Traversées a reçu…

Les ouvrages suivants :

 

  • Aragon, Césaire, Guillevic et 21 invités du mercredi du poète, Jean-Paul GIRAUX, études et entretiens ; L’Arbre à Paroles, coll. Anthologies, 2011.
    • La plupart des études et des entretiens de cette anthologie ont déjà fait l’objet d’une publication dans des revues, Poésie/première notamment, mais aussi Concerto, Les cahiers de la rue Ventura, Le Jardin d’Essai, Littéréalité (Canada), Poésie sur Seine, Souffles, dont plusieurs auteurs ont malheureusement disparu. Ce sont le plus souvent des reprises de communications organisées en présence des poètes eux-mêmes et avec leur participation active (lectures – commentaires). Presque tous les auteurs ont pu témoigner de la pertinence des analyses proposées et certains, tels Jean Joubert et Lionel Ray, ont souhaité les intégrer dans leurs références biobibliographiques. C’est dire que les textes critiques rassemblés constituent une importante contribution à la connaissance de la poésie contemporaine à travers quelques-uns de ses meilleurs représentants. Au total vingt-quatre poètes qui apparaissent suivant l’ordre alphabétique pour une consultation aisée de l’ouvrage.

 

  • Ballades à contre tons avec oiseaux, Thierry GAUDIN, poèmes ; linogravures de Pascal Juhel et Thierry Gaudin ; éd. Jacques Renou, 25, Groutel à F-72610 CHAMPFLEUR.

 

  • 100 commentaires, Françoise TOUSSAINT, roman ; Petits tirages, 2010.
    • T’es pas à la rue t’inquiète.

… Prévois quand même de tout déposer chez « Richard-ton-frère » avant d’officialiser chez ta connasse ; le temps qu’elle débranche et rebranche son téléphone, vérifie sa messagerie, accepte de te revoir, ravale toutes tes conneries d’excuses et fonde en larmes sous tes coups de reins fiévreux le soir de vos retrouvailles, on peut miser une semaine ou deux… mais pas plus.

C’est qu’une maîtresse ; elle se contentera toujours du peu que tu lui donneras.

 

  • Contumace, Philippe MILBERGUE, nouvelle ; Tol’ed, 96, avenue du Mantois à F-78711 MANTES-LA-VILLE, 2011.
    • Il n’est plus lui. Il n’est plus cet homme aux sommeils harassés, ce goût de cendre, cette peau bistre, ce silence. Ce silence. Pourtant ce visage raviné, ce visage qu’il ne reconnaît plus lorsqu’il le croise, cet autre n’est rien d’autre que lui. Un autre raisonné, entendu dans son rêve aux carrefours d’une lézarde et d’un repli de plâtre. Un autre décidé d’en finir avec son amour, ce tourment des heures lentes, ces cigarettes allumées, les unes après les autres enfilées, aspirées alors qu s’égrènent les klaxons monotones de la rue en contrebas, une rue sans piéton, une rue qu’il ne voit pas, juste des bruits de klaxons et, parfois, des éclats de voix, des injures de gens pressés.

Il a le vertige d’être double : être lui, lui seul dans cette chambre, seul dans cette ville, depuis si loin, et être l’autre, autre à distance, autre qui lui parle, autre qui lui dit « finis cet amour ! ».

 

  • Craquelures, Mwanza MUJILA, poèmes ; L’Arbre à paroles, 2011.
    • A l’évidence, l’écriture de Mwanza Mujila ressemble à une boule d’énergie pure, à un souffle qui entend tout balayer et lancer un cri qui soit à la fois de révolte et de passion. Sauvage et universel, son texte entasse les références et les perspectives dans une sorte de halètement constructeur et désarmant. Il semble d’ailleurs que, par son trajet personnel, le poète soit actif sur tous les fronts à la fois, tant sur le plan de la littérature que sur celui de la présence au monde. Affichant quelque chose de rimbaldien, la course échevelée de ses mots ne laisse jamais de répit à l’image du monde explosif dont elle se fait l’écho. Sans s’encombrer de regards sur la fosse commune du passé, voilà une poésie qui pousse résolument de l’avant, dans le sillage de tous les En avant, route !

Paul MATHIEU

  • Les danseurs Za-Pa, Akima Son LI, nouvelle ; Tol’ed, 2011.
    • Elle choisit une paire de chaussures à talons hauts. Embellir le galbe de sa cuisse, accentuer la cambrure de ses reins, dessiner un autre corps qui serait sien pourtant. Juste à elle. Elle voulait qu’on la regarde de jour. Elle voulait qu’on la regarde comme avant. Avant qu’elle ne soit qu’une ombre allant d’un commerçant à l’autre, achetant la viande – et le regard du tripier qui la devinait ailleurs et son regard à elle qui baissait à disparaître – ou quoi ou qu’est-ce, parce que c’était à elle de le faire. Elle n’avait rien à faire. Oui ! Elle voulait qu’on la regarde de jour, qu’elle soit visible. Comme avant quand les garçons tournaient autour d’elle. Comme avant avec son grand-père à Manille. Lui savait la regarder.

 

  • Démantèlement du jour, Louis RAOUL, poèmes ; Eclats d’encre, 14, rue Gambetta à F-78600 LE MESNIL-LE-ROI ; 2011.
    • On en finit pas

De regarder tomber la pluie

On délègue pour un temps

Le chagrin aux  fenêtres

On voit bien

Qu’un ciel trop bas

Se déleste de sa clarté

Et on assiste

Impuissant

Au démantèlement du jour

 

  • Gérard Brand, une vie en mosaïque ; Voyage vers la transparence, Albert STRICKLER, livre cartonné 22.5X28 abondamment et magnifiquement illustré, Les Petites Vagues éditions, 51, rue du général de Gaulle à F-67130 LA BROQUE ; 2011.

Figure incontournable de la mosaïque contemporaine, Gérard Brand est peut-être l’artiste au monde qui a le plus œuvré pour convaincre les critiques et le public que la mosaïque est un art à part entière.

Plus d’un demi-siècle de travail en perpétuelle évolution en témoigne à l’envi ! Gérard Brand n’a en effet cessé de révolutionner son art en exploitant tous les matériaux possibles et toutes les techniques imaginables.

C’est à ce formidable créateur, pionnier à de nombreux égards, mais aussi à l’homme attachant, qui ne se réclame que de son travail et de sa foi, que le poète Albert Strickler a voulu rendre hommage dans un livre écrit « de l’intérieur ».

En une douzaine de chapitres rehaussés par de multiples photos, le poète nous invite à découvrir Gérard Brand côté scène et côté coulisses.

Au gré d’une série de textes inédits et d’articles parus dans différents catalogues, mais aussi à travers un choix de poèmes inspirés par le mosaïste et d’extraits de son Journal, il fait découvrir au lecteur les œuvres majeures d’un artiste de premier plan tout en lui permettant d’assister à la genèse de son livre.

Et c’est de l’approche de l’atelier et de ses rituels jusqu’aux prémisses de la mosaïque en mouvement, en passant par l’Afrique, la fascination du Bestiaire, l’hommage permanent à la Femme, la Prière, le Travail, Paroles d’objets… que le lecteur accomplit avec le mosaïste son Voyage vers la Transparence.

 

  • Les histoires curieuses et étranges de Guy de Maupassant, Guy de MAUPASSANT ; Petits tirages, 2011.
    • Le Horla en deux nouvelles ? Non, il s’agit de deux versions différentes. Bien sûr, tout s’y retrouve. Une version est une narration, l’autre version se bâtit comme un journal intime. Assez effrayantes que les deux versions… le héros devient-il fou ? Est-il en proie à cette nouvelle espèce qui veut décimer l’homme ? Quid de la science dans tout cela ? Egalement, La chevelure, La main d’écorché, Magnétisme et d’autres nouvelles…

 

  • Inutile, la saga, Jean Niepce, vampire et fonctionnaire d’un autre âge, Paul DIDI, roman ; Petits tirages, 16, rue Louis Loucheur à F-75017 PARIS, 2010.
    • Un monde glauque. Une terre de glaise. Un futur abîmé. Une société autocrate, des fonctionnaires asservis, un peuple qui meurt de faim. Point de révolte possible. Les halos noirs des vaisseaux déchirent la chair des rebelles. La révolte gronde cependant.

