Serge Maisonnier

Un recueil de 90 pages d’aphorismes édité par Gros Textes

– Quel fainéant ce Socrate, préférant taper la discute avec ses potes  sur un banc ou au pied d’un arbre plutôt que prendre un crayon et conséquemment laisser le boulot à Platon, son secrétaire. Quant à Jésus, lui, s’il s’est bien essayé à l’écriture a choisi le plus mauvais des supports : le sable.

– Le matérialisme est peut-être sans âme mais a beaucoup d’esprit.

– Que le capitalisme ait toujours mieux réussi que les autres systèmes démontre simplement son féroce appétit pour l’argent et sa plus grande aptitude au cynisme.

– L’aphorisme a au moins deux atouts. Le premier, et pas le moindre, est de ne pas lasser par de trop longs développements, et le second, d’obliger le lecteur, frustré par la concision, à penser par lui-même.

Préface de Patrice Maltaverne (Traction-Brabant) ; Illustration de couverture Sylvia Mota.

Format 14 x 21 ; 8 € l’exemplaire (+ 2 € de port – port compris à partir de 2 exemplaires commandés)

COMMANDE à adresser aux

Editions Gros Textes

Fontfourane

05380 Châteauroux-lès-Alpes

Cathy Garcia

Format 10,5×14,8cm – 52 pages – 7€
Photo de l’auteur
Le mot de l’éditeur :

Cathy Garcia est une artiste complète, presque prométhéenne. Poésie, littérature, oeuvres picturales, dessin, collages, théâtre, chant… Le plus remarquable est qu’elle excelle dans tous ces domaines. Quelque chose comme une forme de vitalité impérieuse.

Ce nouveau “minuscule” est, comme il se devait pour elle, innovant, puisqu’il est le premier à contenir, en plus de ses textes, des illustrations originales de l’auteure.

Adressez vos envois et vos commandes à :

Asphodèle-éditions
23 rue de la matrasserie
44340 Bouguenais

06 43 35 49 14

ou par mail à :

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Traction-Brabant n° 38

INCIPITS FINISSANTS (38)

Ah bon sang ! Qu’est-ce qu’ils étaient bath les vieux de dans le temps ! Ils ne nous faisaient pas concurrence, ils ne nous cassaient pas les pieds, à toujours vouloir être dans le coup, à vouloir rester jeunes, à toujours être dans le vent, dans la bourrasque oui, à courir à bride abattue, malgré leurs dénégations, après la jeunesse éternelle, alors qu’ils ne parviendront pas à garder la jeunesse en courant après, c’est une évidence, parce que le moteur, il est davantage foutu, malgré tout. Et puis aussi, parce que c’est inutile car la jeunesse, qu’est-ce qu’elle peut être conne des fois !

Alors, oui, moi, je regrette les vieux qui ne quittaient jamais leur maison, qui continuaient à s’habiller en bleu de travail, comme s’ils continuaient à aller au boulot, même s’ils ne travaillaient plus. Les vieux pour qui les loisirs principaux étaient la culture du potager et le canon de vin rouge au café du coin. Les vieux qui n’avaient pas honte de se coucher à sept heures du soir et qui regardaient jamais la télé, ne suivaient jamais la mode, même pour la critiquer. Bref, des vieux de vieux, des vrais vieux ! là, au moins, on n’était pas trompés sur l’emballage. Avant, les vieux revendiquaient d’être vieux, parce qu’ils n’étaient pas nombreux à pouvoir le devenir. Alors voilà, c’était plus clair pour moi.

Heureusement, je suis très content, parce que le pouvoir, merci, en reculant l’âge de départ à la retraite, va contribuer à changer cette situation, en faisant de nous des vrais vieux, comme autrefois. Pas des vieux jeunes, qui font tout le temps semblant, mais des vieux aux dos cassés et plein de rhumatismes et qui voyageront du lit au boulot et vice versa. Les vieux vont enfin pouvoir retrouver leur fonction première, celle d’être vieux et de faire vraiment tache au milieu du tableau, en nous offrant un spectacle, certes désolant, mais tellement naturel. En plus, c’est de là qu’on vient, alors autant y retourner.

Parce que, en plus, les vrais vieux, ça sera nous. Génial, car nous ne risquons pas de nous faire de l’ombre. Et pis, les jeunes nous respecteront mieux si on essaye pas de leur ressembler.

Ah vivement qu’on soit vieux ! On pourra même pas regretter notre jeunesse, notre jeunesse de vieux !

Parce que tout ça, de toute façon, pour la révolte, c’est du pareil au même !

Patrice Maltaverne

Microbe 63

Le 63ème numéro du Microbe est à l’impression.

Au sommaire :
Collages de Cathy Garcia
N
icolas Brulebois
J
ean-Marc Couvé
A
nna de Sandre
É
ric Dejaeger
P
atrick Frégonara
A
ntoine Geniaut
I
sabelle Jarlin
R
oger Lahu
P
ierre Mainguet
C
armelo Marchetta
M
urièle Modély
Jany Pineau
T
hierry Roquet
S
alvatore Sanfilippo
G
uillaume Siaudeau
M
arlene Tissot

Les abonnés le recevront début janvier. Les abonnés « + » recevront également EASY WRITER, mi(ni)crobe 27 signé Roger Lahu. Les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez Eric Dejaeger