54 pages.
En novembre 2009, Fred Bonnet était à Marseille pour recevoir le Prix de l’insolite, au Festival mondial de l’image sous-marine, pour le film Sur les remparts d’Atlantis. Il nous rapporte de là-bas ce Mayotte-Marseille Express qui, avant de prendre forme en mots, vit le jour sous le pinceau amateur de l’auteur. Au-delà de l’expérience, une interrogation sur comment vivre l’art aujourd’hui.
Ex-chanteur des Dharma Bums, Fred Bonnet a beaucoup voyagé en Afrique australe avant de s’installer à Mayotte, en 2006. Avec son association (Eldorado 3), il travaille au développement et à la promotion de la jeune scène de « slam poésie » de l’île, au travers d’ateliers d’écriture et de différentes créations – CD des « Georges », film Sur les remparts d’Atlantis – et l’émission de radio libre « La 7e Vague ». Mayotte-Marseille Express est sa première nouvelle publiée.
Nahariat
Adjmaël Halidi ; et autres nouvelles des îles Comores ; éditions Komedit, BP 535 à Moroni, Comores ; 2011, 69 pages ; http://www.komedit.net
Odes ophelines et purpurines
Sélène Wolfgang ; poésie ; éditions Chloé des Lys ; 2013, 70 pages.
Passeport pour le Galawa – Bangwe comorien
Fred Bonnet ; roman ; éditions L’Harmattan ; collection Lettres de l’Océan Indien ; 2014, 76 pages.
Après Mayotte-Marseille Express, Fred Bonnet continue son exploration de l’archipel des Comores en s’intéressant cette fois à la Grande-Comores et à son célèbre Galawa, hôtel de luxe aujourd’hui rasé de la surface de l’île, mais encore présent dans toutes les mémoires et sujet de tous les « bangwe » (arbres à palabres) comoriens.
Pensée chemine
Tam Tam ; éditions Chloé des Lys, rue de Maulde, 26 à B-7534 Barry ; 2011, 37 pages.
chloe.deslys@scarlet.be ; http://www.editionschloedeslys.be
Récits et nouvelles
Ateliers d’écriture ; Bibliothèques de Schaerbeek ; Traverse asbl ; 2011, 245 pages.
http://www.traverse.be ; traverse@skynet.be
Ressac
Claude Donnay ; poésie ; éditions M.E.O. ; 2016, 55 pages.
Suivez mon regard ! Coups d’œil littéraires sur la Wallonie et son patrimoine
Sous la direction d’Armel Job et de Christian Libens
Institut du Patrimoine wallon ; Namur, 2011, 500 pages
Monuments, traditions, culture, sites ruraux et urbains : la maison Wallonie possède un considérable patrimoine, qu’il soit soigneusement rangé, entretenu, briqué dans la « belle place » ou qu’il meuble de son mieux notre quotidien. Cette bonne demeure s’honore tout autant du nombre remarquable d’écrivains et d’artistes qu’elle abrite et accueille.
Parmi eux, quarante auteurs et quarante illustrateurs se sont plu, l’espace d’un recueil, à exercer leurs talents sur les biens de famille. Chaque écrivain, épaulé d’un complice plasticien, a fait son choix dans le vaste fonds domestique et a laissé courir son imagination. Pas de traité d’archéologie, pas de guide touristique et surtout pas de plaidoyer nationaliste ! Quarante poèmes, fictions, évocations, en ricochet sur un fragment de Wallonie. Pour le plaisir !
« Suivez mon regard ! » nous disent les auteurs. Suivons-le à travers les cinq provinces, nous découvrions que le patrimoine n’est pas un bloc de granit figé dans le silence des siècles. Le patrimoine parle. Il ne radote pas, il dialogue avec nous et suscite sans cesse des rêves insolites, des idées nouvelles, de l’espoir pour les hommes d’aujourd’hui.
Tache d’encre et mauvaises paroles
Louis Lourme ; poésie ; 2013, 32 pages.
Le vin de la septième porte
Fernand Tomasi ; atelier Le Haut-Fer, 2011, 24 pages.