L’homme veut être lui-même sans plus rien de cet esclavage qui le lamine. La révolte gronde… Un des fonctionnaires signe son attachement au peuple. Jean Niepce, un vampire trop humain dont les crocs et les longues ailes noires joueront pour beaucoup dans ce monde dévasté… à reconstruire.

 

  • N’y demeure qu’écriture, Jean LOUBRY, poèmes ; L’Arbre à Paroles, 2011.
    • Dans ce recueil, Jean Loubry n’envisage le monde qu’à travers son ambiguïté et sa mouvance perpétuelle ; cherche à débusquer une vie qui serait plus la vie ; pose des questions là où il n’y a que des réponses ; déborde l’individu dans ses identifications et nous lègue une parole convoquant les puissances du corps pour « s’accoupler à la sève intérieure, au sillage infini » de l’instant. Ici, le lecteur est invité à ne plus compter ses pas sur les bords d’une sensation susceptible de le maintenir à hauteur du… « plus vif désir d’exister ».

Pierre SCHROVEN

  • Pousse-toi de là !, Jean-Michel MINGASSON, théâtre ; Petits tirages, 2011.
    • Qui n’a pas la nostalgie d’ « Au théâtre ce soir » ? Tout petit, je disais : un jour, Jacqueline sera ma copine ! Et quelques années plus tard, j’ai rencontré Jacqueline Maillan, devenue une amie. Elle m’a incité à écrire et m’inspire encore.

Pousse-toi de là ! est une comédie en 3 actes, 6 personnages (5 comédiens).

Un avocat vivrait paisiblement avec sa femme si sa belle-mère n’était pas omniprésente et ne dépensait pas l’argent du couple. Un médecin de SOS Médecin, ancienne connaissance du mari, un concierge très proche de la femme, une situation équivoque entre le mari et la bonne plongeront ce couple, grâce à la belle-mère dans un malentendu total… Une pièce où les portes claquent. On passe par la fenêtre, on revient par la porte. Une comédie menée avec rythme.

 

  • Sans titre, Eric MERIAU, poèmes ; Elzévir, 11, rue Martel à F-75010 PARIS, 2009.
    • Le premier recueil La Passagère, histoire inachevée mais prenant le large à côté d’un parent éloigné Sous la dentelle noire, telle une mère généreuse et attentive, porte dans ses bras ce troisième ouvrage Sans titre, dans ce climat si singulier d’une longue lignée poétique.

Ce nouveau-né, fille du premier, continue sa route de soie sur le lin et les vers, chemin qui a tant enthousiasmé sa si douce mère. Ainsi, les poèmes de ce recueil s’inscrivent pleinement dans le cantique familial, toujours en constante harmonie avec l’émotion de la toile, toile transportant le cœur et l’âme d’autrui dans un voyage joyeux ou triste.

 

  • Suivez mon regard ! – Coups d’œil littéraires sur la Wallonie et son patrimoine, sous la direction d’Armel JOB et de Christian LIBENS ; Institut du Patrimoine wallon, 2011.
    • Monuments, traditions, culture, sites ruraux et urbains : la maison Wallonie possède un considérable patrimoine, qu’il soit soigneusement rangé, entretenu, briqué dans la « belle place » ou qu’il meuble de son mieux notre quotidien. Cette bonne demeure s’honore tout autant du nombre remarquable d’écrivains et d’artistes qu’elle abrite et accueille.

Parmi eux, quarante auteurs et quarante illustrateurs se sont plu, l’espace d’un recueil, à exercer leurs talents sur les biens de famille. Chaque écrivain, épaulé d’un complice plasticien, a fait son choix dans le vaste fonds domestique et a laissé courir son imagination. Pas de traité d’archéologie, pas de guide touristique et surtout pas de plaidoyer nationaliste ! Quarante poèmes, fictions, évocations, en ricochet sur un fragment de Wallonie. Pour le plaisir !

« Suivez mon regard ! », nous disent les auteurs. Suivons-le à travers les cinq provinces, nous découvrirons que le patrimoine n’est pas un bloc de granit figé dans le silence des siècles. Le patrimoine parle. Il ne radote pas, il dialogue avec nous et suscite sans cesse des rêves insolites, des idées nouvelles, de l’espoir pour les hommes d’aujourd’hui.

 

  • Le tombeau du tigre, Moha TERZI, nouvelle ; Tol’ed, 2011.
    • Et la nuit vint. Adder-le-désigné se sait des conteurs. Tout le long de l’enceinte, chaque fois qu’une pierre quémandai de l’ombre, il emmura un homme, la tête sertie d’étoiles violettes, la bouche emplie de glaise, les yeux exorbités et le visage peint de chaux-vive. Le plus doué s’appelait Salim El’Behrim et n’avait pas vingt ans. Il avait raconté la légende d’Adder Mar’hat et sa mort sous les voix du Tigre. Le maître d’Azzräti décida de tenir sa promesse. Il lui fit boire l’eau de l’or qui brûle la vie de ses richesses. Lorsque ce fut fini, il fit dresser cette statue inverse sur un piédestal afin que chacun sut le prix de l’ironie.

 

Les revues suivantes :

 

  • La braise et l’étincelle n° 94, 15 juillet 2011, 24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

Deux créatrices belges de talent : Nelly Hostelaert qui jettre un regard nouveau et critique sur l’affaire de Rennes-le-Château et Eny Huylebroeck, peintre-portraitiste…

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE – yvesfred.boisset@papus.info

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

 

  • Cahiers de l’Académie luxembourgeoise n° 24/2011, 317p. 17X24

Dossier sur la vie musicale en province de Luxembourg

Une publication originale de l’Académie luxembourgeoise, avec de nombreuses illustrations, qui met en exergue la vitalité de la musique dans la province de Luxembourg (Belgique).

Un ensemble d’articles sur tous les styles de musique : classique, jazz, rock, folk, traditionnelle, sacrée… instrumentale et chantée.

Un ouvrage collectif, auquel ont contribué une trentaine de spécialistes, orchestré par Louis Goffin, sociologue et Benoît Mernier, organiste et compositeur.

Un panorama des grands événements musicaux dans la province.

Un aperçu des lieux et des moyens de formation musicale disponibles en Luxembourg.

Un portrait de personnalités éminentes et charismatiques luxembourgeoises du monde musical.

Une mise en évidence de la pratique musicale en professionnel et en amateur.

Un rappel des modalités du soutien des Pouvoirs publics à la promotion de la vie musicale.

 

  • Coup de soleil n° 81/82, juin 2011, 76p. A5

Poésie et art

Michel Butor : dossier proposé par Gérard Paris

12, avenue de Trésum à F-74000 ANNECY

(Michel DUNAND)

 

  • DiptYque Versant 1 : La part de l’ombre, septembre 2010 ;

142p. 21X21.

11, rue Bois des Fosses à B-1350 ENINES

(Florence NOEL)

  • « Ne fais pas d’ombre avec les mots, ils en contiennent assez ».

Ainsi, d’une lapidaire lucidité, Mimy Kinet, poète belge regrettée, donnait le ton de la justesse dans son recueil « Le discours du muet » paru à l’Arbre à Paroles en 1994.

Difficile, difficile de ne pas faire d’ombre. Mais si heureux de se rappeler que chaque mot est plus qu’une sonorité à faire chanter dans une salle vide, devant des cœurs vides, mais que chaque mot est un tambour, une arme, un arbre en croissance, un écho des tréfonds du puits.

