Encore une heure, Jeanne Champel-Grenier, édition France Libris, 2017.

Chronique de Nicole Hardouin

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Encore une heure, Jeanne Champel-Grenier, édition France Libris, 2017.


Avec douceur, Jeanne Champel Grenier retient les vibrations de son jardin enchanté, restitue les tombées soyeuses du vent, écoute l’arbre  projeter son tremblement d’amour : palpitation de l’invisible.

Elle peint avec  plume et  pinceau l’heure du soir, celle où les oiseaux, qu’elle connait parfaitement, cicatrisent les haies et tracent des zébrures sombres sur le canevas de la nuit à l’équerre des étoiles.

La poétesse devient fileuse, avec son rouet – feuille blanche elle tisse la ténèbre sidérante d’amplitude. Elle cisèle des nœuds sur les fils de chaîne afin de prendre le temps d’écouter la pluie bergère qui a le cœur à chanter du Verdi.

Jeanne Champel Grenier est lieuse de mots, relieuse d’images qui clonent le mystère à notre portée.

La tapisserie s’allonge sur son métier à poétiser. Tapisserie des fleurs, comme au Moyen Âge, parsemée, entre autre, de lilas de violettes, de cresson, d’églantines, sans oublier oiseaux et petits animaux, telles les grenouilles qui font une chorale de bénitier.

L’auteure passionnée par la nature en est très proche. Elle retient le temps qui s’y égoutte. Avec patience, en filant ses textes, elle entrecroise fantasme et raison, odeurs et couleurs pour le bonheur de ses lecteurs.

Les saisons défilent : les pâquerettes signent juin au coin du foin. Et lorsque les premiers frimas ondulent sur les petites aubes, la douceur quitte son lit d’églantier.
Ce recueil est un hymne vibrant à l’univers, il foisonne de couleurs : quiétude de safran, et d’odeurs  : les graviers de l’allée gardent en otage contre rançon le parfum des lilas.

Jeanne Champel Grenier se fond dans chaque jour ; elle sait en retenir la quintessence pour la faire partager à son lecteur. Elle y trouve la saveur des premiers matins en ayant ce sentiment profond d’appartenance au tout tendant vers la filiation. Elle retrouve ce temps où ciel et terre ont rompu leurs étreintes pour laisser éclater le bleu de l’Origine, ce bleu qui tremble encore de tous les possibles, de tous les devenirs de l’ascétisme à l’ivresse.

Mais oui, Jeanne Champel Grenier, Encore une heure et plus pour vos lecteurs afin de leur apporter la sérénité qui émane de ce recueil et dont le monde a tant besoin.

Retenons les observations, ces petites choses qui apaisent puisque avec Jeanne Champel Grenier s’écouleront les heures des fontaines qui parlent patois dans leur sommeil.

À travers les griffures du temps, lorsque l’auteure, dans un déluge d’encre, sculpte la douceur de la nature, tout peut advenir : une onde de braise frémit, le feulement du vent trouble l’inertie de l’eau, l’ombre prend feu.

Hypogée du rêve.

©Nicole Hardouin

Encore une heure et Petite peinture de nuit : Suite en ciel majeur de Jeanne Champel Grenier, Ed. France Libris, 2017

Chronique de Claude Luezior

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Encore une heure 
et 
Petite peinture de nuit : Suite en ciel majeur
de Jeanne Champel Grenier, Ed. France Libris, 2017


Avec la générosité qui la caractérise, Jeanne Champel Grenier nous livre deux recueils fort courtois, l’un de blanc, l’autre de noir vêtus, j’allais dire un peu Chaneldans leur dépouillement et leur élégance.

La poésie s’est ici élaguée de tout artifice : le verbe court sur la feuille en heureuse pureté. Pas de rime, de majuscule, pas de titre, de table ni même de pagination. Simplicité non pas minimaliste mais retour aux sources. Un extrait dense de Michel Lagrange en guise de préface (ou d’envoi) à la Petite peinture de nuit, une feuille volante, ambassadrice de haut vol pour Encore une heure, comme affranchie du livre mais de haute intensité, sous la plume de Nicole Hardouin. Les premières de couverture, tableaux de l’auteur qui est également artiste-peintre, proviennent d’une même diversité créative.