Les revues suivantes :

 
Les Amis de l’Ardenne
(n°47, mars 2015 : Pipes des Ardennes et d’ailleurs)
10, rue André Dhôtel à F-08130 Saint-Lambert-et-Mont-de-Jeux.
Tél. :+33(0)6 09 10 91 27
mondejeux@gmail.com
(Claude Carton)
Le bibliothécaire
(n°4/2015 ; octobre à décembre , 108 pages)
B-1470 Genappe
dagneau.michel@skynet.be
(Michel Dagneau)
Bleu d’Encre
n°34, hiver 2015, 58 pages ; Claude Donnay, rue d’Anseremme, 43 à B-5500 Dinant ; c_donnay@live.be.
Cabaret
(# 16, hiver 2015 : Les Bourguignonnes, avec Dominique Bazerolles, Anna Maria Celli, Sophie Desseigne, Marie-Françoise Ghesquier, Elsa Le Boudec, Chloé Malbranche, Muriel Sendelaire ; guest : Alain Kewes, Patrice Maltaverne ; chorégraphie : Will Steen).
31, rue Lamartine, F-71800 La Clayette.
revue-cabaret@laposte.net
(Alain Crozier)
Cahiers internationaux de symbolisme
N°134-135-136 (2013) ; 313 pages.
Le non-dit : textes réunis et édités par Catherine Gravet et Héliane Kohler
Ciéphum, Bibliothèque centrale de l’Umons, rue Bervoets, 2 à B-7000 Mons
ciephum@umons.ac.be
http://www.umons.ac.be
Chronique des musées gaumais
4ème trimestre 2015
Bulletin d’information trimestriel
Musées Gaumais asbl Société Royale – Virton – Montauban – Montquintin – Latour, 38-40, rue d’Arlon à B-6760 Virton
courrier@musees-gaumais.be
http://www.museesgaumais.be
(Didier CULOT)
Le Coin de table
n°65, janvier 2016 ; Jacques Charpentreau, Société des Poètes Français, 16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris ;
lamaisondepoesie@gmail.com
La poésie ? A quoi ça rime ?
La poésie des poètes : Daniel Ancelete ; Jean-François Blavin ; Jean-Pierre Boulic ; Chaunes ; Frédéric Farat ; Nicolas Gautherot ; Pierre Gourdé ; Jean Hautepierre ; Christian Laballery ; Gilbert Lazard ; Michel Angelbert Legendre ; Thomas Le Oareguer ; Jeanne Maillet ; Henri Manois ; Jean-Luc Moreau ; Jacques Morin ; Victor Ozbolt ; Robert Parron ; Jacques Réda ; Maelle Roussel ; Oscar Ruiz-Huidobro ; Nicolas Saeys ; Jean-Paul Savignac ; Roland Strauss ; Henry Suahamy ; Youri ; Marie Botturi ; Juliette Frigiotti ; Jean-Paul Mestas ; Pascal Payen-Appenzeller ; Andrée Roger ; Fabienne Smets ; Mireille Tenenbaum
Poèmes : Marie-Anne Bruch ; Henri Cachau ; Daniel Cuvilliez ; Louis Delorme ; Patrick Derouard ; Mario Di Valentin ; Dominique Gelpe ; Hélène Neveur ;
Sylvoisal : Lettre à un jeune poète qui n’a encore rien publié ; Mathilde Martineau : Soupir pour Un coup de dés ; Noël Prévost : André Gide et Francis Jammes. Deux hommes de lettres ; Jacques Charpentreau : Henri de Régnier, Poète à monocle ;
Chroniques : Y a-t-il encore un après à Saint-Germain-des-Prés ? Wilhelm de Kostrowitzky, prédécesseur de Guillaume Apollinaire. Silvius, Gazette rimée : Triolets de l’hiver ;
Poèmes ; études ; comptes rendus ; critiques ; critiques ; pages de garde.
Concerto pour marées et silence
Revue de poésie ; n°8 – 2015 ;
Coup de soleil
N°95, octobre 2015, 40 pages.
12, avenue de Trésum à F-74000 Annecy.
(Michel Dunand)
Debout les mots
N°58, septembre-octobre 2015
Périodique d’information trimestres de la Maison du Livre, rue de Rome, 28 à B-1060 Bruxelles
bibliotheque.1060@stgilles.irisnet.be
http://www.bibliothequedesaintgilles.wordpress.com
Eclats de rêves
Revue littéraire trimestrielle ; n°58 ; 2ème semestre 2015
Le temps de rêver, 14, rue de la Glacière à F-81600 Gaillac ; 20 pages A4
(Martine Oulès)
L’écritoire de Bousserez, np, A4
(n°91, décembre 2015)
L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…
Les phobies
91, rue de Bousserez à B-6769 Sommethonne
irene.jacques@live.be
(Irène Jacques)
Expressions – Les Adex
N°58, avril 2015 ; n°59, décembre 2015
30, rue René Delorme à F-60800 Rouville ;
info@lesadex.com
http://www.lesadex.com
Le Gletton
(n°477, 20 pages ; mensuel de la Gaume et d’autres collines)
28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois ;
micheldemoulin@yahoo.fr
(Michel Demoulin)
Littérales
N°12, 108 pages
64, boulevard Gambetta à F-29200 Brest;
litterales@numericable.fr
(Patrice Fath)
Portique
n°100, octobre à décembre 2015
revue de création poétique, littéraire et artistique de l’Union des Poètes francophones
Mairie à F-84110 Puyméras
http://portique.jimdo.com
http://poesievivante.canalblog.com
(Chris Bernard)
Reflets Wallonie-Bruxelles
n°46, octobre à décembre ; organe officiel de l’Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie ; Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à B-1180 Bruxelles ; articles et chroniques
joseph.bodson@skynet.be
http://www.areaw.org
(Joseph Bodson)
Rose des temps
Revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français
(sixième année, n°23, automne 2015 : Claude Roy ; Jean Malrieu ; Colette Laurent ; Johanne Hauber-Bieth ; Jean-François Blavin ; Marie Tissier ; Olivier Millot ; Michelle Caussat ; Eliane Biedermann ; Jean-Baptiste Besnard ; Laurent Zimmern ; Nicolas Saeys ; Louis Savary ; Dominique Corbillet ; Aumane Placide ; Maggy De Coster ; Raymond Rillot ; Oliver Swan ; Patrick Picornot ; Pantxo Arretz ; Jean Dif)
12, rue Théophraste-Renaudot à F-75015 Paris
parole.et.poesie@gmail.com
(Patrick Picornot)

