Traversées a reçu

9/04/2013

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Celles d’avant, Corinne Hoex, poèmes, éditions Le Cormier, 2013, 53 pages.

    • Corinne Hoex pratique une poésie volontiers narrative, d’une trompeuse simplicité, qui privilégie une langue épurée où chaque lit, choisi avec une parfaite justesse, fait mouche dans la sensibilité du lecteur.

Tout en s’inscrivant dans la continuité de ses précédents recueils, Celles d’avant témoigne à la fois d’un approfondissement et d’un élargissement de sa palette. Dans ses romans (Le grand menu ; Ma robe n’est pas froissée ; Décidément je t’assassine), Corinne Hoex n’a cessé de se colleter avec la domination de la famille et plus particulièrement l’emprise de la figure maternelle. Ce thème est à nouveau au cœur du présent recueil, où il se teinte d’une coloration fantastique tout à fait nouvelle dans son œuvre. Les Celles d’avant du titre, ce sont d’inquiétants fantômes qui murmurent dans la nuit et s’invitent chez vous sans façon, c’est le poids obsédant de l’héritage des générations antérieures dont il est impossible de se défaire. Le tout traité avec une belle âpreté, entre humour noir et cauchemar fantastique.

« nous faisons comme chez nous

disent-elles

nous connaissons le chemin

elles se cognent au noir

leurs pas s’étouffent

dans le tapis

une ruine

la maison est une ruine

de haut en bas une ruine

de haut en bas démolie

elles cherchent une place chaude

et pleurent inconsolées

le plâtras se détache

voyez comme ça tient mal

voyez c’est une ruine

leurs ongles s’accorchent aux murs

et tirent

de haut en bas une ruine

elles sont en ton âge

chaque nuit en ton âge

une ruine

une pauvre ruine

leur voix monte

du fond d’un puits

nous connaissons le chemin

sans cesse elles te mangent

te grignotent te mangent

les cuisses les joues

la gorge

voyez comme ça tient mal »

  • Clairières, Jacques Canut, Carnets confidentiels – 39, janvier 2013, 23 pages.

  • Comme si dormir, Laurence Bouvet, poèmes, éditions Bruno Doucey, 80 pages.

    • Un jour, Laurence Bouvet m’a dit : « Ma mère est morte après avoir regardé à la télévision un feuilleton nommé La mort est un poème. Je connaissais depuis quelques années la poésie de cette auteure, psychologue de formation, dont l’écriture scrute l’intime. Mais c’est de cet échange que date véritablement notre rencontre. Comme si dormir n’évoque pas seulement les circonstances qui lient de façon troublante la mort de sa mère à la poésie. Dans ce long poème, où se mêlent le chagrin et l’humour, la déréliction et un travail sur la langue, Laurence s’adresse à celle qui n’est plus. Son chant suit les méandres d’un bouleversement intérieur, dessine le cadastre d’une présence perdue. Et retrouve, sous le chaos des émotions, la langue miraculeuse de l’enfance.

Bruno Doucey

  • Laurence Bouvet est née à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, en 1966. Psychologue clinicienne, elle considère qu’écrire est une façon de franchir le miroir des évidences. Poète de l’intime, elle explore les arcanes de l’âme humaine, taraudée par des interrogations qui traversent chacun de ses recueils. Après s’être intéressée à la solitude et à la folie de Camille Claudel, elle s’attache, avec Comme si dormir, à la disparition de sa mère

  • « C’est-à-dire que ton rire rit en moi

Que ta mort mord en moi

Qu’il est des moments où je voudrais t’imiter

Mais à moins de mourir chacune à mon tour

Celui-ci n’est pas joué

Déjà ton air roulant sur ma peau d’herbe et de vitre. »

  • Dissidences, recueil de poèmes (an 2011), préfacé par K.J. Djii, Les presses littéraires, collection L’aéro-page/La poésie contemporaine, recueil 2011, préfacé par Guy Thomas, collection Florilège.

  • Echos du temps à ma fenêtre, Gérard Faucheux, poèmes 1987-2012, Interventions à Haute Voix, 5, rue de Jouy à F-92370 Chaville, 2013, 88 pages.

    • Gérard Faucheux nous offre ici un recueil de poèmes qu’on pourrait qualifier d’impressionnistes. En touches vives, il dresse des tableaux de Bretagne, de l’île de Batz accompagnés de sensations furtives et de réflexions sur le temps qui passe. Ses textes poétiques révèlent une très grande sensibilité, à la fois au monde qui nous entoure et aux sentiments qui viennent du plus de nous-mêmes.

La sincérité de l’auteur ne peut que toucher le lecteur, en lui transmettant ses émotions. Chacun peut se retrouver dans ces témoignages, confidences chuchotées qui nous disent les moments de doute et de grisaille, ou d’autres mots nostalgiques :

« Et je pourrais ainsi à l’infini

écouter les bruits

les mouvements les voix

et le silence sur la page

qui accueille ces instants ensoleillés

d’un jour d’été paisible

s’il en fût ».

Les « Chants pour Elle », hommage à la mère disparue, sont particulièrement émouvants. Ainsi, ces Echos du temps à ma fenêtre nous renvoient à ceux de la vie qui s’écoule entre joies et tristesses, exprimant ce que la vie a de plus précieux pour chacun d’entre nous.

« Nous marchions dans les pas des chevaux

aujourd’hui nous ne laissons plus de traces

notre histoire devient virtuelle

des images perdues dans le cycle

des saisons nouvelles

Il me reste la nostalgie

de ce temps qui se perd dans la nuit d’un rêve

de lune

et d’un jeu de dominos

où les rires et les larmes guérissaient

tous les maux. »

Eliane Biedermann

  • Exordes, Raymond Calmettes, poèmes, Clapàs, collection Franche Lippée, 2013, 8p. ; 1,5€.

http://www.clapassos.com

  • Refaire sa vie ?, Jacques Canut, Carnets confidentiels – 38, janvier 2013, 23 pages.

  • Les songes de Rafael, Alice Machado, Lanore, rue de Vaugirard à F-75006 Paris, Alchimies poétiques, 2011, 91 pages.

    • Alice Machado est auteur de quatre romans et trois recueils de poésie, traduits à l’étranger, ainsi que de deux essais littéraires, l’un sur Gérard de Nerval et l’autre sur Baudelaire. Elle a fait partie des écrivains invités d’honneur du Salon du Livre de Paris. Elle participe à de nombreux festivals internationaux de poésie et plusieurs de ses textes sont parus dans des revues littéraires européennes. Son poème « Les Géants » extrait de son recueil Eclats figure dans l’Anthologie Parlementaire de Poésie publiée par l’Assemblée Nationale. Les songes de Rafael constituent son troisième recueil.

  • Sur parole, Fabrice Farre, poèmes, Clapàs, collection Franche Lippée, 2013, 8p. ; 1,5€.

http://www.clapassos.com

  • Survitudes, Stephen Blanchard, poèmes, préface de Michel Lagrange, Les presses littéraires, collection Florilège, 2010, 102 pages.

  • Une âme qui joue– Le cercle, Shizue Ogawa, poèmes traduit du japonais par Véronique Brindeau, Dessins de l’auteur, éditions Caractères, 2012, 113 pages.

  • Les voix du poème, Christian Poslaniec et Bruno Doucey, éditions Bruno Doucey, 2013, 186 pages.

  • Pour la troisième année consécutive, les éditions Bruno Doucey publient l’anthologie de référence du Printemps des Poètes. Le thème de cette 15ème édition ? Les voix du poème. Ainsi que l’explique Jean-Pierre Siméon, « dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. » L’anthologie que nous proposons prend en compte cette polyphonie vivante, jouant sur l’homophonie des termes voix et voie. Qu’ils proviennent du passé ou de la poésie contemporaine, de France ou d’ailleurs, les textes collectés rappellent que la voix intérieure du poète réponde aux voix du monde. Voix lactée, voix d’eau, voix publique, voix de passage ou voix sans issue, à claire voix, à double voix ou en voix de disparition, qu’importe les différences : pour les poètes, la voix est toujours libre !

77 poètes parmi lesquels Margaret Atwood, Jeanne Benameur, Claude Ber, Julien Blaine, Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, Charles Juliet, Yvon Le Men, Lorca, Serge Pey, Rimbaud, Ritsos, Verlaine, Matéi Visniec…

Bruno Doucey

Les revues suivantes :

  • Arpo n°75, automne 2012.

  • Arpon° 76, 20 p.A5

Bulletin de liaison de l’association

Centre culturel JB Calvignac,

24, av. Bouloc Torcatis à F-81400 Carmaux

www.arpo-poesie.org

contact@arpo-poesie.org

(Jean-Lucien AGUIE)

  • Le Bibliothécaire, 1er trimestre 2013, 68 pages A5

Bulletin trimestriel qui recense et commente les dernières

parutions

Association des Bibliothèques Belges d’Expression Française

rue de Bruxelles, 87 à B-1470 GENAPPE

dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)

  • Cabaret, #1, Printemps 2012, 22p. A6,

Huit femmes

  • Cabaret, #2, Eté 2012, 22p. A6, 31,

Les Belles Américaines

  • Cabaret, #3, Automne 2012, 22p. A6,

Le gang des Lyonnaises

  • Cabaret, #4, Hiver 2012, 22p. A6,

Samantha Berenson, Elise Berthelot, Gwennolée Carrel, Muriel Carrupt, Delphine Gest, Lune, Jany Pineau, Stéphanie Revy, Isabelle Rolin…

Guest : Bruno Tomera ; Christina Chevassieux…

  • Cabaret, #5, Printemps 2013, 22p. A6, 31, rue Lamartine à F-71800 La Clayette.

A l’ouest, l’Eden.