Mais revenons au texte, à la parole, au repas sacré où la mise à la ligne tient lieu de ponctuation, où l’image se suffit à elle-même. Fluidité de l’écriture verticale :

l’instant 
s’égoutte

Relation du rêve avec un dépouillement de bon aloi.  Atmosphère épurée à la Robert Doisneau, toute en finesse, suspendue dans l’espace, à la fois parée d’ombres et de contre-jours, de personnage suspendus aux lèvres du temps et à d’insolentes contre-plongées.

Toutefois, cette simplicité ne veut pas dire indigence car au fond de moi / et en périphérie / un fakir / marche sur les braises. De Jeanne Champel Grenier, on connaît la truculence de sa prose, son appétence pour l’anecdote savoureuse, son humour jouissif, le fumet de ses mots confits et la tendresse de ses histoires pour Chaperons et mères-grand en balade.

On retrouve ici ce sens inné de l’observation, du détail, du naturel, de l’imaginaire : chuintement / des algues / chevelues / accrochées / au rocher /  tout juste / sorti / de l’apnée. Ou bien : trouver / un hippocampe / bijou / préhistorique / desséché / entre deux galets / millénaires. Ici, la magie poétique fait son nid avec une certaine gravité : dans la mémoire / d’argile / l’horizon se régénère / la paix reprend sa force / originelle / la solitude est un écrin. L’instantané se glisse dans l’herbier des mots, y prend tout son sens: ainsi / renaissent / les murs / de la nuit / à l’équerre / des étoiles.

C’est ainsi qu’une conteuse est également née chamane. Peut-être pythie ou devineresse. Poète, en tout cas.

©Claude Luezior

Le goéland qui fait miaou ; Une histoire et des chansons de Jérôme Attal

Chronique de Nadine DoyenLe-Goéland-qui-fait-miaou-Le-label-dans-la-foret-543x559

Le goéland qui fait miaou ; Une histoire et des chansons de Jérôme Attal, Illustration de Sylvie Serpix ; Narration : Robinson Stevenin ; Musique : Constance Amiot ; Livre album ; Octobre 2017 ; Le label dans la forêt.


Vous avez besoin de vous émerveiller ? De chanter ? De lire une jolie histoire ou de la raconter à vos jeunes ? Vous aimez les animaux ?

Ce livre plein de fraîcheur, magnifiquement illustré, est pour vous.

Son héroïne, Cordélia, qui a le cœur sur la main vous attend.

Jérôme Attal a pris sa plume de conteur pour nous relater les premiers pas de Kino, un bébé goéland. Regardez le sur la couverture, perché sur la cheminée, comme il est hésitant. Mais sait-il voler ?

Le récit se déroule en une succession de tableaux colorés, signés Sylvie Serpix.

Une invitation à s’abîmer dans la contemplation des images colorées, douces.

Les parents de Cordélia attablés devant un plateau de fruits de mer.

Le ciel envahi par une armée de drones. Mystère.

La chute de Kino, par chance amortie par le coussin de pétales des hortensias.

C’est alors qu’il croise Capucine, la tortue, puis Kissifrotte, le hérisson.

On suit Kino dans sa découverte du monde terrestre jusqu’à la rencontre providentielle avec Cordélia dans le jardin où poussent des jonquilles.

Ces deux âmes solitaires qui vont vite se comprendre.

Un énorme point d’interrogation traduisant l’embarras de Cordélia se transforme en point d’exclamation confirmant que ce ne peut être qu’un chat pour faire MIAOU !

Une graphie pleine d’humour.

Jérôme Attal montre que la curiosité est un vilain défaut et drape son conte de tendresse, d’amour, de bienveillance. Il glisse un conseil altruiste : aider son semblable, faire acte de bonté, l’opposé du voisin monsieur Orbide.