Les mots déjà contiennent leur part de l’ombre et poètes, écrivains, nous ne pouvons fendre leur bogue sans quelques risques. User des mots pour les lancer l’un vers l’autre, c’est nécessairement se mettre en danger. Danger de se perdre, de se rencontrer, de s’avouer, de se dépouiller. Ce danger-là, nous l’avons accueilli avec la part de fulgurance qui est née sous la main des auteurs collaborant à DiptYque…

Florence NOEL

 

  • DiptYque Versant 2 : Lumières intérieures, mai 2011 ;

148p. 21X21

(Florence NOEL)

  • … Certes DiptYque fait la part belle à la poésie, mais ce sont bien dix nouvelles et récits qui s’égrènent de pages en pages, sans ordre autre que de subtiles correspondances avec des œuvres posées comme des lampes basses. Effleurant le fantastique ou l’étrange, traçant des itinéraires de pierres sacrées ou de jours finissants, nous donnant à voir les éclats des révoltes ou les lueurs de rémission. Tout comme dans notre premier numéro, notre anthologie de poésie consacrée cette fois aux lumières intérieures se propose comme un livre au sein du livre. Y figurent des auteurs de tous les horizons de la francophonie, jeunes ou plus établis, mais chacun inspiré de ce souffle presque charnu des lumières qu’ils côtoient au quotidien dans leur rapport à l’écrit…

Florence NOEL

 

  • Français 2000 n°229, avril 2011, 96p. 13.5X20.5

Bulletin de l’Association belge des professeurs de français

La lecture est une gourmandise : littérature de jeunesse

ABPF, rue Gobiet, 79 à B-7134 RESSAIX

fuks.suzanne@skynet.bewww.abpf.be

(Jacques LEFEBVRE)

 

  • Le Gletton n°423, juin 2011, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

Dire le pays pour qu’il vive

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

jp.soblet@gmail.com

(Michel DEMOULIN)

 

  • Pages insulaires n°19, avril 2011, 28 p. A4

Bimestriel perméable aux idées

En invité, Yves-Jacques Bouin

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

(Jean-Michel BONGIRAUD)

 

  • Plumes et pinceaux – Arts et poésie n° 114, juin 2011, 40p. A5 ; B-7330 SAINT-GHISLAIN

(Nelly HOSTELAERT)

franz.nelly@skynet.be

 

  • Portique n° 83, juillet 2011, 52 p.A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

 

Laurent BAYART a reçu à Paris le Prix Européen Dante du Cénacle Européen Francophone de Poésie. Son prix lui a été remis, lors d’une réception officielle, le 18 juin dernier à Paris.

Traversées a reçu récemment…

 

Les recueils suivants :

  • Å itinéraire suédois, Piet LINCKEN, poèmes suivis d’une nouvelle traduction de poèmes d’Edith Södergran (Finlande, d’expression suédoise) par Piet Lincken, photographies de l’auteur, Atelier de l’agneau, 2011.
    • Piet Lincken, écrivain belge d’origine franco-suédoise, compositeur et pianiste/organiste professionnel, traduit ici des poèmes d’Edith Södergran (1892-1923), finlandaise, d’expression suédoise et dont l’écriture montre un travail sur la notion de rive, de limite. Elle bouscule les définitions toutes faites, les principes moraux habituels. S’n suit une vie jaillissante, panthéiste.

Piet Lincken, par ses pérégrinations de l’esprit et du corps, balise un espace, dans un parcours intime de thèmes et d’images, en intégrant au livre des relevés de tous ordres (climats, latitudes, lieux, lettres et mots prenant un caractère incantatoire…). Il investigue ainsi autour du rapport entre le collectif (langue, nation, coutumes…) et l’individuel (ressenti des émotions, des sens…)

 

  • Au Baron Louis Napoléon Loëtitia Charles de la Doucette et à ses cinq cent trente quatre gentilés, Nicolas GRENIER, poèmes, Clapàs, Franche-Lippée, Millau, 2011, 8p. A5.

 

  • Augures, Claude GUIBBERT, poèmes, Clapàs, Franche-Lippée, Millau, 2011, 8p. A5.

 

  • Le chien dont je t’ai parlé, poèmes de Sébastien COLMAGRO, images de Valère MOUCHET ; livret accompagné d’un CD sur lequel sont repris la plupart des textes. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2010.

 

  • Couleurs et rêves de la femme arlequine – Farben und Träume der Harlekinfrau, Rome DEGUERGUE, poèmes, Alain BAUDRY et Cie, Les Voix du livre, Paris, 2011.
    • Après avoir pérégriné durant deux décennies en Europe, en Arabie, en Iran, aux USA, Rome Deguergue a depuis quelques années rejoint l’Aquitaine de son adolescence, afin de se consacrer à l’écriture en langue française (devoir et pouvoir de mémoire, géo-poésie…), à la traduction, et à la création d’Ateliers De Plein Air (ADPA) en direction de jeunes publics de collèges, lycées, universités … destinés à utiliser des mots migrateurs pour s’assurer de la vitalité de la langue française, capable de dialoguer avec les autres langues du monde.

 

  • Dans la beauté je marcherai, Agnès HENRARD, L’Arbre à paroles, B-Amay, 2011.
    • Gens de mémoire et de bonne volonté ne pourront oublier Jacques Henrard, homme de théâtre et romancier, mais aussi critique attentif et discret de l’œuvre d’autrui en littérature ou en peinture. Poète sensible et délicate, par ailleurs animatrice à la Maison de la poésie d’Amay, Agnès, la fille de Jacques, lui rend hommage dans une émouvante et pudique mise en quarantaine : « Quarante jours de traversée. Désert étreint, apprivoisé. Entre soif et chagrin, apprendre à reconnaître en soi où le soleil se lève, et où trouver ta voix. »

 

  • Dictionnaire Français-Gaulois, Jean-Paul SAVIGNAC, La Différence, Paris, 2004.
    • Cet instrument de travail, le premier du genre, est né du besoin de répondre, comme un dictionnaire de thème, aux légitimes et nombreuses demandes linguistiques des Français concernant cette langue fragmentaire ancestrale que diverses découvertes ont considérablement enrichie ces dernières décennies et dont ils ont été coupés depuis toujours, au point même de douter parfois de son existence.

Satisfaisant aux exigences de la lexicographie, cet ouvrage offre pour chaque entrée un mot confirmé comme étant gaulois (cité par un auteur ancien, attesté dans une inscription, reconstitué sous certaines conditions) ; son sens est élucidé par la comparaison avec des langues issues de l’indo-européen (l’irlandais ancien le plus souvent), permettant de traduire l’éventail des mots composés dans lesquels il se trouve, le cas échéant, employé, et son étymologie est établie.

Ce dictionnaire permettra aux non-spécialistes, aux historiens, aux amateurs et aux curieux de recouvrir un héritage intact, source de sens et de bonheur, de découvrir, en plein XXIe siècle, une vaste terra incognita linguistique et, à partir des mots, d’entreprendre des recherches de toutes sortes, toponymiques, bien sûr, mais aussi onomastiques et anthropologiques, voire d’entrer dans la mentalité à la fois étrangère et familière de ces Gaulois qui n’ont eu que leurs ennemis pour témoins. Pour la première fois – et parce que c’est devenu possible – la parole est donnée aux Gaulois.

 

  • Italie : une démocratie pervertie ?, Giuseppe SANTOLIQUIDO, essai, Edern éditions, Chemin du chêne aux Renards, 38 à B-1380 OHAIN.
    • Comment Silvio Berlusconi a-t-il failli pousser la chansonnette sur la scène du prestigieux Festival de San Remo, l’Eurovision italien ? Dans quel contexte s’inscrivent les procès successifs du triple Président du Conseil ? Quelle est la place de la Mafia sur la scène politique italienne ? La prégnance des idées d’extrême droite ? Autant de questions essentielles qu’abordent, sans faux-fuyant, ces Voyages en Italie d’une ère peu romantique…

A l’évidence, l’Italie n’est pas un pays comme les autres. De Portella della Ginestra, refuge du célèbre bandit Salvatore Giuliano, au tremblement de terre des Abruzzes, de Mussolini à Bossi, Giuseppe Santoliquido a disséqué, chaque semaine pendant treize mois, l’actualité politique italienne. Il nous invite aujourd’hui à une visite guidée, un parcours thématique où le burlesque côtoie le dramatique, où de joyeux chanteurs napolitains tiennent la dragée haute aux intellectuels romains. Où la trahison, l’argent et la jarretelle valent les meilleurs arguments. Mais aussi où des poètes de la campagne latine incarnent la noble voix de la résistance.