Guest : Paul Badin

(Alain Crozier)

www.alaincrozier.com/revue-cabaret

  • Le carnet et les instantsn° 175,

du 1er février au 31 mars 2013, 92p. 23 X 21

Dossier : Chanson ;

Portrait : Luc Dellisse

Mes éditeurs et moi : Vincent Engel

  • Le carnet et les instantsn° 176,

du 1er avril au 31 mai 2013, 132p. 23 X 21

Dossier : La nouvelle ;

Portrait : Marcel Detienne

Mes éditeurs et moi : Alain Berenboom ;

Hommage : Jean-Claude Pirotte

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

carnet.instants@cfwb.be

(Laurent MOOSEN)

  • Le coin de tablen°54, avril 2013, 128 pages A5

Plaidoyer pour les âmes du purgatoire

Poètes à retrouver

Jean de Sponde, Vincent Voiture, Marie-Antoinette Deshoulières, Claude Le Petit, Marceline Desbordes-Valmore, Louis Ménard, Louis Le Cardonnel, Jean Rictus, Maurice Magre, Luis Emié, Pius Servien, Jean Follain, Ilarie Voronca, Georges Cazenave, Patrice de La Tour du Pin, Lucien Becker, Robert Houdelot, Sabine Sicaud, Jean Malrieu, Pierre Emmanuel, André Henry, Louis Calaferte, Roger Kowalski…

16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris

http://www.lamaisondepoesie.fr

lamaisondepoesie@gmail.com

(Jacques CHARPENTREAU)

  • Coup de soleiln° 86, octobre 2012, 40 pages A5 ; Poésie et art, 7€.

Maison de la poésie, Passage de la Cathédrale

à F-74000 ANNECY – (Michel DUNAND)

  • Debout les motsn° 48, janvier à mars 2013, 6p. A3

  • Debout les motsn° 49, avril à juin 2013, 6p. A3

Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

info@lamaisondulivre.be

  • L’écritoire de Bousserezn°80, mars 2013, format A4

L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant

écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

Du miel et du fiel

(Irène JACQUES)

  • Expression / Les Adexn°51, mars 2013, 12 pages A4

30, rue René Delorme à F-60800 ROUVILLE

(Jean-Pierre HANNIET)

info@lesadex.com

  • Handshake n°85, A4 recto-verso, 2 pages; Irregular publication; The Newsletter of the Eight Hand Gang.

John F. Haines, 5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington, Cheshire, United Kingdom, WA2 0QG.

  • Les hommes sans épaulesn° 35, 1er semestre 2013

Cahiers littéraires – 282p.

Les porteurs de feu

Antoinette Jaume, Lorand Gaspar (présentation : Paul Farellier)

Les WAH

Marie-Josée Christien, Franck Balandier, Alain Piolot, Jean-Claude Tardif, Gwen Garnier-Duguy

Dossier

Poètes norvégiens contemporains – Poètes HSE à Oslo : Claude de Burine, Yves Boutroue

Une voix, une œuvre

Hubert Haddad, par Gérard Paris

Incises poétiques : poèmes de Jean Sénac…

Librairie-Galerie Racine, 23, rue Racine à F-75006 PARIS

lgr@wanadoo.fr

(Christophe DAUPHIN)

  • Interventions à Haute Voixn° 50, 4ème trimestre 2012, 104p.

Passages

M.J.C. de la Vallée – Maison pour Tous

47, rue de Stalingrad à F-92370 CHAVILLE

mjc_chav@club-internet.fr

(Gérard FAUCHEUX)

  • Lecture et tradition(nouvelle série) n°22, février 2013, 32p. ; A5.

Clotilde Clovis : Candide au pays d’Allah

  • Lecture et tradition(nouvelle série) n°23, mars 2013, 32p. ; A5.

BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

1793-2013 : 220ème anniversaire des guerres de Vendée

www.lecture-et-tradition.info ; sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Lectures françaises n°669, Mensuel, janvier 2013, 56 pages. Revue de la politique française.

François-Xavier d’Hautefeuille, BP1, 86190 Chiré-en-Montreuil, France. contact@chire.fr

  • Lectures françaises n°670, février 2013, 60 pages.

Quelles conséquences après la « manif » du 13 janvier ? Et si le gouvernement accélérait la descente aux enfers ?

  • Lectures françaises n°671, mars 2013, 60 pages.

Le Vatican se soumet-il à l’offensive mondialiste sur l’homosexualité ?; Hollande s’en va-t-en guerre (La guerre au Mali)…

  • Libellen°243, mars 2013,

6 p.A5/n° – Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

(Michel PRADES)

  • Microbe n°76, mars-avril 2013, 24 pages A6

La revue dont le credo – si elle en a un – est la petitesse.

+ Reprises de positions, Tom Nisse, mi(ni)crobe 39, 28 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

  • Plumes et pinceaux – Arts et poésien° 121, mars 2013, 44 p. A5

Rue du Temple 39 à B-7331 BAUDOUR

franz.nelly@skynet.be

(Nelly HOSTELAERT)

  • Poésie sur Seine n°81/82, mars 2013, 114p. A5

Revue trimestrielle d’actualité poétique

Jacqueline Persini-Panorias ; Théophile Gautier par Antoine de Matharel ; Le Club Poésie Jeunesse par Danièle Corre…

13, Place Charles de Gaulle à F-92210 SAINT-CLOUD

http://www.poesie-sur-seine.com

(Pascal DUPUY)

  • Reflets Wallonie-Bruxellesn° 35, 1er trimestre 2013, 75p.18X25

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

joseph.bodson@skynet.be

(Joseph BODSON)

  • Rose des tempsn°12, revue de l’association Parole & Poésie, Hiver 2013, 32 pages, 5€.

7, villa Frédéric-Mistral à F-75015 PARIS

parole.et.poesie@gmail.com – (Patrick PICORNOT)

Henry Bauchau ; Jean-Paul de Dadelsen ; Claude Prouvost ; Colette Laurent ; Jean-Daniel Girard ; Patrick Picornot ; Magggy De Coster ; Yves Letourneur ; Michelle Caussat ; Marie Tissier ; Olivier Millot ; Hugues Eta ; Aumane Placide ; Louis Savary ; Gérard Paris ; Florence Regnard.

  • Soleils & Cendren° 105, décembre 2012, 36p. A5

Ténuité du fil

 

  • Soleils & Cendre n° 106, février 2013, 36p. A5

Rue H. Daumier à F-84500 BOLLENE

solicend@orange.fr(Isabelle DUCASTAING)

André Ughetto ; Michèle Ourmières ; Danielle Fourment

  • Traces n°176, janvier 2013, 80 pages A5. Cahiers de Lettres et d’Art. 50 ans de poésie. Merci et bravo à Michel-François Lavaur, « ce travailleur infatigable qui, de son ‘lavauratoire’ ayant ses antennes dans la francophonie, a réussi à faire, d’une revue artisanale, un document essentiel et un témoignage sans égal pour qui veut et voudra connaître ce que fut en France, et en particulier dans l’Ouest, au cours de ces cinquante dernières années, une vie au service de la Poésie. »

Michel-François Lavaur, 2, Sanguèze, 44330 Le Pallet, France.

Traversées a reçu les recueils suivants

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Au rythme d’un équilibre ou Ma force onirique, Monique THOMASSETTIE, poèmes et reproductions de tableaux, éditions M.E.O., 1050 Bruxelles, 2013, 102 p. dont 12 en couleurs, 17€.

  • « Le dénominateur commun

de sa réalité et de son rêve,

c’est sa vérité

évolutive »

Recueil de poèmes en quatre chapitres : Quelle obscure vision requiert ma voix claire ? ; Plus d’un tour dans son cube ; Quelle question vaudrait son pesant de réponse ? et La résurrection sera rythme.

Quatorze œuvres plastiques de l’auteur le jalonnent.

Symbolistes, l’écrit et le peint ou dessiné expriment la même quête.

Écrivain et peintre, Monique Thomassettie est l’auteur de plus de quarante ouvrages (poésie, contes et nouvelles, roman, théâtre), dans lesquels elle « vivifie mythes et symboles en les varian, en les mouvementant ». Certaines de ses œuvres ont été traduites en bosniaque, croate et anglais.

« Her poetry is unusual in several ways: in its imaginary, its pictorial qualities, as well as in its deep sense od the sacred. Humorous touches are present as well… » Renée Linkhorn and Judy Cochran, Belgian Woman Poets, An Anthology, Peter Lang, New York, 2000.

« Monique Thomassettie élabore une des œuvres les plus singulières de notre époque, aux confluents de la poésie, du conte, du récit intérieur et du théâtre, marqué par une spiritualité proche de la mystique, indépendante des dogmes, confrontant avec les sources religieuses une symbolique personnelle profondément vécue » Gilpro, CritiquesLibres.com

  • Conjurations de la mélancolie, Joseph BODSON, Parole, Le Non-Dit asbl, 2012.

  • Inutile, Mandin, poèmes, éditions Lanore, Françoic-Xavier Sorlot éditeur, 6, rue de Vaugirard, 75006 Paris, 2012.

  • Ce quatrième recueil de Mandin offre une perspective différente, bien qu’on reconnaisse cette écriture toujours aussi plastique – rare dans la poésie contemporaine. Si l’influence japonaise est présente, c’est sans doute parce que cette civilisation dans son essence porte beaucoup moins ce dessin de l’utile que la société occidentale, c’est surtout parce que le poète de « l’inutile » s’inscrit dans la recherche continue d’un sens qui s’élabore avec la rencontre anodine, l’importance de verbes récurrents – « savoir », « exister », « devenir » ou « dire » – , une ligne centrale où l’on retrouve l’humour, la dérision, la phrase lapidaire, l’interrogation de tout l’être et de ce qui l’environne, comme cette nature beaucoup plus présente que dans les recueils précédents. « Laisse l’inutile guider tes choix », écrit le poète ; ce qui pourrait s’apparenter à un paradoxe devient cependant une sorte de viatique, souvent soutenu par l’injonction, une façon de retrouver l’essentiel, la langue du visuel, du silence, du non-dit, non pas contre l’utile, mais parce que ce dernier risque de nous priver de cette incertitude qui fonde une approche singulière. Ainsi la parole et la forme visent à retrouver, sans hermétisme, « cette émotion appelée poésie si chère à Reverdy.

Claude Tuyeras, Professeur de lettres

  • Ne tue pas la mésange bleue, Nicole PIQUET-LEGALL, prix de poésie 2012 Yolaine & Stephen Blanchard, Les presses littéraires, collection Florilège, 2012.

  • Sculptant ses mots au scalpel de l’introversion, l’auteure a continué d’explorer « les strates de détresse dans les dédales du deuil et son déluge de maux… », sans craindre « l’immodération ».

Pour mieux exprimer « l’inacceptable disparition, l’accablante épreuve », elle décrit les lancinantes blessures du corps crucifié dans la désespérance, jusqu’à « l’aliénance ».