Il sait nous plonger dans la magie de l’enfance et jouer avec les mots : « Pattes-à- strophe ! », « snarkphone » et les onomatopées dans les chansons.

Un superbe livre album, multi cartes, déclencheur de paroles, rythmé par les chansons de la talentueuse Constance Amiot, ponctué par le clapotis des vagues, les cris des mouettes et goélands. On y apprend les cris des animaux.

On peut aussi écouter, les yeux fermés, la voix chaleureuse de Robinson Stevenin nous narrer les aventures de Kino ! Puis imaginer notre propre film et le dessiner.

De quoi stimuler la créativité. Plaira aux petits comme aux grands. « On kiffe » !

Un travail d’équipe réussi.

©Nadine Doyen

 

Un personnage de roman, Philippe Besson, Julliard ; Août 2017 (247 pages – 18€)

Chronique de Nadine Doyen

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Un personnage de roman, Philippe Besson, Julliard ; Août 2017 (247 pages – 18€)


Philippe Besson fait un pas de côté avec cet ouvrage relatant les coulisses d’une campagne présidentielle. Le tableau de la couverture n’est pas un Hopper, mais un Monet : Rue Saint-Denis, fête du 30 juin 1878 : une foule en liesse, tout un symbole.
Pourquoi le romancier s’est-il intéressé à Emmanuel Macron ?
Il s’avère qu’ils se connaissent déjà depuis quelques années, se fréquentent.
Il voit en lui une carrure de président tout en ayant des doutes pour le final.
Mais aussi un personnage romanesque cherchant d’ailleurs un référent littéraire.
Il va décrypter la figure de ce « météore », « une anomalie hypermnésique » qui emprunta le nom « En Marche » à Saint Exupéry.
En ouverture, Philippe Besson revient sur la genèse de ce roman, projet accepté par l’intéressé. Un gage de confiance puisqu’ « aucune relecture » n’est exigée.
Le récit débute le 30 août 2016, date marquante pour Emmanuel M. puisque jour où il démissionne.On assiste à une vraie mise en scène théâtrale : un bateau blanc, à son bord un homme déterminé, « avec la lettre », qui part vers l’Élysée.
L’auteur insère un autoportrait d ‘Emmanuel M. qu’il décrypte en mettant en balance ce qui peut être un atout et ce qui peut nuire. Il nous montre de multiples facettes (du « sale gosse » au « courtisé »), mais conclut par ce côté paradoxal, impénétrable, comme « un sphinx version Mitterrand », « coffre-fort cadenassé ».
Il recueille aussi les confidences de sa photographe attitrée « Soazig », de sa mère croisée à Bercy. Il en distille d’autres glanées au cours de l’avant campagne.
Le rapporteur dissèque la période avant dépôt de candidature. Il souligne le suspense qui perdurera jusqu’à l’annonce officielle le 16 novembre 2016.
Comme le couple est indissociable, Philippe Besson qui a plus d’affinités avec Brigitte M. livre également son portrait, texte de commande pour un magazine.
Il évoque sa famille, la rencontre avec cet élève brillant qui devient son mari. Puis souligne tout ce qu’ils ont dû surmonter (presse malveillante, des opposants qui prédisent son échec, la rumeur d’homosexualité). Comme le rappelle Gaspar Glanzer « la politique est un sport de combat » ! Des joutes électorales à affronter dans un milieu qui brasse la violence verbale, mais pas que (« férocité, acrimonie »).
La complicité entre Brigitte et Philippe Besson est frappante par leurs échanges téléphoniques, quasi quotidiens, surtout lors « d’avis de tempête ». On devine les craintes de Brigitte jugulées par l’auteur d’ Arrête avec tes mensonges (2).
Roman dont elle a trouvé « les mots justes et coupants ».
On découvre les personnalités de tous ceux amenés à entourer le candidat, à oeuvrer dans l’ombre, les deals passés avec d’autres. Puis les soutiens de sommités.