Une prise de conscience salutaire et une invitation à la résistance ; voilà le défi que nous lancent ces pages lumineuses. Et si, demain, nous initiions le changement ?

 

  • Je(S) (Carnet de Lino Sapide), Denis GUILLEC, avant-propos de Sylvie Durbec, Les Carnets du Dessert de Lune, Bruxelles, 2011.
    • Je suis deux, trois, cent… Mosaïque de mosaïques. Mais dont des pièces essentielles manquent. Ou appartiennent à d’autres. Sans ajustement possible.

Béant, tenaillé par d’affreuses mélancoliques, je me crispe pour ne pas fuir de partout. Tel un vieux mur branlant, je m’effrite. Me décrépis. A vue myope.

Je veux être un. Simple. Et lourd. Bien lourd. Balourd. (…)

    • Ici nous avons l’impression que Denis Guillec nous fait pénétrer encore un peu plus dans son monde et dans son écriture en nous proposant un traité du style, où l’abrasion et le retrait sont la règle.

 

  • Les mouettes d’Ostende, Patrick DEVAUX, prose, Les Carnets du Dessert de Lune, Bruxelles, 2011.
    • Le ciel était orangé et la mer lointaine.

La plage, comme absente, avait dû reculer trop fort, trop vite et le brise-lames semblait attendre son retour.

Sébastien marchait face au vent.

Il n’y avait pas de monde en mouvement.

Quasi personne.

Fin octobre tout se fige.

Ostende est orpheline de ses estivants ; le vent chargé de sel et de sable piquant fouette l’allure soutenue des encapuchonnés…

Il fit halte sur un banc quand une mouette, alourdie par le pain jeté de l’été, se posa, vociférante, près de lui.

    • Cette histoire très simple est celle de la rencontre, sans doute imaginaire, d’un peintre de digue et d’estran. Devaux adore ce terme et d’une sorte de nymphe très mythologique qui apparaît et disparaît comme font les nymphes et les sirènes.

 

  • La nuit de Skyros, Patrick CAUVIN, roman, Plon, 2011.
    • Qui est vraiment Michel Caroni et pourquoi s’insinue-t-il dans la vie du psychanalyste Paul Valenti ? A chaque séance, le présumé patient raconte un rêve qu’il a fait où apparaît chaque fois de-ci un détail, de-là des personnages qui ont toujours occupé une place non négligeable dans la vie du psychanalyste ; détails, faits et personnages d’autant plus troublants que cela ravive une histoire qui a bouleversé son existence, celle d’une authentique passion amoureuse. L’affrontement des deux personnages, au début peu perceptible, va peu à peu monter en puissance jusqu’à provoquer un ultime rapport de forces. Comme chacun sait, dans le monde du non-dit et du refoulé, rien ne meurt jamais.

 

  • Touffe de poils, Sylvain FARHI et Nathalie SACRé, livre pour enfants, Les Carnets du Dessert de Lune, Bruxelles, 2011.
    • Touffe de poils est un petit garçon de 4 ans qui met dans ses cheveux tout ce qu’il mange. A l’école, il n’a pas d’amis…

 

  • Tous crocs dehors, LUNATIK, nouvelles, Quadrature, Louvain-la-Neuve, 2011.
    • Des lèvres qui embrassent aux crocs qui déchirent, il n’y a souvent qu’un faux-pas, inattendu comme la force d’un réflexe ou d’un besoin irrépressible. Ainsi sont nées une vingtaine de nouvelles aux chutes soumises à la gravité et, parfois, à l’écrabouillement. D’angle vicié en recoin obscur, la réalité est toujours malmenée. La narration bascule. Son héraut trébuche, rattrapé par un bras, poignardé par l’autre. Le destin ne serait-il qu’un Petit Poucet ricanant, rongé par ses névroses ? Pourtant, à l’occasion, l’amour s’invite, cheminant et badin.

 

  • Trios, Isabel Asúnsolo, haïkus, Adex, 2007.
    • Autour d’un titre clair, trois fois trois vers, quelques césures, le rythme formel du haïku, pour suggérer ce qu’une longue tradition japonaise qui n’est pas la nôtre sait dire en trois lignes et mille règles, pour suggérer aussi d’intimes convictions…

 

  • Zones (il nous vient l’idée de chercher un lieu), Sébastien HOËT, L’Arbre à paroles, 2011.
    • Sébastien Hoët nous offre un livre intrigant : un mélange savamment orchestré d’onirisme, philosophie et science-fiction ? qui aboutit à l’abandon de ce monde pour s’embarquer vers d’autres zones. Tous « veulent effectuer le trajet – vers ce signe, une planète insomniaque où nous pourrions dormir, une planète sans nature, sans vie que cette vie à donner aux pierres. Là nos enfants mourraient. » depuis longtemps nous n’avons autant rencontré le mot « amour » dans un bon livre de poésie. Le poète, dans une langue riche et luxuriante, soumet parmi d’autres : « car le trajet n’est pas sûr mon amour » : n’y a-t-il de l’amour que dans la précarité ? Et si d’aucuns se proclament du légendaire « je est un autre » Sébastien Hoët propose un « nous » magistral qui ne cesse d’exacerber l’union du couple, surtout, dans des conditions de vie extrêmes…

Rio Di Maria

 

Les revues suivantes :

  • Le carnet et les instants n° 167, du 1er juin au 30 septembre 2011, 96 p. 23 X 21

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

carnet.instants@cfwb.be

Le verboludisme : dossier ; François Weyergans : rencontre ; Maternité et écriture : enquête ; Xavier Hanotte : mon éditeur et moi…

 

  • Lecture et tradition (nouvelle série) n° 1, mai 2011, 36 p.A5 – Bulletin littéraire contrerévolutionnaire

Visages et masques de la gnose- Entretien avec Etienne Couvert … BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

 

  • Lectures françaises n° 649, mai 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Les forces armées françaises déployées à travers le monde

Zbigniew Brzezinski : un instrument efficace au service du mondialisme

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

 

  • Libelle n° 223, mai 2011, 6 p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

 

  • Microbe n° 65, mai-juin 2011, 24 p.A6

& Manifeste pour le droit à la nudité et à la sexualité dans l’espace public de Théophile de GIRAUD, 24 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles / La pensée wallonne n° 28, 2ème  trimestre 2011, 64 p.18X25

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

joseph.bodson@skynet.be

(Joseph BODSON)

Traversées a reçu…

Les recueils suivants :

  • ANCET Jacques. Portrait d’une ombre. Poèmes. Erès, collection Po&Psy.
    • Il y a une ombre. On dit ombre, faute d’un autre mot. Pour donner forme à ce qui n’en a pas. On pourrait dire tout aussi bien compagnon – « ce latent compagnon qui en moi accomplit d’exister », écrivait Mallarmé. Mais ombre est moins net, plus évasif. Alors faire le portrait d’une ombre ? Faire signe non pas vers une image déjà visible. Vers cette chose qui passe et vous laisse dans la bouche comme une voix silencieuse. Une voix qui parle, pourtant, qui parle, même si vous vous taisez. Ce que dit cette voix, vous n’en savez rien. Vous ne vous y reconnaissez pas – vous vous y reconnaissez, peu importe. Il ne s’agit pas d’identité. Ou alors de cette identité obscure qui est une autre manière de dire qu’on ne sait rien. Qu’on est entre : entre ici et ailleurs, entre hier et demain, entre tout et rien. Entre, toujours, entre. Entre le jour, la nuit, ce qui vient, ce qui s’en va – et qui revient toujours.

Jacques Ancet

  • BESNARD Jean-Baptiste. Dans la ville au bord du fleuve. Prix de poésie Paul-Fort 2011 décerné par la municipalité d’Andrésy et les Poètes du dimanche. 26 p.
  • DEGHELT, Frédérique. La nonne et le brigand. Roman. Actes Sud, 2011, 432 p.
    • Alors qu’elle se lance dans une relation passionnelle avec Pierre, un homme rencontré dans un aéroport, Lysange est invitée par un inconnu à venir s’installer dans sa cabane du Cap Ferret. Là-bas, elle trouve le journal de sœur Madeleine, en mission au Brésil dans les années cinquante, prise dans la dualité de la foi et de l’amour. Le lien entre les deux femmes va peu à peu se resserrer au fil de la lecture de Lysange.