Cependant, le constat s’impose, irréversible : « la mort ne se partage pas ». « Toute crainte apaisée dans l’échappée des regrets, il faut guetter les prochains réveils, la sagesse d’une nouvelle ère… » qui libérera enfin l’envol créateur.

Alors, soyons à l’écoute de ce cri frémissant telle une supplique : « Ne tue pas la mésange bleue et chante encore la vie » !

Yolaine et Stephen Blanchard

  • Nœud noué par personne, Serge NUNEZ TOLIN, Rougerie, 60p. ; 2012 ; 11€.

  • La pierre s’ouvre, libère le replié, Monique THOMASSETTIE, mélange poésie/prose et reproduction de tableaux, éditions M.E.O., 7 janvier 2013, 162p. ; 18€.

  • « Si tu rates un véhicule,

tu en prendras un autre

Tu ne rates pas :

tu échoues

Tu échoues en un autre temps

Dans l’heure

où se poursuivra

ton chemin »

Les textes (poèmes et proses) et les œuvres plastiques (9) composant ce « mélange » témoignent d’une incessante méditation sur le dépassement de l’être.

Écrivain et peintre, Monique Thomassettie est l’auteur de plus de quarante ouvrages (poésie, contes et nouvelles, roman, théâtre), dans lesquels elle « vivifie mythes et symboles en les variant, en les mouvementant ». Certaines de ses œuvres ont été traduites en bosniaque, croate et anglais.

  • Sublimisme balkanique – Tome 1 – Poètes de Croatie, anthologie poétique traduite du croate par Tomislav DRETAR et Gérard ADAM ; choix de Tomislav DRETAR, éditions M.E.O., 7 janvier 2013, 200p. ; 16€.

  • « Dès que j’ai commencé à écrire de la poésie, je me suis interrogé sur sa nature. Les conceptions traditionnelles me laissant insatisfait, j’ai peu à peu développé ce que j’ai appelé « sublimisme ». Le sublimisme n’est pas un programme poétique. Il n’est pas une école d’écriture. Je le considère comme une philosophie de la poésie. Il est pour moi une rencontre, une action commune d’interprétation et de production des œuvres. Il me porte vers une conception de la création poétique où, pour le poème, le mot était au début, comme Dieu pour le monde… Ainsi les poètes créent-ils une nouvelle homériade où, contrairement à l’antique, le mot est au même moment porteur du rôle principal et du dieu qui l’actionne. L’être humain devient homme par l’action du mot qui va le promouvoir en être créatif. Et les poètes élus deviennent de nouveaux rhapsodes, qui propagent une nouvelle histoire de ce monde.

Marqué par mes propres expériences de guerre et de paix, je me suis senti particulièrement concerné par le fait de montrer comment les poètes slaves du Sud ont réagi sur la récente période de guerre. Les poètes qui répondent à ma définition du sublimisme balkanique, s’ils ont subi la guerre et son choc post-traumatique, ne sont pas tombés dans un état de haine ou de vengeance. Au contraire, ils sont parvenus à sublimer dans la poésie et par la poésie ce qui a traumatisé leur chair ou leur imaginaire, créant un être esthétique, le Beau, complètement ouvert au monde.

Dans ce premier opus, je présente une sélection de dix poètes de Croatie, bien conscient des limites et de la subjectivité de ce choix. Il sera suivi de deux autres, consacrés à des poètes de Bosnie-Herzégovine et de Serbie. En cette année où la Croatie rejoint l’Union européenne, ouvrant la voie aux autres nations slaves du Sud, j’ai la faiblesse d’espérer que ce modeste ouvrage contribuera à jeter des ponts entre ces nations et la francophonie. »

Tomislav Dretar

Dans ce choix dont l’anthologiste assume ainsi la subjectivité figurent de grands noms de la poésie croate contemporaine, mais aussi des poètes moins connus qu’il apprécie tout autant.

  • La traversée du silence, Eric CHASSEFIERE, éditions de l’Atlantique, collection Phoïbos, 2012, 69p. ; 18€.

  • Eric CHASSEFIERE, né en 1956, habite Paris et exerce le métier de chercheur en physique au CNRS. Il a publié ses premiers textes dans la revue liégeoise M25 au milieu des années 80.

« J’écoute le pinceau racler la toile

creuser de veines nouvelles le sang noirci

la pluie tapisse le gravier de la terrasse

le squelette de la plante entre dans le mur

un corbeau passe

boit au verger des sons

le ciel tremble comme la vitre

d’une fenêtre qu’on ferme

**

Écouté la ville battre des pas martelant la chaussée

dans le silence vaporeux du début d’après-midi

tendu jusqu’à craquer la lumière sur ma peau

tissé des lointains fils de voix mon silence

que je déroulerai sur la table des mots »

Eric Chassefière,

extraits de La traversée du silence

Les revues suivantes :

  • Le Bibliothécaire, 4ème trimestre 2012, 116 pages A5

Bulletin trimestriel qui recense et commente les dernières

parutions

Association des Bibliothèques Belges d’Expression Française

rue de Bruxelles, 87 à B-1470 GENAPPE

dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)

  • Bleu d’encren° 28, 54p. A5, hiver 2012

Revue littéraire en Haute-Meuse

43, rue d’Anseremme a B-5500 Dinant

(Claude DONNAY)

  • La braise et l’étincellen° 103, 15 janvier 2013,

24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE –

yvesfred.boisset@papus.info; http://yves-fred.over-blog.com

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Le coin de tablen°52, novembre 2012, 144 pages A5

L’oreille heureuse ; Poèmes : Jacques Bertin – Michel Calonne – Bertrand Degott – Guy Goffette – Pascal Kaeser – Pierre Lexert – Jacques Réda ; Jean Hautepierre : La prosodie de Maurice Rollinat ; Mathilde Martineau : Autour de Schéhérazade…

16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris

http://www.lamaisondepoesie.fr

lamaisondepoesie@gmail.com

(Jacques CHARPENTREAU)

  • Comme en poésien° 52, décembre 2012, 76 pages A5

Revue trimestrielle de poésie

Carte blanche à Bonetto

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

(Jean-Pierre LESIEUR)

  • Eclats de rêves n°52, 2ème semestre 2012, 20p.A4

Revue littéraire trimestrielle

Le temps de rêver, 14, rue de la Glacière à F-81600 Gaillac

(Martine OULES)

  • L’écritoire de Bousserezn°79,

décembre 2012, format A4

L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant

écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

A table !

(Irène JACQUES)

  • Expression / Les Adexn°50, janvier 2013, 12 pages A4

30, rue René Delorme à F-60800 ROUVILLE

(Jean-Pierre HANNIET)

info@lesadex.com

  • Le Glettonn°441, décembre 2012, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

(Michel DEMOULIN)

  • Les hommes sans épaulesn° 34, 2ème semestre 2012

Cahiers littéraires – 282p.

Les porteurs de feu

Vera Feyder, par Paul Farellier ; Francis Glauque, par Christophe Dauphin

Les WAH

Michel Merlen, Catherine Mafaraud-Leray, Marthe Emon-Peyrat, Nicole Hardouin

Dossier

Divers états du lointain, par Paul Farellier…

Incises poétiques

  1. Embirikos, Y. Ritsos, O. Elytis, N. Valaoritis…

Librairie-Galerie Racine, 23, rue Racine à F-75006 PARIS

lgr@wanadoo.fr

(Christophe DAUPHIN)

  • Inédit nouveaun° 260, janvier-février 2013, 32p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

Nous sommes au siècle XXI… des marionnettes

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

  • Lecture et tradition(nouvelle série) n°19 et 20,

Novembre et décembre 2012, 32p. ; A5.

BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

www.lecture-et-tradition.info ; sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Lectures françaisesn° 667 et 668, novembre et décembre 2012, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libellen°240, décembre 2012,

8 p.A5/n° – Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

(Michel PRADES)

  • Microbe n°74 et 75, novembre-décembre 2012 et janvier-février 2013, 24 pages A6

La revue bonzaï qui n’aime pas trop les haïkus

+ A la lettre, Murièle MODELY, mi(ni)crobe 38, 28 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

  • Moebius n°134, septembre 2012, 150 p.

Ecritures / Littérature

2200, rue Marie-Anne Est, Monréal (Québec), H2H1N1, Canada

triptyque@editiontriptyque.com

www.revuemoebius.qc.ca

  • Nunc n°27, juin 2012, 160 p.

Revue singulière

Editions de Corlevour, rue Alphonse Hottat, 26 à B-1050 Bruxelles

Coordination : Franck Damour et Réginald Gaillard

reginaldgaillard@aol.com

Liminaire : Nunc :10 ans ; L’invention des adjectifs

Oikouménè : Franco Marcoaldi ; Sylvain Guéna ; Gwen Garnier-Duguy ; Nicolas Idier ; Christophe Langlois ; Joël-Claude Meffre

Axis Mundi : dossier G.M. Hopkins ; René Gallet ; Adrian Grafe ; Ron Hansen ; Michael Edwards ; Michèle Draper ; Jean-Baptiste Sèbe ; Emily T. Merriman ; Claude Tuduri ; Jean-Marie Lecomte ; Jérôme de Griamont ; avec des poèmes traduits par René Gallet, Jean Mambrino, Jacques Darras

Cahier critique

Dessins et sculptures de Paul de Pignol

  • Pages insulairesn°28, décembre 2012, 24p. A4

Bimestriel perméable aux idées

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

pagesinsulaires@orange.fr

(Jean-Michel BONGIRAUD)

  • Plumes et pinceaux – Arts et poésien° 120,

décembre 2012,

44 p. A5

Rue du Temple 39 à B-7331 BAUDOUR

franz.nelly@skynet.be

(Nelly HOSTELAERT)

  • Poésie sur Seine n°80, novembre 2012, 132p. A5

Revue trimestrielle d’actualité poétique

Florilège pour les vingt ans.

13, Place Charles de Gaulle à F-92210 SAINT-CLOUD

http://www.poesie-sur-seine.com

(Pascal DUPUY)

  • Portiquen° 89, janvier à mars 2013, 56 p.A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

  • Reflets Wallonie-Bruxellesn° 34, 4ème trimestre 2012, 75p.18X25

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

joseph.bodson@skynet.be

(Joseph BODSON)

  • Revue indépendanten° 336, janvier à mars 2013,

54p. 15X24

Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

sje_ri@yahoo.fr

(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

  • Rose des tempsn°11, revue de l’association Parole & Poésie, Automne 2012, 32 pages, 5€.