EBAN – « Hommage 100 peintures. » Annie Roth éditeur. 3ème trimestre 2015. (28×23 – 103 pages)

Michel Bénard

EBAN – « Hommage 100 peintures. » Annie Roth éditeur. 3ème trimestre 2015. (28×23 – 103 pages)

EBAN hommage

« C’est l’enfance qui retient la mémoire de l’homme. » MB

EBAN est un artiste dont la démarche n’est en rien anodine. Elle plonge profondément ses racines dans l’humus de la mémoire, des sources originelles, étirant ses ramifications entre une Asie que l’on a quelque peu oubliée aujourd’hui et une vieille Europe qui parvient difficilement à protéger son identité face aux turbulences venues d’une mondialisation effrénée. Faut-il s’en réjouir ? Probablement pas, c’est pourquoi EBAN au travers des multiples facettes de son art poursuit son objectif d’éveilleur et d’humaniste C’est toute l’expérience et le parcours d’un jubilé créateur que nous propose EBAN. Son œuvre contient l’image d’une ancienne Indochine qui s’est déjà sublimée et qu’il effleure du bout du pinceau avec toutes les couleurs du ciel et de la terre déposées sur la palette. Depuis son enfance en terre vietnamienne jusqu’à l’aboutissement d’un principe et d’un art révélateur maîtrisé, socle sur lequel s’érige toute une vie.

« N’oublie pas d’où tu viens ! » (1)
EBAN 4
Une œuvre où il grave de la coulée d’un pinceau de soie les empreintes et les nuances de ses rêves. Le grand écrivain et prix Nobel, Gao Xingjian, ne dit-il pas : « Ton pays est dans ta mémoire, il est une source dans les ténèbres. »
En effet, EBAN est intimement convaincu que « La mémoire est source d’énergie » et que « Seule la mort peut l’envahir. » (2)
Ainsi son dernier ouvrage « Hommages 100 peintures. » est un engagement en ce sens, sorte d’hymne et appel aux racines. Une nécessité viscérale de faire ressurgir les souvenirs du passé, particulièrement ceux de l’enfance qui se déroule à l’ombre d’une grand-mère protectrice et bienveillante.
Les chemins de l’existence s’effacent peu à peu avec le temps, une vie c’est à la fois beaucoup et bien peu de choses et le meilleur moyen que possède EBAN pour pérenniser cette réalité du rêve et du temporel, est son extrême et sensible talent de peintre.
Une coulée d’encre canalisera sa colère, une goutte de couleur ouvrira son âme.

