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CONFLUART-Caves de l’Hôtel de ville de Virton-16&17/04/2016
Présence de la revue Traversées
Jérôme Attal, Les jonquilles de Green Park (215 pages – 17,50€).
Chronique de Nadine Doyen

Jérôme Attal, Les jonquilles de Green Park (215 pages – 17,50€).
Jérôme Attal nous transporte Outre-Manche, au cœur de la capitale londonienne à l’époque du blitz, période noire qui contraste avec l’image lumineuse du bandeau.
Toutefois la bombe qui domine Big Ben laisse craindre le pire.
L’exergue de Francis Scott Fitzgerald focalise notre attention sur cette tranche de l’existence des teenagers, incarnée par le narrateur Tommy, âgé de treize ans.
Mais qui est Mila, à qui le roman est dédié ?
On suit en particulier la vie de la famille Bradford dont les journées, les nuits sont ponctuées par les alertes des sirènes et les descentes aux abris. Qui sont-ils ?
Le narrateur Tommy, revisite son enfance, égrène ses souvenirs. Son ambition ? Devenir écrivain, car pour lui, « L’écriture, c’est un peu le bonbon magique de l’existence ». Il se remémore les excentricités de son père.
Sa sœur Jenny s’engage comme infirmière au Saint Thomas’ Hospital.
La mère qui trime dans une usine, où le « never explain never complain » est de rigueur, affiche sa gaîté en chantant. Les paroles de la mère, empreintes de sagesse et de lucidité, aident sa famille à voir le trottoir ensoleillé : « La vie n’est qu’un court séjour, et il faut se réjouir de chaque instant ».
Le job du père est plus mystérieux. Ce dernier tient à entretenir le culte de ses disparus, et en particulier parler à Tommy de sa granny Rose, poétesse.
Le narrateur nous fait découvrir son talent avec le poème « Home » sweet home.
Cet attachement à son foyer, Maria Rigoni Stern le traduit ainsi : « L’endroit où l’on a passé une période sereine demeure dans la mémoire et dans le cœur toute la vie, mais ce souvenir devient encore plus cher si, à cette période heureuse, ont succédé d’autres temps excessivement durs et douloureux ».
Comment fêter Noël dans cet état de guerre ? Pour le père de Tommy, en anticipant.
Ainsi, si selon la tradition britannique, le Boxing day (jour d’ouverture des cadeaux) a toujours lieu le 26 décembre, les Bradford opte pour le soir du réveillon.
Tommy attend beaucoup de ce moment d’apothéose, guettant la réaction de sa mère devant le cadeau « home made » fabriqué par son père et lui.
Ce cadeau, le lecteur en a suivi sa construction et noté la connivence du père et du fils pour offrir à la mère l’objet rêvé, preuve de l’amour.
Jérôme Attal montre cette fébrilité de l’impatience, la bonne humeur puis la course effrénée de toute la famille aux abris. Une célébration interrompue va se poursuivre de façon souterraine, les Londoniens n’ayant pas la chance de connaître cette trêve passagère qui permit, en 1914, aux soldats ennemis de se souhaiter un « Merry Christmas » dans les tranchées, comme dans le film Joyeux Noël.
Toutefois l’ambiance reste festive grâce à Lord Papoum, « fringant sexagénaire ».
Et « l’atmosphère irréelle ». Tommy reste ébloui d’avoir côtoyé Mila, tel un mirage.
Cette vie, toujours menacée, renforce la solidarité et on découvre la générosité de Tommy pour son copain Oscar, à qui il offre son dessert. Lui dont le cadeau de Noël se résume à un paquet de Corn Flakes, comme autrefois le luxe d’une orange.
Ce récit raconté à la hauteur d’un garçon de 13 ans, truffé d’anecdotes et de scènes entre copains (bataille de polochons, leur vol à l’étalage) rappelle des épisodes du Petit Nicolas de Sempé ou de la guerre des boutons de Pergaud. Les conversations se déroulent dans un style peu châtié : « ferme ta gueule », « connard ».
Leur insouciance, leur besoin de jouer, de s’émanciper leur permettent de tromper la dure réalité sur le terrain. Jérôme Attal insère une intrigue avec ce message d’Oscar transmis par Mila à Tommy. Pourquoi ce rendez-vous à Hyde Park ?
Y aurait-il un lien avec la police venue chez les parents d’Oscar ?
Toutefois, le récit s’accélère avec l’imminence du danger, contraignant Tommy à une course effrénée. L’angoisse va crescendo d’autant que chacun des membres de cette famille unie se trouve à ce moment-là dispersée. Cette « menace, pressante », même les écureuils et les oiseaux dans leur comportement l’anticipaient.
Comme chez Guy Goffette, dans Une enfance lingère, ce sont les tantes qui initient aux premiers émois amoureux. Ou cet oncle d’Oscar « toujours à cheval » !
Un éveil à la sensualité s’amorce chez ces adolescents qui ne sont pas insensibles aux charmes des femmes. Mais « l’amour est toujours une affaire plus compliquée ».