7, villa Frédéric-Mistral à F-75015 PARIS

parole.et.poesie@gmail.com – (Patrick PICORNOT)

Henri Thomas ; Robert Sabatier ; Yvette Llères-Bonnaric ; Claude Prouvost ; Thierry Sajat ; Jean Dif ; Jean-François Blavin ; Nicolas Saeys ; Aumane Placide ; Patrick Picornot ; Yvan Jade ; Louis Savary ; Jean-Michel Klopp ; Roland Lagoutte ; Korinna ; Olivier Millot ; Ginette Lindenberg ; Francine Bonnemain

Traversées a reçu

28/11/2012

 

Traversées a reçu :

 

Les recueils suivants :

 

  • Les beaux suivants, Louis RAOUL, Poésie, éditions de l’Atlantique, collection Phoibos, 2012.

 

  • Les beaux suivants interroge d’abord le souvenir : celui de ceux qui sont partis à tout jamais et dont le moindre objet, tel un révélateur, ressuscite la vivante présence :

 

« Voici que lo’n parle

De celui qui n’habite plus le manteau

Accroché là

Comme un silence

Qui aurait pris corps »

 

Et pourtant point de tristesse (à tout le plus une pointe de mélancolie) dans ce recueil où l’en-allé€ revit soudain et, à travers l’épaisseur de la tendresse, reprend corps dans la Présence même si :

 

« On pense à tous ceux

que nos chiens d’encre

n’ont pas ramenés au jour. »

 

Et qui sont ces beaux suivants sinon ceux qui suivaient autrefois les lents corbillards, qui les suivent encore, y compris du bout de leur mémoire et du bout de leur plume ? Chaque poème résonne ici comme un vitrail.

 

Silvaine Arabo

 

  • Les chemins de Janus, Pierre CORAN, Poésie, M.E.O., 2012.

 

  • Les chemins de Janus est le voyage poétique d’un errant en quête d’un autre lui-même. Trois étapes jalonnent le cheminement : l’euphorie du départ, les épreuves à surmonter et la lumière atteinte : « Je m’étais cru désert et j’étais habité ».

 

  • Le cri des libellules, Jacques NICOLAS, Weyrich, Roman, 2012.

 

  • Un fait divers relaté en quelques lignes dans les journaux de la province de Luxembourg (Belgique) est le dénouement à peine croyable de ce roman.

Le destin de Maria Laruelle, fille d’un ouvrier d’usine de Bouillon, s’est jouée le 5 juillet 1953. Ce dimanche-là, en fin de matinée, quatre jeunes gens de Sedan passaient la douane au Beaubru pour fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux, Lucien Bailly…

 

  • Dixhuitjuilletdeuxmillequatre, Roger DES ROCHES, Poésie, Les herbes rouges, Montréal (Québec), 2004.

 

  • La mort de la mère : ce moment où le fils est anéanti et… libéré.

Rarement la poésie a témoigné de façon aussi personnelle de l’entrée en agonie d’un parent. Quand la mort fait de la mère son pantin, le fils veut fuir ce qui crie entre les murs

« gris de la couleur du jour de la chambre de la seule avec

Dieu qui gratte et Dieu qui tire et Dieu qui mord :

Douzejuilletdeuxmillequatre ».

La mère en allée, la famille envolée avec elle, rien ne reste au poète que sa poésie pour trouver grâce devant leur mémoire.

Depuis 1968, Roger Des Roches a créé un univers littéraire à nul autre semblable. Son œuvre est une source d’inspiration pour toute une génération de poètes.

 

  • Felka, une femme dans la Grande Nuit du camp, Serge PEKER, Roman, M.E.O., 2012.

 

  • Un couple, Félix et Felka. Tous deux peintres, Felka, avant de mourir dans la Grande Nuit du camp, revit les principaux moments de sa vie de couple jusqu’à sa déportation avec son mai en juillet 1944. Les tableaux de Félix animent les souvenirs de Felka et lui permettent de transformer ses ultimes moments en un véritable souffle de vie et de liberté.

« Si les nazis osaient lever les yeux vers nous, ils nous verraient nous étreindre dans le lit de notre indifférence à leurs sombres uniformes. Mais ils n’oseront jamais car ce serait admettre que nous sommes les vainqueurs et qu’ils sont les vaincus. »

Ce couple pourrait être celui de Felka Platek, peintre juive d’origine polonaise, et de Félix Nussbaum, peintre juif allemand, tous deux arrêtés à Bruxelles le 20 juin 1944 et déportés à Auschwitz le 31 juillet.

Le récit s’élabore en duo avec des tableaux peints par Félix Nussbaum, aujourd’hui conservés dans le musée érigé en son honneur dans sa ville natale d’Osnabrück.

 

  • Ici mon désir est ma loi, Théophie de VIAU, Poésie, Choix et présentation par François BODDAERT, Orphée / La Différence, 2012.

 

  • Théophile de Viau (1590-1626). Né protestant près d’Agen, il fait des études classiques, voyage, est exilé, se convertit, se fait connaître à la cour par son esprit (sa comédie Pyrame et Thisbé), se lie avec des poètes de sa génération, dont les sulfureux Boisrobert et Des Barreaux. Il y a une parenté avec Villon dans les mœurs, l’insolence, la mélancolie, la soif de vivre et les affres de l’emprisonnement. Ces temps troublés ne sont pas sans risques. Les Jésuites s’acharnent : la « fureur » de l’élégiaque sarcastique, libertin avant la lettre, lui vaut d’être brûlé place de Grève… en effigie. À l’exception de Corneille et de La Fontaine les classiques condamnèrent eux aussi cet ennemi de l’imitation, cet amoureux de la nature. Les modernes, dès Gautier, Gourmont, redécouvrirent peu à peu tout l’éclat du charme blessé dont il enchanta l’orée du Grand Siècle.

 

  • Le laitier de Noël, Roland COUNARD, Le Pont du Change, 2012.

 

  • Robin Dubuisson a cinq ans quand on lui offre un vélo torpédo. Son grand-père meurt, au bas de l’escalier de la terrasse. Sa voisine meurt, sans doute assassinée (par le père de Robin ? Par un intrus ? Par Robin lui-même ?). Et Sabrina, et Colette, que viennent-elles faire dans ce jeu ? Personne n’en sait rien. Cependant, par petites touches précises, écrites avec un réel souci d’égarer le lecteur, Roland Counard donne toutes les pièces d’un puzzle enfantin. Il suffit de se laisser emporter par la magie de ses mots pour se retrouver dans un enchevêtrement de genres : récit de vie, roman policier, long poème sur la lucidité et la perversité de l’enfance, analyse psychologique des relations humaines. Tout cela bien dense, d’une puissance presque éhontée. Un texte dont on se régale, comme une lampée de lait frais, le matin de ses cinq ans.

 

Jean-Claude Legros

 

  • Ne tue pas la mésange bleue, Nicole PIQUET-LEGALL, Prix de poésie 2012 Yolaine et Stephen Blanchard, Les presses littéraires, collection Florilège, 2012.

 

  • Sculptant ses mots au scalpel de l’introversion, l’auteure a continué d’explorer « les strates de détresse dans les dédales du deuil et son déluge de maux… », sans craindre « l’immodération ».

Pour mieux exprimer « l’inacceptable disparition, l’accablante épreuve », elle décrit les lancinantes blessures du corps crucifié dans la désespérance, jusqu’à « l’aliénance ».

Cependant, le constat s’impose, irréversible : « la mort ne se partage pas ». « Toute crainte apaisée dans l’échappée des regrets, il faut guetter les prochains réveils, la sagesse d’une nouvelle ère… » qui libèrera enfin l’envol créateur.

Alors, soyons à l’écoute de ce cri frémissant telle une supplique : « Ne tue pas la mésange bleue et chante encore la vie » !

 

Yolaine et Stephen Blanchard

 

  • Le nouveau temps du verbe être, Roger DES ROCHES, Poésie, Les herbes rouges, 2011.

 

  • « Le passé, l’étendue du corps des femmes, la vie fabriquant des chimères.

Promenade d’homme nu dans un paysage mal réfléchi.

Comment interpréter ce qui fut, ce qui fuit ? Seul but du poème.

Comment retrouver ses chemins dans le noir ?

Travail de mémoire et d’invention. Plutôt qu’écriture automatique, mémoire automatique.

Capturer des images du passé, dont on ne sait plus, dont on ne saura jamais, si elles sont vraies ou fausses.

Spectacle organique, voix de chair. Avec l’image d’un Christ vaincu qui traverse l’espace, la tête et le corps. »

 

  • L’ombre que les loups emportent, Poèmes 1985-2000, Christophe DAUPHIN, Les Hommes sans Epaules éditions, 2012.

 

  • « Sans le poète, »écrit Dauphin, « il n’ya ni rêves, ni miroirs ». Parce que le poète refuse, à tous les niveaux, de se tenir à l’étroit dans le monde. D’où son recours permanent à une toile de fond cosmique : les astres, les étoiles, l’horizon ; à la valse des éléments : le vent, les fleuves, la pluie ; à la Nature jour et nuit en plénitude : les arbres, les feuilles, les fleurs… L’homme – qui d’ailleurs est « un nomade » – est, sans cesse, pénétré par le monde. En effet, pour faire face, pour se voir bouger, pour ressentir son être, il a besoin de cette fresque élémentaire à quoi s’appuyer, avec quoi jongler, entrer et sortir de soi par toutes sortes de portes, puisqu’il envoie ses poèmes à la poursuite du « qui sommes-nous au milieu de tout ça ? » La matière première du monde sensible coagulée à la volonté de connaissance de soi et aux incursions, à nos élans « sur la route du sang »… Christophe Dauphin, poète phare de sa génération, qu’il incarne avec force, originalité et authenticité, comme personne d’autre, est un poète de la poésie vécue, un poète de l’émotion. Il s’insurge contre les massacres. Il nous appelle à réunir nos forces afin de « donner sens à cette terre égorgée par le mensonge ». Et pour se faire entendre, il pratique le « cri arracheur d’entrailles ».

 

Jean Breton (mars 2000)

 

  • Le portail gris-bleu, Jean-Pierre FARINES, Poésie, éditions de l’Atlantique, collection Phoibos, 2012.