Comment une femme accomplie, épouse, mère, libertine et une nonne peuvent-elles se comprendre et se faire écho sans jamais se rencontrer ? Peut-on se renier par amour ? Ou retrouver espoir dans le cœur de l’autre ? Deux histoires de femmes qui s’abîment et se perdent dans leur passion. Chacune avance à rebours de l’autre, équilibristes fragiles mais déterminées. Sensibles, elles sont traversées par toutes les nuances du sentiment amoureux. Malmenées, adorées, les amantes vont déconstruire leur monde et renaître. Aux monologues de Lysange répond la lecture du cahier de sœur Madeleine ; les deux aventures tissent peu à peu une intrigue familiale qui prend ses racines au Brésil et emmène le récit à Paris puis au Cap Ferret où le mystérieux Tomas invite Lysange à venir résider dans sa cabane. Arrivées au bout d’elles-mêmes, ces deux femmes tenteront d’aimer totalement, malgré la souffrance de Pierre, en dépit de la sauvagerie d’Angel. La force de La nonne et le brigand insufflée par le murmure brûlant du désir. La langue, enivrée et décomplexée, porte ces deux histoires de femmes audacieuses à la frontière d’elles-mêmes. Frédérique Deghelt signe là un roman sensuel et tourmenté.

  • DEMAUDE, Jacques. Formes, clartés, portes charnelles. Poèmes. Orbes, 2011.
  • El KHAYAT, Rita. Les poètes andalous. Poèmes et proses universels. L’arbre à paroles, 2011, 163 p.
    • La poésie est l’art suprême de la littérature : crainte et joie profonde travaillent Rita El Khayat quand elle écrit de la poésie. Crainte de l’imperfection et de la lourdeur, de la sensiblerie ou de l’aspect intime visible à jour frisant dans les mots et les vers… Joie profonde de la délivrance quand apparaît le poème fini, expression du plus abyssal et du plus inconnu du monde du poète…

 

Que vaut la vie ?

La prunelle des yeux de ma fille

Les doigts d’enfant de ma mère

Sur moi,

Vigilants… (extrait)

  • PASSELERGUE, Michel. Ombres portées, ombres errantes. Poèmes. Editions du Petit Pavé, 2011.
    • Ombres portées, ombres errantes propose une poésie d’une grande tenue et d’une grande tension, une écriture épurée, ascétique…

Jean Hourlier

  • PODRIMJA, Ali. Flaka e vjedhur / La flamme volée.

Albanais / Français. Poèmes, L’arbre à paroles, collection Résidences, 2010, 63 p.

    • Lorsque les colères des événements historiques rejoignent celles, plus personnelles ou plus intimes, d’une existence rompue par ce qui l’inonde, le poème découvre son parcours, trace son évidence, laisse entrevoir ce qui le porte loin devant. Pour donner à ces réalités assaillantes, Ali Podrimja en appelle au passé de la poésie, et à celui de sa langue ; tout comme aux mythes, aux légendes, aux contes qui habitent cette langue, comme beaucoup d’autres, afin de rendre à l’instant qui s’enflamme la présence du poème retenu au plus fort de l’émotion et de l’expression. Entre l’imagination et les sentiments éprouvés se joue dans ces poésies l’horizon de l’écriture, à la fois son incertitude, sa précision et sa justesse :

Mon ombre me triche

parfois durant des heures je ne la

rattrape pas

parfois du tout ne la cerne

Qu’est-ce qui m’arrive mon dieu

qui commence aux ongles et tombe

quelque part

au-delà de l’espace blanc

Je tourne autour de moi-même

mais me méfie de mon ombre

la prend ou la laisse

  • PORCHIA, Antonio. Voix éparses. Poèmes. Erès, collection Po&Psy.
    • Les Voix d’Antonio Porchia, dont nous publions ici une sélection, sont une œuvre doublement unique : unique en ses genre, composition et histoire, mais aussi l’unique livre de leur auteur, qui fut diffusé « en secret » (à une époque qui ne disposait pas des facilités de communication actuelles) – et vénéré – avant même d’avoir été publié !

« Mon livre, Voix, est quasiment une biographie. Qui est quasiment à tout le monde. » disait Antonio Porchia, qui ajoutait humblement : « Je suis si peu en moi… » – peut-être parce qu’il était toujours en quelqu’un : seul ce qui est secret de cette façon peut dévoiler les autres secrets et – c’est là la clé – les unir entre eux : « La poésie unit, relie ; quand nous sommes, nous sommes des unions. »

Roger Caillois, qui a découvert l’œuvre de Porchia dans l’Argentine des années 1940 et qui l’a traduite et publiée en France, raconte : « J’ai trouvé l’œuvre de Porchia à Buenos Aires {…}. Tout à coup, j’ai vu un livre très humble, et je ne sais quelle force fit que je m’arrêtai et commençai à l’examiner. Je ne voulais pas y croire, et je ne pus m’arrêter avant d’avoir fini de le lire. Après, j’ai essayé de savoir qui en était l’auteur ; personne ne le connaissait, mais je l’ai rencontré. Et j’ai dit à Porchia : « J’échangerais contre ces lignes tout ce que j’ai écrit.

  • RIBEYRE, Jean-Christophe. Une leçon de sève. Editions Henry, collection Les écrits du Nord. Poèmes. Prix des Trouvères des Lycéens 2011.
    • Du recueil Une leçon de sève, Estelle a aimé les thèmes, l’atmosphère lumineuse, la langue simple qui n’empêche pas le mystère. Pour Mathilde, « le poète fait une proposition, mais c’est à nous d’inventer le texte dans notre tête ». margot et Elsa soulignent le lien qui unit les textes, leur progression : pour Karine et Erika, le poète a atteint la fluidité.

C’est Une leçon de sève qui obtient le plus grand nombre de suffrages

        Jean Le Boël

Secrétaire du Prix des Trouvères

  • RÔSHAN, Alireza. Jusqu’à toi combien de poèmes. Poèmes traduits du persan par Tayebeh Hashemi et Jean-Rstom Nasser ; Illustration de Tayebeh Hashemi. Erès, collection Po&Psy

Suis-moi à la trace de mon poème

moi je n’ai pas d’empreintes de pas

va sur les traces de la douleur

et tu parviendras jusqu’à moi

    • Il faut croire que cette invitation d’un jeune poète de Téhéran encore non édité à ce jour, a été entendue, puisque depuis deux ans, plus d’un millier de personnes suivent et commentent assidûment chaque jour ses publications sur Internet.

Sa poésie, tout en étant moderne dans la forme, plonge indubitablement ses racines dans le terreau de la poésie classique et de la mystique iraniennes, où prédomine la thématique de l’amant et de l’aimée habités par des amours fous, parfois impossibles.

La poésie a toujours été constitutive de « l’âme iranienne » mais en ces périodes troubles et douloureuses que traverse l’Iran, elle resurgit avec d’autant plus d’acuité qu’elle semble être l’une des rares planches de salut d’une jeunesse par ailleurs profondément meurtrie.

  • THOMASSETTIE, Monique. Un point de sonorité. Poèmes, Monéveil, collection Sphinx, 2011.

Les revues suivantes :

  • Les Amis de l’Ardenne n° 31, janvier 2011, 112 p.