Les cœurs battent pour les protagonistes terrifiés par cette guerre et les sifflements, les détonations. Mais aussi d’amour. Que penser de Lord Papoum « qui en pince » pour la mère de Tommy ? L’évier qui déborde chez Tante Pretty n’est-il pas la preuve qu’elle est amoureuse ? Tommy n’a-t-il pas « le cœur en feu », aimanté par la magnétique Mila, depuis cette soirée autour de la piscine souterraine ? Mila, au « sourire magnifique et mystérieux » que l’on imaginerait volontiers sublimée par le couple d’artistes Pierre et Gilles.
Les aficionados de Jérôme Attal ne seront pas surpris par ses nombreuses comparaisons imagées : « un ventre à la forme d’un Jelly Belly Bean » ou ses formules insolites : « le fantôme de mes espérances », « un bonbon de solitude », « un trop plein d’ice-cream d’amertume », « la valise à regrets ». L’auteur ne manque pas de digresser (sur ses hobbies : les timbres, les comics books) et de distiller des apartés à l’adresse de son lecteur.
Dans ce roman, on devine le parolier quand l’auteur évoque le pouvoir d’une chanson ou décline des musiques de références : Bing Crosby, Louis Armstrong, Vera Lynn.
C’est un amoureux de Londres, un connaisseur des coutumes anglo-saxonnes (crackers de Noël), qui distille son « British touch » (mots en anglais : « Honey, pea and ham, le proverbe : une pomme par jour, sandwich au concombre, les chocolats Cadbury, les chansons patriotiques), le tout mâtiné d’humour.
Jérôme Attal, en campant son récit à l’époque du conflit de la seconde guerre mondiale, évoque les responsables au gouvernement de cette période : Churchill, Premier ministre. Il nous entretient des différents abris qui l’on construit.
Ces pages décrivant un paysage urbain dévasté, « Londres, réduite à un chantier de démolition » sous « le feu nourri de la Lutwaffe », ravagée par les bombes résonnent avec les conflits actuels. « London is burning », « rues éventrées, redessinées aux shrapnels », « monceaux de gravats ». On imagine l’hécatombe, les voitures pulvérisées, l’ « horreur indicible », l’effroi. L’auteur souligne la résilience de ses protagonistes, leurs atermoiements (rester à Londres ou se réfugier à la campagne ?) comment ils se raccrochent au moindre espoir et ne comptent que les heures heureuses. La famille Bratford va-t-elle échapper au carnage ?
Jérôme Attal évoque la tragédie des orphelins : « C’est quoi la suite quand tu perds tes deux parents en une fraction de seconde et que t’es même pas assez grand pour t’assumer tout seul ? ». Voici l’âge bête « enjambé », les adolescents ont cessé leurs « conneries », la guerre les a fait mûrir. Une jeunesse « grignotée par les bombes ».
Le récit, où rayonne le sourire de Mila, se clôt en avril 1942, dans la lumière des parterres de jonquilles, « belles. Solides au vent », celles que Tommy et Mila espèrent aller admirer dans Green Park, la paix revenue. Leur pacte secret pourra-t-il être tenu ? Laissons le suspense. On quitte Tommy, confiant en l’avenir, en Churchill. N’est-il pas représenté en superman sur le bandeau ?
« We shall overcome », pourrait devenir leur viatique.
Gageons que ce roman invite chaque lecteur à exhumer de ses journées les petits riens qui permettent de positiver et de compter les heures heureuses, comme le moment de la lecture des Jonquilles de Green Park, roman profond et touchant.
©Nadine Doyen
Traversées n° 79-Mars 2016
Service de presse n°41

Traversées a reçu :
Les recueils suivants :
L’aura du blanc
Béatrice Libert ; poèmes ; préface de Pierre Somville ; encres de Motoko Tachikawa ; éditions Le Taillis Pré ; 2016, 90 pages.
« L’aura, selon Michel Bréal, le fondateur de la sémantique, désigne cet effet de halo qui entoure le sens obvie des mots. Un peu comme les harmoniques qui se développent autour du son musical, les termes qu’on utilise et qui renvoient de prime abord à l’un ou l’autre élément du réel s’enrichissent d’une sorte d’irisation, qui les auréole.
Béatrice Libert a donc bien choisi son titre. Chacun de ses poèmes à forme brève est un petit bijou sorti de l’athanor. »
Pierre Somville
« Présence vibrante à ce qui peut être comme à ce qui est, le poète connaît ces aridités qui attisent faim et soif et, orfèvre du désir, elle étanche de neige l’espace du poème, là où la pureté du froid épouse la brûlure. »
Cécile Oumhani
Béatrice Libert vit et crée en Wallonie ; elle est l’auteur de nombreux recueils ; elle a reçu plusieurs prix dont le Prix Jean Kobs de l’Académie Royale pour Ecrire comme on part (Le Bruit des autres). Ses poèmes ont été traduits en quelques langues.