 

  • C’est en ces termes que Jean-Pierre Farines définit son recueil : « Comment grandir sans perdre de vue les éclairs de vérité de l’enfance ? Le portail gris-bleu est le passage étroit entre mémoire et devenir. Un voyage intérieur, dans la lumière du Midi, vers le présent et la découverte de soi.

 

  • Portes de l’anonymat à l’usage d’un long voyage en Chine, Pierrick DE CHERMONT, Poésie, éditions de Corlevour, collection Nunc, 2012.

 

  • Les poèmes rassemblés dans ce recueil veulent répondre à la question : où suis-je quand je marche ? La géographie qui s’en dégage mélange les paysages intérieurs et extérieurs. Elle revoit les enchaînements temporels en les regroupant suivant les points de fixation qu’ils eurent… Des ensembles se dessinent, introduits par des arches invisibles, mais qui, nommées, confèrent aussitôt une identité propre à l’ensemble. S’approcher d’un repère, l’enjamber, c’est comme pénétrer sur une terre nouvelle. Il y a un seuil désormais, un dedans et un dehors. Plus qu’une arche, on parle de porte. {…}

Où est le roi ? Et cette voix qui hante ces ruines et se tait, dont le souffle est plein d’espace et de temps, quelle est-elle ? ça sent encore le vin frais de la cave, la peinture, le soleil après l’absence. J’écoute, je l’interroge, je le combats. Alors après l’Orphée russe, je redis ne pas avoir « envie de parler de moi, mais de tendre l’oreille pour écouter la germination et le bruit du temps. »

 

  • Survitudes, Stephen BLANCHARD, Poésie, préface de Michel LAGRANGE, Les presses littéraires, collection Florilège, 2010.

 

  • Qu’y trouvons-nous ? Le chant d’une âme, qui est un monde pour son auteur, et pour ceux qui s’y reconnaîtront. Ils seront nombreux parce que le chant du poète nous concerne tous. Le chant d’une âme donc, en ses contradictions fertiles. Les facettes d’un esprit personnel, unique et propre à la condition de tout être pensant. Portrait du peintre face au miroir, et désireux d’ouvrir grandement la fenêtre…

 

Michel Lagrange

 

Les revues suivantes :

 

  • L’aero-page n°99, automne 2012, 12 p.A4 ;

Union Nationale pour l’Information des Auteurs et Concouristes pour la Défense de la liberté d’expression des écrivains (UNIAC), 19, allée du Mâconnais à F-21000 DIJON

aeropagblanchard@aol.com

(Stephen BLANCHARD)

 

  • Art et poésie de Touraine n°210, automne 2012, 62p. A4

Carroi de Paris, 61, rue du Coteau à F-37500 SEUILLY

catpoesie.touraine@free.fr

(Catherine BANKHEAD)

 

  • La braise et l’étincellen° 102, 15 novembre 2012,

24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE –

yvesfred.boisset@papus.info; http://yves-fred.over-blog.com

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

 

  • Comme en poésien° 51, septembre 2012, 76 pages A5

Revue trimestrielle de poésie

Le pierrot lunaire

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

(Jean-Pierre LESIEUR)

 

  • Comme un terrier dans… l’igloo dans la dune!n° 98, septembre 2012, 112 p. A5

Par-dessus le bastingage

67, rue de l’église à F-59840 LOMPRET

guy.ferdinande@neuf.fr

(Dan & Guy FERDINANDE)

 

  • Le Glettonn°439, octobre 2012, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

Michel DEMOULIN)

 

  • Inédit nouveaun° 259, novembre-décembre 2012, 32p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

Ardenne mythique… et européenne

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

 

  • Lectures françaisesn° 666, octobre 2012, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

 

  • Libellen°237 et 238, septembre et octobre 2012,

6 p.A5/n° – Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

(Michel PRADES)

 

  • Microbe n°73, septembre-octobre 2012, 24 pages A6

La revue qui va pouvoir regarder des films interdits aux moins de 12 ans !

et Mi(ni)crobe # 36 : Les femmes fatales sont-elles mortelles, Hélène DASSAVRAY

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

 

  • Nouveaux délitsn°43, octobre à décembre 2012, A5

Revue de poésie vive

Létou à F-46330 ST CIRRQ-LAPOPIE

nouveauxdelits@orange.fr

(Cathy GARCIA)

 

  • Pages insulairesn°26 et 27, août et octobre 2012, 24p. A4

Bimestriel perméable aux idées

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

pagesinsulaires@orange.fr

(Jean-Michel BONGIRAUD)

 

  • Portiquen° 88, octobre 2012, 56 p.A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

 

  • Portulan bleu n°13, octobre 2012, 52 p.A5 ; 10€.

Éditions Voix Tissées, 105, avenue Aristide Briand à F-92120 MONTROUGE.

portuland@orange.fr

(Martine RIGO-SASTRE)

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles / La pensée wallonne n° 33, 3ème trimestre 2012, 75p.18X25

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

joseph.bodson@skynet.be

(Joseph BODSON)

 

  • Revue indépendanten° 335, octobre à décembre 2012,

54p. 15X24

Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

sje_ri@yahoo.fr

(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

 

  • Traction-Brabant n°48, 18 octobre 2012, A5,

résidence Le Blason 3ème étage,

4, place Valladier à F-57000 METZ.

p.maltaverne@orange.fr

(Patrice MALTAVERNE)

Traversées a reçu

29/10/2012

 

Traversées a reçu :

 

Les recueils suivants :

 

  • Le bestiaire en émoi, Jacques CANUT, 2012, illustrations de Claudine GOUX et Odile VERLAG.

 

  • Le bleu des veines, Louis RAOUL, 2012, Citadel Road Editions, 8, rue Jollivet-Castelot à F-56000 Vannes, 5€.

 

  • Capharnaüm, MANDIN, Lanore, 2011, 192 pages ; 15€.

 

  • Je ne doute pas que mon impertinence « d’utiliser » René Char surprendra plus d’un visiteur… mais si un poète doit laisser des traces (des poèmes comme les tesselles d’une mosaïque-, il ne doit pas pour cela déposer ses empreintes dans les rêves d’un autre, fut-il son père ou son mentor. René Char est mon ami, mon amitié (dans un seul sens pour cause de décalage horaire) s’est tissée en le lisant, nous nous sommes parlés… les poètes ont des silences qu’eux seuls peuvent entendre. D’autres sont aussi mes amis, sans oublier Bach ; mais comme un bateau je ne suis pas amoureux des vagues, elles me portent, me dirigent et en fin de compte m’échouent. Ma coque ne prend pas l’eau et mon tirant n’est pas obsessionnel.

Capharnaüm est un capharnaüm au sens propre, c’est-à-dire un bric-à-brac, un souk, une brocante… tout simplement un homme ! Qui rentrerait chez lui sans y être invité, pour chercher… rien de particulier, rien de réel, une vieille émotion cabossée, une idée pour sourire. Toute cette poussière qui recouvre ses souvenirs et autres élucubrations, est gris doré, c’est de la poésie brute, originelle, déposée-là par des receleurs nommés Char, Baudelaire, Eluard et tant d’autres et par vous aussi Orizet.

René Char n’a-t-il pas écrit dans les Feuillets d’Hypnos : « N’étant jamais définitivement modelé, l’homme est receleur de son contraire. »

Je ne suis qu’un farfouilleur poétique qui cherche un poème pas encore écrit… pas encore lu… je chine dans les émotions une idée pas trop abîmée. 

 

Mandin

 

  • Celle, Chantal DUPUY-DUNIER, L’Arbre à paroles, 2012, 72 pages ; 8€.

 

  • Née en Arles, Chantal Dupuy-Dunier réside aujourd’hui à Clermont-Ferrand, après dix années à Cronce, petit village de la Haute-Loire. Dans la montagne et son silence qui permettent de prendre de la distance, non seulement vis-à-vis de l’agitation du monde mais à l’égard des grandes préoccupations humaines. La mort, par exemple, jamais nommée dans ce recueil. Simplement,

« Celle

qui scellera,

par qui les bouches seront closes,

la seule à permettre la continuité du langage »

L’innommée, l’innommable, Celle qui prend ici la parole :

« Vers moi

montent les requiem et les poèmes,

au large de tout imaginaire. »

« Au commencement était Celle »… qui aura toujours le mots de la fin.

 

Francis Chenot

 

  • Celui qui marche, Geneviève ROCH, éditions La Porte, Yves Perrine, 215, rue Moïse Bodhuin à F-02000 Laon, 2012 ; 3,75€.

 

  • Copie blanche – 4, Jacques CANUT, Carnets confidentiels, 2012.

 

  • Entre mes bras, Thierry ROBBERECHT, éditions Weyrich, collection Plume du Coq, 2012, 122 pages.

 

  • Une chaise roulante peut-elle tomber amoureuse de son occupant ? En vérité, ce serait même sa vocation. Mieux qu’une épouse, un enfant ou une mère, elle tient son patient dans ses bras, le réconforte en silence et le protège des atteintes de la vie.

Et quant l’auteur pousse la chaise hors de l’hôpital, c’est pour découvrir dans Charleroi des SDF ou des « jeunes issus de l’immigration ».

De cette quête symbolique à la fois drôle et terriblement cruelle, Thierry Robberecht fait une fable sur la dignité, seule réponse possible face à la précarité de la condition humaine.

 

  • Thierry Robberecht est né en 1960. père de deux enfants, il a surtout écrit des romans pour la jeunesse chez Syros et au Livre de poche, des scénarios de bandes dessinées chez Dargaud et Casterman, ainsi que des chansons pour Marka et Jeff Bodart.

Un accident de vie l’a amené à écrire Entre mes bras, son premier roman « tous publics ».

 

  • Fragments 2, Luc-André REY, Résidences de l’Arbre à paroles, 2012, 67 pages ; 10€.

 

  • Fragment ?

Entre là d’où viennent les mots et là où ils s’en vont.

Des mots, sans majuscules, sans point final.

Des courbes dans un monde bien trop vaste pour qu’on puisse le mesurer, s’y croire quelque hauteur.

Et dans les courbes de ce livre, un thème émerge : la mort. Mais d’une bien singulière façon puisque, selon l’auteur, la mort n’existe pas :

 

« je ne dis pas la mort il n’y a rien après

Je dis tout simplement il n’y a pas d’après »

 

  • Journal des traces, Mattia SCARPULLA,poèmes, L’Harmattan, 5-7, rue de l’Ecole Polytechnique à F75005 Paris, 2011 ; 9€.