Vues et voix d’ailleurs sur les Ardennes

10, rue André Dhôtel à F-08130 St-Lambert-et-Mont-de-jeux

lesamisdelardenne@wanadoo.fr

(Frédéric CHEF)

  • La braise et l’étincelle n° 93, 15 mars 2011, 24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

En invité : Marius SCALESI, poète italien…

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE – yvesfred.boisset@papus.info

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Debout les mots n° 41, 2ème trim. 2011, 8 p.A3

Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

info@lamaisondulivre.be

  • Florilège n° 142, mars 2011, 40 p. 21 X 30

Revue trimestrielle de création littéraire et artistique

BP65 à F-21021 DIJON Cedex

jean-michel.levenard@wanadoo.fr

(Jean-Michel LEVENARD)

  • Le Gletton n° 420 et 421, mars et avril 2011, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

jp.soblet@gmail.com

(Michel DEMOULIN)

  • Inédit nouveau n° 250, mai-juin 2011, 32 p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

  • Lectures françaises n° 647 et 648, mars et avril 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Ils ont bradé l’or de la France ! … (647)

La finance internationale tire profit de la crise ; les élections cantonales : prélude au « grand » scrutin de 2012  … (648)

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libelle n° 222, avril 2011, 6 p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

  • Pages insulaires n° 18, avril 2011, 28 p. A4

Bimestriel perméable aux idées

En invité, André DOMS

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

(Jean-Michel BONGIRAUD)

  • Les Poètes du dimanche, tome XVII, édition 2010, 2011, 159 p.

27, rue Jean-Philippe Rameau à F-78570 ANDRESY

poetesdudimanche@noos.fr

http://poetesdudimanche.free.fr

  • Portique n° 82, avril 2011, 52 p.A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

Traversées a reçu :

Les recueils de poésie suivants :

 

  • BERNARD, Jean-Louis. Entre trace et obscur. Editions Sac à mots, 2011, 61 p.
  • CANUT, Jacques. Indomables palabras / Indomptables paroles. Cảlamo, 2010, 37 p.
  • CANUT, Jacques. Volutes. Carnets confidentiels, 2011, 23 p.
  • CHASSEFIERE, Eric. Le silence de l’arbre entier. Editions de l’Atlantique, collection Phoïbos, 2010, 74 p.
    • Il y a dans toute la poésie d’Eric Chassefière, et spécialement dans ce recueil, cette écoute attentive de la vie qui bat sous toutes ses formes et qu’il « entend », enfoncé dans l’intériorité d’un regard amoureux. Amoureux des êtres qui l’entourent (chat, fleurs, ciel, arbre…), amoureux de la femme toute proche qui transforme le « tu » en « nous » et fait du regard posé sur les choses un regard androgyne. On touche au Mystère des êtres sans les déflorer, dans ce partage intime qui fait du deux le un, sans jamais savoir où se situe la rupture entre soi et le monde (y a-t-il encore rupture ?) tant cette intériorité – à la fois jeu du double et du miroir, dans le dépassement des apparences conduit à la fusion. On accède ainsi, à partir des signes sensibles, à une forme de spiritualité incarnée qu’on pourrait qualifier, d’une certaine manière, de panthéiste.

Silvaine Arabo

  • COVAREL, Pierre. Les os font des castagnettes. Clapàs, coll. Franche Lippée, 201, 8 p.
  • DEJAEGER, Eric. Non au littérairement correct ! Gros textes, 2011, 60 p.
    • Bordel de Dieu ! Mais qu’est-ce qui a bien pris à ce grand type, après sa je-ne-sais-quantième Chimay Bleue (allez savoir !), de se lever soudain de sa chaise et d’asséner aux consommateurs médusés, liquéfiés par la canicule, la lecture d’une liste tout aussi belle qu’invraisemblable ? Un tsunami bouleversa incontinent la terrasse estivale. Tel vira au violet, tel se décomposa, tel avala de travers, tel fut secoué de tremblements irrépressibles, tel répandit sur sa cravate son picrate ou sur son plastron sa Vodka-citron…

Extrait de l’avant-propos d’André Stas

  • FRAHAN-DUPONT, Frédérique. L’infernalité. Clapàs, coll. Franche Lippée, 2011, 8 p.
  • GUCIARDO, Salvatore. Lyrisme cosmique. Préface de Michel Bénard. Editions Astro, 2011, 83 p.
  • MONTOBBIO, Santiago. La poésie est un fond d’eau marine. Traduit de l’espagnol par Jean Dif. Editions du Cygne, Paris, 2011, 105 p.
    • La poésie est un fond d’eau marine rassemble une sélection des nouveaux poèmes de Santiago Montobbio. En présentant certains d’entre eux, en janvier 2011, l’écrivain hispano-mexicaine Angelina Muñiz-Huberman (Hyères, France, 1936) a écrit : « La poésie de Santiago Montobbio navigue par des mers profondes où le mot se manifeste en des ascensions subites et inattendues. Une poésie qui exprime, à la fois, son humilité et son mystère, le quotidien et l’exceptionnel, les choses simples et le territoire du sacré. Une poésie de plénitude, mais aussi d’interrogation. Retenue dans les recoins cachés des villes, mais passionnée de mouvement. Entre l’image de la vie et de la mort, le rythme et l’arythmie. Mettant le lisse et le rugueux en combinaison symbiotique. Une réflexion sur le sens de la poésie qui se répète pour s’affirmer et proposer non pas ses règles mais son insaisissable liberté. Une question permanente sur le pourquoi du mot décontextualisé qui trouve sa place précise dans chaque vers. Comme si chaque mot s’enfuyait de lui-même pour se trouver dans un nouvel espace, deviné seulement par le poète. »
  • PREMEL, Gérard. A la frontière. Interventions à haute voix, 2011, 72 p. Poèmes 1987-2007 avec 13 dessins de l’auteur.

Le recueil suivant :

  • BEAU, Stéphane. La semaine des quatre jeudis, anecdotes et aphorismes. Gros textes, 2011, 90 p.
    • Témoin désabusé de la marche du monde et de sa propre vie, Stéphane Beau nous invite, dans ce recueil d’anecdotes et d’aphorismes – où l’humour et le désespoir se disputent la première place – à revisiter la réalité des choses au travers du prisme déformant de sa sensibilité.

 

Les revues suivantes :

  • L’aède n° 26, printemps 2011, 32 p.A5

Bulletin à périodicité variable de l’Union des Poètes francophones

Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras

http://upfpoesie.blogspace.fr

(Chris BERNARD)

  • Les Amis de Thalie n°67, 1er trim. 2011, 100 p.A4

+ La gazette – Supplément n° 41, 12 p. A4

Revue littéraire et picturale

La Valade à F-87520 VEYRAC

lesamisdethalie@voila.fr – (Nathalie LESCOP-BOESWILLWALD)

  • L’Arbre à paroles n°150, hiver 2010-2011, 98 p. 12X20

mes tempes si choses

Maison de la poésie, BP12 à B-4540 Amay

(Francis CHENOT)

    • Quand on a offert à Pierre Tréfois d’animer ce numéro de l’Arbre à paroles, l’auteur du bel Offertoire rouge a proposé, très sérieusement, de le placer sous le thème de la métempsychose : « Mes tempes si choses », disait la Molly de James Joyce. Non qu’il y croie, mais parce que cela lui semblait un angle d’approche insolite qui permet à l’esprit – et donc à l’écriture – de vagabonder sur l’idée de réincarnation de l’âme ». et il ne faut pas forcément croire en quelque chose pour en parler, sinon il n’y aurait plus de littérature. Plus de poésie. Pourtant, d’après Charles Trenet, l’âme des poètes ne meurt pas : « longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore les rues ». Et l’âme d’une revue condamnée à disparaître que devient-elle ? Comme disait le cher Achille Chavée, « je dois éviter à tout prix les crises de métempsychose »…

Francis Chenot

  • Art et poésie n° 213 et 214, 1er et 2ème trimestres 2011,

68 p. 18X25

Revue internationale de Culture Française

Résidence les rosiers, 89, av. du Recteur Pineau à F-86000 POITIERS

(Abraham Vincent VIGILANT)

  • Art et poésie de Touraine n° 204, printemps 2011, 60 p.A4

Appt 907, 1, rue Raoul Dufy à F-Chambray Lès Tours

catpoesie.touraine@free.fr

(Catherine BANKHEAD)

  • Le Bibliothécaire, 1er trim. 2011, 92 p.A5

Bulletin trimestriel qui recense et commente les dernières parutions

Association des Bibliothèques Belges d’Expression Française

rue de Bruxelles, 87 à B-1470 GENAPPE

dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)


  • Le carnet et les instants n° 165, janvier 2011, 96 p. 23 X 21

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

carnet.instants@cfwb.be

Les écrivains de la mer du Nord ; Mon éditeur et moi : Thomas Gunzig ; Prix Rossel 2010 : Caroline De Mulder ; Mensonges et cie : les mystifications littéraires…