Si Philippe B donne des conseils, félicite, encourage, il tacle aussi, il ne se prive pas de montrer son désaccord, comme pour le choix du titre du livre à paraître d’Emmanuel M. « Revolution ». Il l’épingle pour des paroles maladroites, un discours trop long, creux. Il lui rapporte les propos de proches : « Il a intérêt à rectifier, s’il veut que ça marche ». Il brocarde les médias qui cherchent le buzz en recevant le candidat tout comme les propos délétères de certains éditorialistes.
Quand la coupe est pleine, « l’attaqué », « le gourou sans programme » fait entendre sa voix aux détracteurs virulents.
Philippe Besson soumet moult questions au candidat, à « la dimension christique », « visage de la Pietà » , « considéré comme le métèque en politique », le faisant se projeter à l’assemblée et face aux grands (Trump et Poutine). Force de constater qu’il a toujours la parade pour lui répondre,qu’il aimante, galvanise, séduit les foules, suscite l’espoir et l’admiration de Ph.B.
Toutefois un danger se profile avec Marine Le Pen. D’où la nécessité de ne pas faiblir et présenter un programme fort.
On suit Emmanuel M. dans ses déplacements en France et Outre-mer, à l’étranger. Une escapade privée à Lisbonne, début 2017, que le couple romantique a certainement faite, sur les traces du roman Les passants de Lisbonne. (1)
Ce qui ressort de ces entretiens avec Philippe Besson ce sont les connaissances encyclopédiques d’Emmanuel Macron, d’où la pléthore de références dans cet ouvrage. Citons celle de Camus : « Oui, j’ai une patrie : la langue française ».
Au final, le portraitiste montre « un homme singulier, qui reste énigmatique » avec une certaine opacité, placidité. Il s’attarde sur sa poignée de main, son regard !
A l’aube des deux tours, l’effervescence règne au QG, ce sont briefings, débriefings, débats télévisés, période dont chacun se souvient qui signe « la déliquescence des partis qui structuraient la vie politique depuis cinquante ans » et la victoire d ‘E.M.
On peut entonner Nina Simone : « It’s a new dawn, it’s a new day, it’s a new life ».
Finie « la vie de corsaire », finie l’exultation, place à « la solennité, la gravité, la rareté » pour celui qui est maintenant le plus jeune président de la République. Fin de l’aventure pour notre narrateur qui a pour reliques de ce « long compagnonnage » ses carnets noirs empilés, truffés de notes, de paroles « griffonnées à la hâte, avec le souci de ne pas les déformer »!
En filigrane on devine Philippe Besson, « le garçon sensible », qui glisse une pensée pour ses disparus :dédiant cet opus à sa grand-mère, et imaginant comment son père aurait jugé cette campagne.Donquichottesque ?! On retrouve l’écrivain proche de son lecteur qui nous adresse un aparté : « Que je vous dise.. », dans lequel il explique son besoin de distance « avec les soubresauts de la politique ».
On entend la discrète voix de S. qui juge cette campagne chronophage, confisquant leurs moments privilégiés à eux deux.
Dans ces miscellanées de Philippe Besson, sont regroupés des articles publiés dans la presse ou dans des magazines, des SMS,des bribes de conversations plus intimes où l’on sent le rôle de catalyseur, voire de modérateur, joué par le romancier. S’y glisse son ressenti, en aparté. A savoir qu’il est parfois « périlleux d’écrire des livres » !
Un récit qui court du 30 août 2016 au 14 mai 2017 et relate le parcours d’un homme ambitieux et déterminé, en marche vers le pouvoir, vers l’Élysée, ce Graal convoité, avec tous les obstacles, les déconvenues à endosser, les rumeurs à contrecarrer.
Neuf mois qui tissent la complicité entre le futur président, et Philippe Besson, « le conteur de ses faits et gestes » et ont permis de lâcher quelques confidences.
Un témoignage éclairant de ce moment historique hors norme, qui a « turbulé le système » qui fera date. Un pas de côté réussi, impartial, sans complaisance.
Une expérience unique et mémorable que l’auteur nous a fait vivre avec intensité.