 

  • Dans l’air de Mattia Scarpulla, il y a de l’oxygène et des mots, français et italiens, qui se baladent. Journal des traces n’est ni intime ni chronologique – la mémoire jongle avec ses oublis, elle joue avec les souvenirs, les désorganise au gré de ses envies :

 

l’oubli est l’histoire qui devient trace.

 

Qu’importe dans quelle langue s’élabore l’œuvre poétique, elle est une langue étrangère. Le chemin à parcourir pour la rejoindre est l’espace de liberté où se niche le travail d’écriture.

 

Marie-Gabrielle Houriez

 

  • La nuit des papillons, Michèle CAUSSAT, Thierry Sajat, 2012, 26 pages ; 5€.

 

  • La nuit des papillons c’est le temps passé qui revient, ce temps qui fait ressurgir de la mémoire de Michèle Caussat des images-souvenirs, quand elle « attend la venue de l’aube ».

La prose poétique de l’auteur témoigne d’un certain mal être. L’auteur se sent « envahie de pensées macabres », elle est « pourchassée ».

L’auteur sent, ressent près d’elle la présence de ses parents ; la poésie anime ses sentiments, et comme un mal être que traduit l’écriture sous la plume fragile de l’auteur, les papillons, noctuelles de l’esprit, suivent les mots.

Michèle Caussat, avec émotion, écrit la nuit des mots, les siens papillonnent vers nous.

 

Thierry Sajat

 

  • Oxygène ou les chemins de Mortmandie, André-Marcel ADAMEK, éditions Weyrich, collection Plumes de Coq, 2012, 123 pages.

 

  • La prison de Mortmandie compte huit cents détenus de sexe mâle, condamnés à des peines variant entre cinq et cent ans. Une seule visite annuelle y est autorisée…

A l’aube de chaque été, Martheline, Dieudonné et tant d’autres des collines se mettent en route. C’est une manière de pèlerinage. Ils sortent de leur haute tanière de rocaille et déambulent par les chemins de poudre et de goudron, avec leurs gros souliers à clous, leurs paquets magiques et l’éclat déconcertant de leur regard de pierre.

Parfois, ils exagèrent…

 

  • Bien avant de signer des titres marquants comme Le fusil à pétales, La fête interdit ou La grande nuit, Adamek avait révélé en 1970 Oxygène ou les chemins de Mortmandie à quelques lecteurs chanceux. Tout l’univers passionnant et mystérieux du grand romancier est déjà présent dans ce premier livre, introuvable depuis plus de 40 ans. On y respire d’emblée l’Oxygène vivifiant d’une œuvre riche d’une rare originalité, tant par son atmosphère sensuelle et baroque que par son chant imagé et lyrique.

 

  • Le Partage des airs, Jonas EKHR, L’Arbre à paroles, 2012, 47 pages ; 7€.
    • Depuis plus d’une quinzaine d’années, Georges Thinès et son œuvre ont touché Jonas Ekhr. Thinès a fêté ses 88 ans au mois d’avril 2011, Ekhr est presque un demi-siècle plus jeune. A travers Le Partage des airs, ce voyage à deux voix, environ 110 poèmes en prose poétique, Jonas développe et dénude une multitude de thèmes chers à G. Thinès. Ceux-ci ne lui sont point indifférents et il n’a pas peur d’y plonger et de se mettre à nu dans une écriture qui est un pur bonheur. Il s’adresse à Thinès à propos du mot :

« Tu nommes ‘Erébe’ l’origine – le puits, la source, le royaume. L’éden enténébré, contraire de l’éden, et d’où le mot surgit. »

Il célèbre avec Thinès « l’aube absolue », « l’expédition décisive » qui donnée peut-être accès « aux clairières interdites » et beaucoup d’autres sujets. Jonas Ekhr rend à travers Le Partage des airs un fascinant hommage à l’œuvre considérable de Georges Thinès, homme de sciences, écrivain et musicien.

 

Rio Di Maria

 

  • Réminiscences, MANDIN, Préface d’Alice MACHADO, Lanore, 2008, 158 pages ; 15€.

 

  • Se souvenir c’est chuter dans le passé.

je me suis souvenu de l’atelier d’Alain Jullien Minguez, lorsqu’il travaillait sur Icare ; cette mémoire s’imposa à moi comme un centre de gravité… Un mot qui s’invite dans la réminiscence.

La chute d’Icare est donc la réminiscence de nos vies passées. Me souvenant de sa mort, sa vie me ramena à la mienne et j’ai ainsi commencé un seul et long texte. Cartes postales découpées dans ce voyage de l’âme réminescente !

Au fur et à mesure de l’écriture les mots maculèrent des souvenirs à peine secs, qui n’ont peut-être jamais existé. Dont il n’a jamais été le témoin.

En des voltiges icariennes des souvenances se sont éparpillées en chutant dans ce livre ; comme le peintre aux doigts oranais, tel son perpétuel Icare, j’ai chuté moi aussi pour me taire… Pour taire les origines de nos histoires faites de ruelles enchevêtrées, dont nous étions les frères, seulement. Dans cet oubli du souvenir, lui seul ne saura jamais de Qui est fait le silence.

Seule le poète sait se taire… susurrement.

 

  • Rouge au bord du fleuve, Corinne HOEX, éditions Bruno Doucey, collection Embrasures, Fontaine O Livres, 85, rue de la Fontaine-au-Roi à F-75011 Paris, 2012 ; 6,10€.

 

  • Le mot de l’éditeur :Le fleuve qu’évoque le recueil de Corinne Hoex, quel est-il ? Sans jamais le nommer, les courts poèmes du recueil permettent de l’identifier puisque la Barthelasse, citée dans le texte, est la plus grande île fluviale de France, située entre Avignon et Villeneuve-lès-Avignon, sur le Rhône. Trop puissant pour être emprisonné, trop impétueux pour s’accorder à l’immobile, ce dernier porte encore en lui la trace du fauve qu’il était. J’aime cette eau, cette île, cette nichée de prairies et de terre, corps allongé, étendu, attendu, séquestré dans le courant du fleuve. C’est que deux bras l’étreignent – l’un vif, l’autre dormant – caressant ses courbes, submergeant ses rives, laissant les « mains nues du vent » lier et délier son châle de soie rouge. Sans que l’on sache toujours qui du fleuve ou de l’île invente l’autre, Corinne Hoex confie à la poésie le soin de dessiner les cadastres d’une absence.

 

  • Un poème nous sépare, Louis SAVARY, Les presses littéraires, 100 pages, 2012 ; 15€.

 

Les revues suivantes :

  • L’aèden° 32, fin 2012, 4 pages A5

Bulletin à périodicité variable de l’Union des Poètes francophones

Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras

http://upfpoesie.blogspace.fr

(Chris BERNARD)

 

  • Les Amis de Thalie n°73, 3ème trim. 2012, 90 pages A4

+ La gazette des Amis de Thalie n°47, 12 pages A4

Revue littéraire et picturale

La Valade à F-87520 VEYRAC

lesamisdethalie@voila.fr

(Nathalie LESCOP-BOESWILLWALD)

 

  • Le Bibliothécaire, 3ème trimestre 2012, 92 pages A5

Bulletin trimestriel qui recense et commente les dernières

parutions

Association des Bibliothèques Belges d’Expression Française

rue de Bruxelles, 87 à B-1470 GENAPPE

dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)

 

  • Le carnet et les instantsn° 173,

du 1er octobre au 30 novembre 2012, 132p. 23 X 21

Dossier : Le théâtre-action ;

Mes éditeurs et moi : Michel Lambert ;

Hommages : Jacqueline Harpman, Dominique Rolin

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

carnet.instants@cfwb.be

(Laurent MOOSEN)

 

  • Coup de soleiln° 85, juin 2012, np A5 ; Poésie et art, 7€.

Maison de la poésie, Passage de la Cathédrale

à F-74000 ANNECY – (Michel DUNAND)

Gilles Baudry, Azouz Jemli, Thomas Duranteau, Mahrou M. Far, Anne-Lise Blanchard, Nicolas Gille, Nilay Özer…

 

  • Le courrier international de la Francophilie n°24, 2011, trimestriel A4, 150p. ; 187, rue de Traian, Galati, 6200 à 800150, Roumanie.

La revue paraît sous l’égide de la FNSA (Académie Roumaine).

(Simona FROSIN)

Jacques Le Gall, Razvan Theodorescu, Général C.-P. Nechita, Daniel-Henri Pageaux, Pierre Brunel, Daniel Aranjo, Giovanni Dotoli, Jean-Paul Gavard-Perret, Paul Bazan, Alain Vuillemin, Ioan Huma, Valentin Ghisa, Io Manea, Constantin Frosin, Olivier Furon, Eric Duvois, George Filip, Mircea Colosenco, Najla Oumainma Haddaoui, Simone Frosin…

 

  • Debout les motsn° 47, octobre à décembre 2012, 6p. A3

Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

info@lamaisondulivre.be

 

  • L’écritoire de Bousserezn° 78,

septembre 2012, format A4

L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant

écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

Circulation et écologie

(Irène JACQUES)

 

  • Expression / Les Adexn°49, octobre 2012, 12 pages A4

30, rue René Delorme à F-60800 ROUVILLE

(Jean-Pierre HANNIET)

info@lesadex.com

 

  • Le Glettonn°438, septembre 2012, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

Michel DEMOULIN)

 

  • Handshake n°84, 2012, irregular publication, 1 feuillet A4 recto-verso.

(John F. HAINES, 5, Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington, Cheshire, AW2OQG)

 

  • Inédit nouveaun° 258, septembre-octobre 2012, 32p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

Cristino Cortes, Louis Delorme, Claude Méré, Marcellin Nisolle, Jean-Michel Tartayre, Aïdenor Aires, Jacques Basse, Ingo Cesaro, Chantal Cros, Micheline Debailleul, Paule Domenech, Gam, Philippe Jaffeux, Reiner Kunze, Geroges-Henri Le Garff, Roland Nadaus, Patrick Picornot, Isabelle Poncet-Rimaud, Bernard Schürch, Marguerite Sekko…

 

  • Lecture et tradition(nouvelle série) n°17,

septembre 2012, 32p. ; A5.

BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

www.lecture-et-tradition.info ; sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

 

  • Lectures françaisesn° 665, septembre 2012, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

La machine à vapeur de l’euthanasie relancée par l’élection de F. Hollande, par Luc Perrel…

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

 

  • La lettre des académies n°26, Palais des Académies, 1, rue Ducale à B-1000 Bruxelles.
    • La culture générale
      • De la volatilité de la culture générale
      • La culture générale ? Petits malins et grands nigauds…
      • Paris au vingtième siècle
    • 1812-1814 : Les Belges face à l’écroulement de l’Empire…

 

  • Microbe n° 72, juillet-août 2012, 24 pages A6

La revue qui ne rétrécit pas, même lavée à 90°

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr(Eric DEJAEGER)

Eric Allard, Karim Cornali, Grégoire Damon, Eric Dejaeger, Pascal Feyaerts, Geroges Friedenkraft, Alain Germoz, Thomas Grison, Joël Jacquet, Bastien Lahaut, Fabrice Marzuolo, Hervé Merlot, Jean-Baptiste Pedini, Thierry Radière, Thierry Roquet, Basile Rouchin, Thomas Vinau, Jean-Marc Couvé…

 

+ Deux poings ouvrez les guillements, Guillaume Siaudeau, mi(ni)crobe#35.

 

  • Guillaume Siaudeau est apparu dans le paysage poétique francophone il n’y a pas très longtemps. Trois ou quatre ans, pas beaucoup plus, je pense. Pourtant, il a déjà huit recueils à son actif et a créé et dirige une revue littéraire qui, avec seulement trois numéros parus, a trouvé sa place dans le petit monde des publications qui nous sont chères car elles flirtent souvent avec l’éphémère. On sent qu’il y a de l’énergie dans l’écriture de Guillaume. Que la source n’engendrera peut-être pas un grand fleuve tranquille, mais qu’elle n’est pas près de se tarir. Je la verrais plutôt engendrer une kyrielle de petits ruisseaux à l’eau claire et vive dans laquelle on ne trouvera, sauf accident, pas de méduses, mais où les renards pourront venir s’abreuver, peinards.

Eric Dejaeger

 

  • Rose des tempsn°10, revue de l’association Parole & Poésie, Eté, 32 pages, 5€.

7, villa Frédéric-Mistral à F-75015 PARIS

parole.et.poesie@gmail.com – (Patrick PICORNOT)

Armand Robin, Jean Grosjean, Johanne Hauber-Bieth, Claude Lefort, Gabriel Eugène Kopp, Francine Bonnemain, Léna Le Flao, Korinna, Bernard Poullain, Olvier Millot, Jean-Marc Thévenin, Patrick Picornot, Raymond Rillot, Aumane Placide…

 

  • Soleils & Cendre n° 104, septembre 2012, 36p. A5

Rue H. Daumier à F-84500 BOLLENE

solicend@orange.fr(Isabelle DUCASTAING)

Annie Hupé, Claude Niarfeix, Paul Neussargues, Marie-Pierre Canard, Yves Béal, Isabelle Ducastaing, Henri Tramoy, Sylviane Werner, Georges Juery…

 

Traversées a reçu

25/09/2012

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Broussailles, REM, poèmes, Mianoye, 2009, 70p.

  • Célébration de la vie, Flos CRISTAL, poèmes, Thélès, 2011, 214p. ; 15€.

  • Cette poésie d’inspiration romantique évoque les tourments, la souffrance, la tristesse, la mélancolie, les visions hallucinatoires et les clameurs mystiques, jusqu’à la folie surréaliste d’un poète solitaire en proie au dérèglement de la raison. De l’ombre à la lumière, ce recueil chante aussi la beauté, le désir et le plaisir. Du romantisme au symbolisme, il est un hommage à une tradition poétique dont Flos CRISTAL ravie la mordinété baudelairienne.

  • Célébrations, Béatrice KAD, poèmes, prix de poésie 2011 Yolaine & Stephen Blanchard, Les presses littéraires, 2011, 45p. ; 10€.

  • L’auteure suggère l’impuissance de l’écriture à traduire en mots les quintessences de la pensée, la « beauté de la Beauté » limitée par le non-savoir et l’Ignorance : « Comment nommer sans réduire ?… nul ne pouvait saisir Ce tout autre chose…, quand parfois les mots perdent la raison », propos souligné par toutes les constellations des préfixes privatifs en (in) et de la préposition (sans) : « insondable, invisible, inapprivoisable, innumérable, imprononçable, ineffable, imprescriptible, in-sai-si-ssable, sans-nom… », jusqu’à l’ultime défi à relevé : « Ecrire de baiser le Poème Impossible ». Elle met aussi l’accent sur les multiples combinaisons tissant un réseau complexe d’analogies et mettant en scène plusieurs réalités qui peuvent s’éclairer mutuellement : « ainsi accrochés ou d’autre façon Les mots parlent encore D’autre chose », « Herbe au pluriel comme autant de possibles », renforçant la force expressive et suggestive des images dans des rapprochements saisissants et contradictoires tels que « foules inhabitées, absences bavardes » et des raccourcis fulgurants : « la salive des livres, la cendre de nos paroles ». Elle s’attache de plus à une mise en valeur typographique par des expressions en italique, des majuscules, des enjambements et des espaces blancs qui isolent et donnent un retentissement supplémentaire à la parole poétique, comme un silence qui en prolonge l’écho. En effet, l’œuvre de Béatrice Kad reste à l’affût du « silencieusement écrit » dans une forme ciselée qui n’a pas encore dévoilé tous ses secrets et comme René Char, elle « place le poème hors des éclats du temps de la finitude humaine » car, au moment de l’éveil :

« il fera beau ce jour-là

nous écrirons la Rencontre

à l’encre verte »

Yolaine et Stephen Blanchard

  • Côté ubac, Jean-Louis BERNARD, poèmes, Editions du Petit Pavé, collection « Le semainier », 2012, 65p. ; 10€.

  • La poésie ne cherche ni à démontrer, ni à proposer, ni à distraire, ni même à faire rêver. Elle se dépose à peine comme une buée sur la vitre, celle sur laquelle, pour un temps si court, on pourra dessiner tous ses destins, tous ses hasards. Et cette parole éphémère nous touche justement parce qu’elle ne prend pas la peine de juger qui que ce soit, de prêcher quoi que ce soit, cette parole affaiblie qui danse au-dessus des arcs-en-ciel et des orages et se dissout dans un murmure, en cercles de plus en plus amples, jusqu’à ce qu’il n’en demeure qu’un écho de lumière. Echo qui pourra se répenniser dans quelques mémoires, pour peu que le poète, au-delà de ses mots, au-delà de ses silences, de sa musique et de ses images, n’ait jamais omis l’exigence. La poésie peut alors être vue comme exode sans fin vers le lieu d’où tout procède.

Jean-Louis Bernard (Vous avez dit poésie ? édition Sac à mots)

  • Eloge du Superflu/Lof van het overbodige, Stefaan Van Den Bremt, choix de poèmes (1971-2009), traduit du néerlandais par André Doms avec la collaboration de l’auteur, préface d’André Doms, éditions Henry/Ecrits des Forges, 2012 ; 250p. ; 15€.

www.editionshenry.com ; www.ecritsdesforges.com

  • Peut-être est-il encore prématuré d’analyser ce nouvel état de la poésie de Van den Brempt, mais il est déjà permis d’en goûter la précision et la plénitude. En guise d’illustration, ce « limon bleu » des Graves, où s’évasent le fleuve et le regard, se configure et se meut sans cesse l’argile alluviale, selon vents et vagues, en plis et en reflets ; c’est l’espace et le temps conjugués, que nous contemplions déjà vers l’embouchure du Yangtsé, et qui nous sont rappelés lorsque l’œil « se resserre/ vers le polder » de la Gironde, ou les « paludes » de la mer du Nord… Aval, amont, la fidélité du poète s’y « creuse un chenal ». A nous, à présent, d’y engager l’œil.

André Doms

  • Escaut, de-ci de-l’eau, Michel VOITURIER, recueil de nouvelles, Les déjeuners sur l’herbe, 17, rue Ladrerie à B-7620 MERLIN (Brunehaut), 2012, 99p. ; 14€.

www.lesdejeunerssurlherbe.be

dejeunherbe@gmail.com

  • Dans des lieux proches de l’Escaut, entre Douai et Tournai, se déroulent une série de nouvelles qui cherchent à avoir chacune un ton différent. Elles sont proches d’un fantastique diffus, aves une part de mystère et de quotidien. En guise de décor : le fleuve, les carrières, des cités du Pays Blanc et du Pays Vert… En guise de temps : un présent malmené par l’économique, un passé qui resurgit dans un futur contraignant. Au milieu : des personnages qui tentent de confronter leurs perceptions du monde avec la réalité.

  • Tournaisien de naissance, Michel VOITURIER a participé et participe encore à nombre de projets culturels régionaux. Sur la région, il a écrit des essais, des poèmes, des nouvelles, une pièce de théâtre. Il fut un des co-concepteurs du jeu Un petit tour dans le grand Tournai. Il a monté des récitals et des elctures-spectacles comme Rodenbach au miroir de lui-même, Un papa de Martine était aussi poète ou La vallonnée picarde des poètes d’Unimuse.

  • Le grain vit, Amédée GUILLEMOT, poèmes, Clapàs, collection Franche Lippée, 2012, 8p. ; 1,5€.

http://www.clapassos.com

  • Réveiller l’aurore, Jacques DEMAUDE, poèmes 1954-2002 présentés par Eric Brogniet ; frontispice de J.M. Zele, Le Taillis Pré, 2012 ; 20€ ; 295 p.

  • Poète généreux, ouvert sur le monde, homme de conviction et de combat, Jacques Demaude est une des voix les plus justes et spirituellement exigeantes de notre littérature. « Sa relation au monde s’étend à tout le Vivant, ne séparant jamais l’apparent du non-visible, ni l’homme de son questionnement, ou la nature de son mystère » écrivait à son propos Luc Norin. Poésie initiatique, élégiaque, gnomique sans nul doute, dont la forme a été modelée à la pratique des grands poèmes dramatiques d’un Agrippa d’Aubigné, à la brutalité rimbaldienne et aux aveux bouleversants d’Une saison en enfer, à l’hallucinatoire et ésotérique profération prophétique d’un Trakl, et dont l’éclat lyrique se souvient des expressionnistes allemands. Pour lire cette poésie initiatique dont la forme a l’éclat lapidaire ou haletant des fragments arrachés à la souffrance et à la conscience des limites, il faut mettre beaucoup de silence et n’en jamais oublier l’assise fondatrice basée précisément sur la résilience et les valeurs de la morale, de la justice et de l’espérance.