  • Comme en poésie n° 45, mars 2011 2010, 70 p.A5

Revue trimestrielle de poésie

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

(Jean-Pierre LESIEUR)

  • L’écritoire de Bousserez n° 72, mars 2011, A4

91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

Le vin

(Irène JACQUES)

  • Expression / Les Adex n° 43, mars 2011, 12 p. A4

30, rue René Delorme à F-60800 ROUVILLE

(Jean-Pierre HANNIET)

info@lesadex.com

 

  • La gazette de la presse francophone n°147,

janvier-février 2011, 32p. A3

3, cité Bergère à F-75009 Paris

www.presse-francophone.org

(Georges GROS)

 

  • Ici é là n° 15, mars 2011, 64 p.15X30

La Maison de la Poésie, 10, pl. Pierre Bérégovoy à F-78280 GUYANCOURT – Revue de la Maison de Saint-Quentin-en-Yvelines

Christ aux pieds nus de Dan Bouchery ; Poètes luxembourgeois d’expression française ; Roland Nadaus ; Lou Dubois ; Les éditions Bruno Doucey ; Le prix Jean l’Anselme ; Zéno Bianu…

maison.poesie@agglo-sqy.fr

(Yves MACHEBOEUF)

  • Le Grognard n° 17 ; mars 2011, 66 p.A5 – Littérature, Idées, Philosophie, Critique et Débats

Numéro « Spécial Poésie » ; textes choisis par Stéphane Bean & Gaston Vieujeux et présentés par Luc Vidal

revue.le.grognard@gmail.com

(Stéphane BEAU)

 

  • Lectures françaises n° 646, février 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Les arcanes de la vie politique française…

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libelle n° 221, mars 2011, 6 p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

  • Microbe n° 64, mars-avril 2011, 24 p.A6

& Le sourire des airelles et des négresses vertes de Pierre TREFOIS, 24 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

  • Pages insulaires n° 17, février 2011, 28 p. A4

Bimestriel perméable aux idées

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

(Jean-Michel BONGIRAUD)

  • Poésie sur Seine n° 74-75, automne-hiver 2010-2011, 160 p.A5

Revue trimestrielle d’actualité poétique

Eliane Demazet ; Claudine Bohi…

13, Place Charles de Gaulle à F-92210 SAINT-CLOUD

(Pascal DUPUY)

  • Reflets Wallonie-Bruxelles / La pensée wallonne n° 27, 1er trimestre 2011, 64 p.18X25

+ Roger Kervyn, poète fantaisiste, ou : un Kervyn peut en cacher un autre – Supplément n° 27

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

(Joseph BODSON)

  • Revue indépendante n° 329, 2ème trimestre 2011, 54 p. 15X24

Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

sje_ri@yahoo.fr

(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

  • Soleils & Cendre n° 98, mars 2011, 36 p. A5

Rue H. Daumier à F-84500 BOLLENE

solicend@orange.fr

(Isabelle DUCASTAING)

  • Translittérature n° 40, hiver 2011, 132 p. A5

Ils traduisent, ils écrivent : entretien avec Rose-Marie Vassallo ; La fabrique des traducteurs…

Association des Traducteurs Littéraires de France et Assises de la Traduction Littéraire en Arles

99, rue de Vaugirard à F-75006 PARIS

www.atlf.org et www.atlas-citl.org

(Michel VOLKOVITCH)

  • Translittérature n° 38, hiver 2009, 118 p. A5

Entretien avec Pierre Furlan, par Emmanuèle Sandron ; La belle province, par Sarah Gurcel, Isabelle Collombat, Sonya Malaborza et Michel Garneau

 

  • Vingt-Cinquièmes Assises de la traduction littéraire – Arles 2008, Actes Sud / Atlas, 2009, 203 p. 13X24

Etranges traducteurs : Lire en traduction, par Claude Mouchard ; Traduire/Ecrire, avec Silvia Baron-Supervielle, Florence Delay, Claire Malroux ; Vingt écrivains et leurs traducteurs : Ateliers / Rencontres ; Table ronde ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France) : Qu’est-ce que la critique d’une traduction ?; Traduire/Ecrire, avec Agnès Desarthe, Mathias Enard, Rosie Pinhas-Delpuech, Cathy Ytak…

 

  • Vingt-Sixièmes Assises de la traduction littéraire – Arles 2009, Actes Sud / Atlas, 2009, 240 p. 13X24

Traduire Eros : Pour un éros grammairien, par Alain Fleischer ; Traduire les libertins ; Les filles d’Allah, par Nedim Gürsel ; Le texte érotique en traduction française ; Table ronde ATLF : Traduction/édition : état des lieux ; Carte blanche à Leslie Kaplan…

 

Traversées a reçu…

Les recueils de poésie suivants :

  • BASTOGNE, Marianne. Bouddha est parmi nous. L’Arbre à paroles, collection Poésie ouverte sur le monde, Amay, 2011, 104 p.
  • BATUMIKE, Cikuru. Lueurs enrhumées. Les poètes français, Paris, 2010, 38 p.
    • Votre poésie est de ce genre de poésie qu’il faut lire à voisx haute pour en apprécier, mieux encore, le rythme vigoureux ; une poésie à faire entendre sur le forum car elle invective, elle dénonce, elle fustige. Vous illustrez cette deuxième fonction du poète qui consiste à veiller aux créneaux, à bousculer les bonnes consciences autrement qu’au journal de 20 heures. J’apprécie !

Vital Heurtebize

  • CHASSEFIERE, Eric. Se rappeler pour être. Rafael de Surtis, collection « Pour une Terre interdite », 2010. 80 p.
  • FILOSA, André. Plus grand que la vie. Clapàs, coll. Franche Lippée, 2010, 2 X 8 p.
  • GABET, Michel. Rêves ininterrompus. Clapàs, coll. Franche Lippée, 2010, 2 X 8 p.
  • LECLERC, Max-Firmin. Le Cap des Trente. Editions Plénitude, Villefloure, 2011, 72 p.
    • Le Cap des Trente, œuvre en sommeil depuis plus d’un demi-siècle, est enfin disponible pour les amateurs de belles lettres, de vers libres et aériens. Ce recueil a reçu le Prix de Poésie Enguerrand Homps, en 1954.
  • LICHTENSTEIN, Alfred. Les signes et autres poèmes, choisis, traduits de l’allemand et présentés par Jacques DEMAUDE. Avec un bois gravé de Godelieve SIMONS. Orbes, 2010, 63 p.
  • NOEL, Serge. La passe magique. L’Arbre à paroles, collection Poésie ouverte sur le monde, 2011, 160 p.
    • Serge Noël s’est éveillé à la poésie à l’âge de 14 ans. Il était amoureux comme on peut l’être à cet âge-là, et il a entendu à la radio une chanson de Jean Ferrat : « Aimer à perdre la raison », sur un poème de Louis Aragon.

Avec la Passe magique, c’est une étape de plus dans la double quête amoureuse et poétique qu’il mène depuis lors, où l’on parle d’espoir amoureux plutôt que d’amour, s’agissant d’une improbable rencontre avec un homme lointain, et de tous les doutes, toutes les rêveries que cela suppose.

Long poème de méditation, de songeries, d’éblouissements, d’écritures métisses, la Passe magique propose un voyage à travers l’Europe et le Maroc, où le désir et l’espoir le disputent pied à pied à la solitude et au repli sur soi.