« Seule la colère silencieuse peut se déverser sur le papier blanc. » (3)

Son pèlerinage mémoriel, sorte de parcours informel commence à la pointe du pinceau, où l’enfance est là rassemblant ses songes aux lueurs d’un lampion en papier de riz, l’image d’une grand-mère tendre et attentive revient fidèlement. Mais avant de poursuivre le chemin un arrêt s’impose en mémoire et « Hommage » à cette femme pour en admirer le magnifique portrait annamite au regard profond et déterminé, visage que porte cette beauté patinée des êtres marqués par l’âpreté de la vie, visage aguerri à l’adversité, au charisme pénétrant et encore plus engagé, plus armé pour ce combat humain permanent. Ce n’est plus de la vie dont il s’agit, mais de survie ! Ainsi dans son sillage exemplaire nous pouvons poursuivre notre voyage.

EBAN hommages-100peintures-

Un village s’endort sous un ciel rose et pourpre, une branche de bambou ploie sous la caresse du vent. Le regard plonge sur les paysages flottants de la Chine. L’enfant est prêt pour un voyage sur la jonque au milieu de la baie de Ha Long.
Les géants minéraux et végétaux se découpent dans les brumes poétiques. Une barque de pêcheur glisse sur l’une des plus belles baies du monde. Quel artiste n’a pas rêvé de lui lancer un défit de la maîtriser sur le grain du papier à dessin ?
Da Nang apparaît soudain, puis Hué avec sa rivière aux parfums et sa pagode céleste. Ninh Binh est là, toute embellie de fleurs et de lotus, le ciel devient mauve, les images s’effacent.
Hanoï ouvre la porte de son Temple de la littérature où se consument les bâtonnets d’encens, de son palais d’été, la cathédrale a résisté au souffle de l’histoire, elle est toujours là.
Puis soudain se dessine la maison des origines, celle du peuple des Êdes où un regard et un sourire sont toujours présents en «  Hommage » à l’ainée bien aimée.
La route de Buon Ma Thuot est longue et variée, lac, bambous, pagodes oubliées, ciel tourmenté, plantations de café. Ho Chi Minh ville sera le terme de ce voyage au cœur des arbres centenaires et des marchés flottants de Can Tho.
A ce stade nous ne sommes pas dans l’illusion, mais dans les réalités d’une expérience raisonnée. Dans les nuances colorées et le graphisme d’un paysage se déroulent tous les souvenirs d’une vie.
Un signe, une tache, une ligne résument chaque élément du puzzle de l’existence. Ce sont des fragments de lumière qui s’ouvrent sur le monde. Le réveil d’une source endormie, l’envol d’oiseaux migrateurs s’orientant vers le Nord, un arbre qui s’enracine dans le passé.
Sous le pinceau d’EBAN les paysages livrent leurs essences, présentent toutes leurs densités.
Notre artiste force l’admiration par sa maîtrise graphique, l’encre, le pigment, la nuance, vont à l’essentiel. Des signes calligraphiques vibrent sur les clairs obscurs, la poésie résonne en complémentarité, sorte d’enchainement de l’impression à la narration esthétique.
L’œuvre toute épurée qu’elle soit résume l’acte créateur !

« Des pensées et des images qui ont traversé mes rêves…/… » (4)

« La peinture est rentrée au cœur de mon monde…/… » (5)

EBAN tente de restituer une vie à ses sujets, de les habiller d’une âme.
Peindre les paysages de son enfance d’une manière parfois abstraite est aussi une manière de cautériser ses blessures en mémoire de ce si beau pays qui a tant souffert par l’avide folie incontrôlée des hommes.
Mais pour EBAN la notion de beauté redevient vite une nécessité naturelle.
Quant à être artiste ou poète pour lui, c’est déjà revendiquer son besoin d’amour, d’humanisme et d’oser encore croire en l’homme, c’est tendre tout entier vers son devenir, loin des aveuglements de l’extrême, des fanatismes régressifs et des ignorances obscurantistes.
L’art est un long chemin de silence qui donne à l’homme les clés d’accès à sa métamorphose.

(1) Extrait de – Par Chemins – 2009.
(2 & 3) Extraits de – Hommage- 2015.
(4 & 5) Extraits de – Empreintes de rêves- 2008.

©Michel Bénard

 

Une Pomme d’ombre, Paul Mathieu, Éditions Rafaël De Surtis

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Sadou Czapka de la librairie Regain, à Reillane, présente un recueil de poésie : Une pomme d’ombre, de Paul Mathieu, Edition Rafaël De Surtis. Écoutez cette très belle évocation du livre de Paul Mathieu sur France Culture

Lire ou relire les chroniques de Paul Mathieu