Eric Brogniet

  • Riches heures du sexe amoureux, Francine CARON, Illustrations de Marie-Thérèse MEKAHLI, Voix Tissées, collection « coup du cœur », 2012, 12€.

  • « Vous explosez de force, de lumière, d’extase dans l’invitation des Riches Heures du sexe amoureux. Pour moi, tout y est sulfureusement sublime : rien à supprimer. On est pénétré, avalé, expulsé en un feu d’artifice poétique et sans répit. L’inspiration est là et conduit vers l’Art dans l’explosion d’amour. Je me sens bien dans ce long texte et le chevauche malgré l’âge, avec désirs et sans regrets ! »

Jacques Canut

  • Ru asséché, Fabrice FARRE, poèmes, Clapàs, collection Franche Lippée, 2012, 8p. ; 1,5€.

http://www.clapassos.com

  • Saison châtaigne, Micheline DEBAILLEUL, poèmes, prix de poésie 2009 Yolaine & Stephen Blanchard, Les presses littéraires, 2009 ; 45p. ; 10€.

  • Saison châtaigne illustre parfaitement les deux fameuses citations latines : fugit tempus… et carpe diem. « La tête pleine de saisons, de nuits longues et de matins pressés », la poétesse rend hommage au ventre de la terre féconde, en contemplant ses métamorphoses et ses caprices qui se projettent en clair obscur… Une odeur, un parfum, une saveur réveillent les souvenirs du passé, à la recherche des « petits bonheurs endimanchés », dans l’évocation mélancolique de cette « fragilité de l’essentiel, de ces murmures attablés sur la margelle de l’instant… pour réinventer un moment à perdre ». Quand « les mots restituent la vie et ses contraires », en symbiose avec cette nature généreuse, « elle joue encore quelques arpèges pour les mots exilés sur le clavier du silence ». Discrètement, par quelques touches, elle révèle son univers et ses racines, en évoquant le coron, les péniches à qui elle dédie une véritable hymne d’amour…, tandis que la nuit mystérieuse, porteuse de rêves…, « à l’heure où la douleur pèse le silence », semble plus propice aux épanchements d’une âme baladine en quête de lumière. Sa poésie semble vitale, essentielle à son existence, car, sans elle, c’est « comme si le rien n’existait, rien qui accroche, qui entraîne, qui n’égaye la grisaille » ; elle traduit bien la complexité, l’aspect paradoxal du fonctionnement à la fois dichotomique et cyclique de l’univers et de la nature humaine. Donnant elle-même une définition transcendée de l’artiste : « un migrant qui va du songe au réel », Micheline Debailleul a pris le temps de faire naître ses poèmes et de nous faire partager cette révélation fulgurante : « Ce qu’il y a de poésie est baigné de Lumière ».

Yolaine et Stephen Blanchard

  • Survitudes, Stephen BLANCHARD, poèmes, préface de Michel Lagrange, Les presses littéraires, 2010 ; 102p. ; 15€.

  • Qu’y trouvons-nous ? Le chant d’une âme, qui est un monde pour son auteur, et pour ceux qui s’y reconnaîtront. Ils sont nombreux parce que le chant du poète nous concerne tous. Le chant d’une âme donc, en ses contradictions fertiles. Les facettes d’un esprit personnel, unique et propre à la condition de tout être pensant. Portrait du peintre face au miroir, et désireux d’ouvrir grandement la fenêtre…

Michel Lagrange

  • Un pugno di sole, poesie per sopravvivere/Eune faust voll sonne, überlebengedichte, Ferruccio BRUGNARO, poèmes, Zambon, Leipziger str.24 à F-60487 Frankfurt/M., 2011, 159p. ; 9,90€.

  • Una raccolta di poesie di un operaio petrolchimico di Marhera. Negli anni Settanta Brugnaro è stato attivo nel movimento operaio e le sue posie iflettono gli impulsi, il sapore amaro della sconfitta e la fatica di confrontarsi in una visione del mondo realistica ma non rassegnata.

  • Eine Sammlung von Gedichten eines Chemiearbeiters in Marghera (bei Venedig). Brugnaro war aktiv in der Arbeiter-bewegung in den 70er Jahren. Seine Gedichte spiegeln die revolutionären Impulse, den bitteren Geschmack der Niederlage sowie die Mühe, die man aufbringen muß sich eine realische, aber nicht resignierte, Vision der Welt anzueignen.

  • Variations et sortilèges, Claude MISEUR, poèmes, recueil illustré de quatre planches inédites réalisées par Patrick De Meulenaere, Novelas, 2011.

http://novelasasbl.eu ; novelasasbl@hotmail.com

  • Vertige, Charles VIQUERAT, poèmes, prix d’édition poétique de la Ville de Beaune 2010, préface de Alain Suguenot, Les poètes de l’amitié, 2010 ; 62p. ; 10€.

  • Après avoir lu Vertige de Charles Viquera, vous n’entendrez plus le chant des sirènes de la même manière, vous ne percevrez plus le tintement des délicieux nectars bachiques avec la même subtilité, vous écouterez la flamme de votre cœur « telle la voix des galaxies » dans laquelle il nous invite à nous plonger, avec délectation…

Alain Suguenot

  • Villanelles, Arielle THOMANN, poèmes, prix d’édition poétique de la ville de Dijon 2011, préface de Louis Delorme, 68p. ; 10€.

  • L’auteur aborde tous les thèmes que l’on rencontre en poésie, ceux qui créent l’émotion : la vie, l’amour, la nature, la mort ; le rêve bien évidemment mais le quotidien aussi et sa morosité… J’indiquerai… deux pistes de lecture : la première, être attentif à la partition musicale :

« Ta vie livide au ras du sol

au rail des jours filant leurs cours

ta vie a raté son envol

pris un élan un peu trop court »

Quel joli mouvement de sonate ici, avec les sonorités sourdes (cours – jours) ou légères (sol-envol) l’association des v de vie et de livide, le raclement des r… L’oreille se laisse charmer par tout cela mais c’est encore mieux si l’on en prend conscience.

La seconde : les images… De belles trouvailles dont l’auteur n’est pas avare…

Louis Delorme

  • Voyeur, voyageur, André DOMS, poèmes, Le Taillis Pré, 2012, 118p. ; 12€.

  • Images d’un monde, un monde d’images : où s’est caché mon temps, vécue ma vie ? Voire, quand est née ma naissance ? Et si c’avait été au grenier, parmi les malles vertes, nervées, leurs étiquettes illisibles, j’étais libre de leur prêter des voyages insensés. Voyeur, voyageur, je le reste.

André Doms

Les revues suivantes :

  • L’aède n° 31, été 2012, 16p. A5

Bulletin à périodicité variable de l’Union des Poètes francophones

Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras

http://upfpoesie.blogspace.fr

(Chris BERNARD)

  • L’aero-page n°98, été 2012, 12 p.A4 ; Union Nationale pour l’Information des Auteurs et Concouristes pour la Défense de la liberté d’expression des écrivains (UNIAC), 19, allée du Mâconnais à F-21000 DIJON

aeropagblanchard@aol.com

(Stephen BLANCHARD)

  • Les Amis de l’Ardenne n° 36, juin 2012, 112p.

Mazagran par André Dhôtel et quelques autres

10, rue André Dhôtel

à F-08130 ST-LAMBERT-ET-MONT-DE-JEUX

lesamisdelardenne@wanadoo.fr

(Frédéric CHEF)

  • Dites Mazagran à un Ardennais. Il vous répondra carrefour, auberge, éoliennes ou Dhôtel, selon qu’il est automobiliste, nostalgique du café disparu, écologiste ou lecteur de romans (on peut être les quatre à la fois). C’est de lectures qu’il va s’agir ici, notamment du livre d’André Dhôtel, son Plateau de Mazagran, paru en 1947 et réédité en collection de poche trente ans plus tard, en 1977… On parlera donc d’André Dhôtel mais pas seulement de lui car divers noms d’autres écrivains sont attachés à ce lieu : Victor Hugo, Hippolyte Taine, Paul Verlaine, Jean Rogissart, Jean-Claude Pirotte, Franz Bartelt, Christophe Mahy…

Les amis de l’Ardenne

  • Art et poésie de Touraine n°209, été 2012, 62p. A4

Carroi de Paris, 61, rue du Coteau à F-37500 SEUILLY

catpoesie.touraine@free.fr

(Catherine BANKHEAD)

  • La braise et l’étincelle n° 101, 15 septembre 2012,

24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) – 7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE –

yvesfred.boisset@papus.info; http://yves-fred.over-blog.com

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Jointure, poésie & arts, avril 2012, n°94, 66p. ; A5.

La Jointée éditeur, 146, rue du Point-du-Jour à F-92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

www.jointure.net ; jointure@jointure.net

(Jean-Pierre DESTHUILLIERS)

  • Lecture et tradition(nouvelle série) n°15-16, juillet-août 2012, 36p. ; A5.

BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

www.lecture-et-tradition.info ; sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Lectures françaisesn° 663-664, juillet-août 2012

2012, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Un président « normal » et son équipe d’idéologues fonctionnarisés…

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libellen° 236, juillet-août 2012, 8 p.A5 – Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

(Michel PRADES)

  • Phoenix n°5, cahiers littéraires internationaux, janvier 2012, 157p.

4, rue Fénelon à F-13006 MARSEILLE

http://www.revuephoenix.com

(Yves BROUSSARD)

  • Portulan bleu n°12, mai 2012, 52 p.A5 ; 10€. Éditions Voix Tissées, 105, avenue Aristide Briand à F-92120 MONTROUGE.

portuland@orange.fr

(Martine RIGO-SASTRE)

  • Revue indépendanten° 334, juillet à septembre 2012, 54p. 15X24

Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

sje_ri@yahoo.fr

(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

  • Le temps des poètes n°15, été 2012, 8 p.A4 ; Association Poésie Contemporaine Française (APCF), 19, allée du Mâconnais à F-21000 DIJON.

poesieapcfstef@aol.com

(Estienne de GRIZAUD)

  • Traction-Brabant n°47, 24 juillet 2012, A5, résidence Le

Blason 3ème étage, 4, place Valladier à F-57000 METZ.

p.maltaverne@orange.fr

(Patrice MALTAVERNE)