Les recueils suivants :

  • DEMAUDE, Jacques, par Eric BROGNIET. Dossiers L, 1er fascicule du n°56, Service du Livre Luxembourgeois, 2000, 32 p.
  • Hommage à Jacques DEMAUDE. Revue du Grenier Jane Tony, Les Elytres du Hanneton, n° 235, 2002, 72 p.
  • HAMEL, Pierre. Promenades poétiques dans l’œuvre de Pierre Benoit.Le dormeur du val, Yvelineédition, Montigny le Bretonneux, 2009,280 p.
    • Les romans de Pierre Benoit se sont arrachés à plus de douze millions d’exemplaires. Si les ventes de ses recueils de poèmes furent squelettiques, la poésie ne fut pas, pour lui, qu’une amourette. Plus que la vénus alliciante, la femme qui subjugue notre épicurien mélancolique, c’est l’amazone à la passion médusante. Le père d’Antinéa nous rappelle alors que, sans amour, l’homme n’est rien. Quel est le secret de ces Poèmes qu’on ne peut enfermer dans un tiroir à styles, à l’enchanterie capiteuse, et qui battent au rythme régulier du balancier d’une vieille horloge de campagne ? Pierre Benoit savait voir et il a vu. Voyageur de l’imaginaire, il a vécu et a quitté ce monde en poète. Sa voix a sonné juste, son verbe a dit vrai. Chez lui, l’avoir jamais n’a dévoré l’être. Il na pas confondu bonheur et plaisir. Il ne tenta pas de paraître ; il fût. Certains de ses vers peuvent, par une certaine désespérance qui ne sombre pas dans un pessimisme exaspéré, nous réconforter fraternellement aux heures mauvaises. Son style reste toujours limpide comme un ruisseau landais ; ses vers fluent, tel un gave pyrénéen, et nous taraudent le cœur. Par sa virtuosité pour des voluptés auditives, il reste un des mélodistes les mieux sonnants de son époque. Ses Poèmes, joliment martelés, ne laissent pas que d’être eurythmiques. Ils ont fortement contribué à fonder la lyre néo-classique et ils constituent une œuvre nonpareille parmi les tentatives de rajeunissement de l’art régulier au XXe siècle. Ce romantique, qui est mort d’amour, a su se faire aimer.
  • HAZA, Claude. Distance intérieure. Editions de l’Atlantique, 2011, 85p.
    • La phrase de Léon-Paul Fargue que Claude Haza place en exergue de son nouveau recueil Distance intérieure reflète bien la tonalité générale de l’œuvre : « (…) Il s’agit de devenir silencieux pour que le silence nous livre ses mélodies, douleur pour que les douleurs se glissent jusqu’à nous, attente pour que l’attente fasse enfin jouer ses ressorts (…) ».

Il faut écouter les textes de Claude Haza pour entendre la petite voix de l’intérieur à laquelle ils nous conduisent sans détour. Chuchotements de l’indicible. Nuit, murmures, mémoires, résonances…

Silvaine Arabo

  • KEREL, Sébastien. Une maison à l’Ouest d’à peu près tout. Riveneuve, coll. Arpents ; 2010, 176 p.
    • Passages de gares en gares, défilés d’images zébrées derrière les vitres d’un train, voyage, voyage, encore voyage, ce livre de Sébastien Kérel semble a priori une sorte d’échappée dont on ne peut vraiment saisir le point de départ ni le point d’arrivée, seulement le sens, d’est en ouest. Pourtant, première découverte à l’ouest (de… ?), il y a ce bureau parisien, siège central de l’ennui quotidien, ce lieu où naissent tous les désirs d’ailleurs, fuir les ombres, repartir. Où ? N’importe, on y va : la Bretagne, le Golfe du Morbihan, et puis Tanger, le Maroc, et puis à nouveau la Bretagne, Belle-Île, mais il faut aller plus loin, le Chili, jusqu’aux derniers mots d’une éternelle évasion, celle des « pêcheurs en cirés » qui « comme les crabes ne savent pas où finit le monde ».

Notes éparpillées, poésies, correspondances, le chemin ne s’arrête jamais. La fin du livre n’est pas une fin, peut-être même le commencement. Roman ? Poème ? Ni l’un ni l’autre, ou un peu des deux. Carnet de bord, oui, en toutes formes, bouts de prose et de vers. Sébastien Kérel est bien un Arpenteur, un de ceux qu’on a envie de suivre, non pas pour découvrir les étapes du voyage, mais pour les fondre dans une sorte de confort crépusculaire, la douce lueur de l’Ouest, si peu près de tout.

François-Pierre Nizery

  • MAISONNIER, Serge. Zeus vs Dieu. Aphorismes. Gros textes, Châteauroux les Alpes, 2011, 88p.

Le grand malentendu entre la tradition juive et le logos grec c’est le christianisme.

Le matérialisme est peut-être sans âme mais a beaucoup d’esprit.

L’amitié est sans doute née du troc, du commerce entre les hommes. L’amitié d’abord, puis la guerre ensuite.

Dans sa troisième méditation Descartes conclut avoir très évidemment démontré l’existence de Dieu. Et c’est lui qui dans sa préface taxe les athées d’arrogants.

Avec Marx, Nietzsche et Feud la modernité aussi a eu ses tyrans de l’esprit

La Renaissance, du christianisme contaminé par l’art. Le Romantisme, de l’art contaminé par le christianisme.

L’aphorisme a au moins deux atouts. Le premier, et pas le moindre, est de ne pas lasser par de trop longs développements, et le second, d’obliger le lecteur, frustré par la concision, à penser par lui-même.

  • SANS, Gisèle. Personne ne dira le dernier mot. Editions de l’Atlantique, 2011, 46 p.
    • Si personne ne dira le dernier mot, toujours la poésie éclairera l’espace et le temps. La fonction du poète étant de pénétrer le sens caché du réel, la poésie est d’abord mode de vie, et de vie intégrale, comme l’a si bien dit et démontré Saint-John Perse.

Tous les poèmes de Gisèle Sans sont précieux qui rappellent à l’homme le besoin d’être, en tous lieux et à tout instant cependant que, comme elle l’écrit dans un poème de ce recueil, « le passé s’engouffre dans le présent illuminé ».

Yves Broussard

  • THOMASSETTIE, Monique. Moments d’une Psyché. 70 dessins, pastels, lavis ou tableaux en noir/blanc. M.E.O., 2011, 85 p.
    • C’est du beau travail. Du cousu main. Du cousu cœur.

Stéphane Rey

Ma peinture et mon écriture sont des formes différentes d’une même aspiration, d’une même tension, d’un même désir de découvrir, de recréer ou de créer un sens, une harmonie…

Les revues suivantes :

  • Arpo n° 70, hiver 2011, 24 p.A5

Bulletin de liaison de l’association

Centre culturel JB Calvignac, 24, av. Bouloc Torcatis à F-81400 Carmaux

contact@arpo-poesie.org

(Jean-Lucien AGUIE)

  • Axolotl n° 57, novembre 2010, 20p. A4

Revue littéraire et trimestrielle indépendante

Avenue Edouard-Rod, 15 à CH-1007 LAUSANNE

(Jean GRIN)

  • La braise et l’étincelle n° 92, 15 mars 2011, 24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

En invité : Marius SCALESI, poète italien…

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE – yvesfred.boisset@papus.info

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Le Gletton n° 412-413, janvier-février 2011, 58 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

Bleu… des énergies vertes

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

(Michel DEMOULIN)

  • Les hommes sans épaules n° 29, 1er semestre 2010

Cahiers littéraires – Numéro spécial, 306 p.

Henri Rode, l’émotivisme à la bouche d’orties

Librairie-Galerie Racine, 23, rue Racine à F-75006 PARIS

lgr@wanadoo.fr

(Christophe DAUPHIN)

  • Inédit nouveau n° 249, mars-avril 2011, 32 p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

  • Interventions à Haute Voix n° 47, 1er trimestre 2011, 96 p.

L’infini.

M.J.C. de la Vallée – Maison pour Tous

47, rue de Stalingrad à F-92370 CHAVILLE

mjc_chav@club-internet.fr

(Gérard FAUCHEUX)

  • Libelle n° 219 et 220, janvier et février 2011, 6p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

  • Microbe n° 63, janvier-février 2011, 24 p.A6

& Easy writer de Roger LAHU, 24 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

  • Plumes et pinceaux – Arts et poésie n° 113, mars 2011, 40p. A5 ; B-7330 SAINT-GHISLAIN

(Nelly HOSTELAERT)

franz.nelly@skynet.be

  • Soleils & Cendre n° 97, janvier 2011, 36 p. A5

Bd des Mians, 99 à F-84260 SARRIANS

solicend@orange.fr

(Henri TRAMOY)