Nadine DOYEN


(1) : Les passants de Lisbonne de Philippe Besson Julliard janvier 2016
(2) : Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson Julliard janvier 2017

L’EPOPIADE & L’APOLLONIADE, Jean-Loup Seban, MMXVII, Éditeur : chez Robert Clerebaut, imprimeur

Chronique de Anne-Michèle Hamesse

Présidente de l’Association des Ecrivains Belges.

seban_epopiade.jpgL’EPOPIADE & L’APOLLONIADE, Jean-Loup Seban, MMXVII, Éditeur : chez Robert Clerebaut, imprimeur

Une nouvelle œuvre de Jean-Loup Seban constitue toujours un événement culturel et esthétique.

Il n’y a qu’à voir et toucher les couvertures raffinées et rares de ses ouvrages, ces verts profonds animés de volutes, on croirait voir un étang habité de créatures étranges, pour se voir persuadé du caractère exceptionnel du livre.

Une fois le pas franchi, dès l’ouverture du carnet, le parfaite adéquation du contenu et de l’écrin qui le protège saute aux yeux.

Cette recherche de la perfection qui anime le poète Seban lui a valu de nombreuses  nuits blanches, passées à ajuster les rimes, à les adapter, les imbriquer jusqu’au résultat parfait, un rite pratiqué selon des règles sévères, qu’il respecte à la syllabe prêt.

L’exigence de cette excellence a d’ailleurs valu à Jean-Loup Seban d’être honoré du prestigieux Prix Charles Le Quintrec,  décerné par la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie à Paris.

Honneur rare dont il ne vous soufflera mot tant la modestie des grands est son apanage.

Les orfèvres français de poésie classique ne s’y sont pas trompé en le célébrant ainsi.

Si on considère son oeuvre à la loupe on remarque qu’à la différence de la Bergeride où s’épanouissaient des vers libres, ce recueil-ci privilégie le sonnet classique et toutes les règles qui s’y rattachent, L’Epopée Impériale est exemplaire à ce titre.

Le recueil débute dans une savante évocation, un déferlement, un fracas de ruines et de puissances

Le lecteur subjugué s’embarque dans ce chariot de sonnets d’abord escorté par l’Epopée Barbare

De nuit l’amoureux donc par la porte secrète

Pénètre dans le cloître, envahit la retraite,

Arrache la nonette à son destin sacré

Je songe à Victor Hugo, et fredonne Brassens, cette histoire de nonne qui aima un brigand…

Enhardi par ce romantisme le lecteur poursuit son voyage enchanté aux côtés de l’Epopée Chrétienne avant d’atterrir en douceur sur une couronne de sonnets d’où fuse cette belle question : L’art d’aimer n’est-il point d’abord spirituel ?

Contemple , ô jeune cœur plein d’émoi sensuel,

Cette pâle anémone à la fin douloureuse.

L’art d’aimer n’est-il point d’abord spirituel ?

La poésie est-elle un travail ?

On pourrait s’en douter rien qu’à voir Jean-Loup Seban, pris par une fièvre créatrice, passant des nuits et des nuits à parfaire ses sonnets, maniant ses infinies connaissances qui vont de l’Antiquité à l’Empire jusqu’à aboutir, au matin, à la forme parfaite, labeur magnifique qui lui a valu à Paris ce grand prix de poésie classique.

Après des nuits entières occupées à aligner des strophes, comme un musicien virtuose compose ses symphonies, dans le plus strict respect des règles de la Poésie Classique, Jean-Loup Seban nous offre avec ces L’Epopiade & L’Apollonide, fêté comme il se doit à Paris, un nouveau trésor de lecture, jamais égalé et dont, avant tout autre chose, il convient de se repaître.

Œuvres de Jean-Loup Seban

Otiose ou l’honnête ociosité vengée

Désirs apollinaires

La Bouquineuriade

La Bergeride

L’Epopiade & L’Apolloniade

©Anne-Michèle Hamesse

Présidente de l’Association des Ecrivains Belges.