Le bas débit du beau
Christophe Liron ; éditions Clapas ; collection Franche Lippée ; 2015, 8 pages.
Il y a
Jean-Claude Pirotte, poésie ; images de Didier Cros ; éditions Motus ; http://www.editions-motus.com ; F-50460 Urville-Nacqueville ; 2016, np.
« Les 9 et 10 avril 2014, dans l’appartement de la rue Rempart de la Vierge à Namur, les tout derniers poèmes de Jean-Claude Pirotte, écrits pour les jeunes lecteurs de Motus.
En 33 quatrains, un tour d’horizon où sont rassemblés les thèmes chers à JCP et où se révèle le portrait de l’enfant qui hante l’œuvre depuis le tout début : l’enfant contrarié. Sans passer sous silence la violence et les maux d’aujourd’hui.
En ces jours d’avril 2014, JCP referme le carnet où il vient d’écrire il y a, et ainsi les derniers mots seront
j’aurai franchi les paysages
comme un oiseau dans ses voyages
Sylvie Doizelet
Né en 1939, disparu en mai 2014, Jean-Claude Pirotte a publié une cinquantaine d’ouvrages alternant poésie, récits, romans. Chroniqueur du « Journal d’un poète » dans le mensuel Lire, il a été salué par de nombreux prix, notamment, en 2012, le Goncourt de la Poésie pour l’ensemble de son œuvre et le Prix de Poésie de l’Académie Française.
Depuis une dizaine d’années, JCP traviallait à Lueurs noires, un ensemble de notes et réflexions sur l’univers du peintre Didier Cros qui illustre ici à merveille les poèmes d’il y a.
La malle aux souvenirs
Marcel Detiège ; poésie ; éditions Michel Frères, rue Basse, 2 à B-6760 Virton ; 2016, 141 pages.
Marcel Detiège est à la fois chroniqueur judiciaire et littéraire. Il a publié divers ouvrages, dont Le petit Plug est mort, à propos duquel le critique Pol Vandromme a écrit : « Marcel Detiège connaît sa langue sans rien consentir aux modes qui la prostituent aujourd’hui. » Dès ses premiers essais poétiques, il fut accueilli par Constant Burniaux, de l’Académie royale, qui se retrouvait en lui : « Une poésie humaine ». Un kaléidoscope d’images, de sensations, d’impression en prise directe sur la vie. Pas de camouflage. Pas de trucs. Pas de mensonges.
Journal/Indépendance-Le Peuple
Lettre au lecteur
Certains auteurs ont le génie des titres de livres qui longtemps demeurent en la mémoire. Las, je ne possède pas cette faculté-là qui nécessite une grande patience. Les poèmes que l’on pourra lire ayant paru aux pages des journaux (notamment le Journal des Tribunaux de Bruxelles), j’aurais aimé que le titre reflétât cette démocratique fréquentation. Je songeai à Poèmes journalistes sur le mode de Thibaudet qui avait écrit Critique journaliste. Mais Jean Cocteau l’avait pris pour ses Poésies de journalisme. Je songeai encore à Chroniques, au pluriel, mais Saint-John Perse l’avait utilisé au singulier. La différence était mince, et l’euphonie parfaite : je ne voulus point m’aventurer en cette périssoire. Je songeai à Poèmes irréguliers, ce qu’ils sont, en effet, mais cela ne faisait-il pas didactique ? Il y avait aussi Album-photos, ce que sont ces poèmes ; des photos prises sur le vif, mais cela courait risque de faire un peu keepsake…
Serait-ce point Poèmes sans la grâce ? Mais cette expression est courante dans le genre de la fausse modestie. Au demeurant, il ne fallait point se dévaloriser soir-même ; les autres s’en chargeraient volontiers !
Je songeai, tout à coup, à Malle aux souvenirs, ce qu’est de vrai, ce fourre-tout contenant des poèmes de circonstances. Il y avait dans ces trois mots quelque chose de retenu, de filigrané, d’implicite qui me convenait, et qui voulait dire une poésie qui ne chante ni très fort, ni très haut, une poésie qui ne se donne point en spectacle, que l’on ne porte point en bandoulière. C’est une poésie que l’on crayonne distraitement à un morceau de carton, sur le coin d’une nappe – sur un éventail c’eût été trop – et que l’on laisse ensuite à son sort…
Voilà, c’était dit. Il en serait ainsi. Le lecteur – grand juge – dira ce qu’il en pense.
Marcel Détiège
Le mot de la fin
Zlatko Topčić ; éditions M.E.O., avenue Jeanne, 10 bte 5 à B-1050 Bruxelles ; roman traduit du bosnien par Jasna Samic et Gérard Adam.
http://meo-edition.eu
meo.edition@gmail.com
L’accusé, poète devenu à son corps défendant sniper dans l’armée de Bosnie-Herzégovine durant le siège de Sarajevo, a-t-il vraiment commis le monstrueux crime dont on l’accuse : l’assassinat de deux fillettes serves pour venger les deux filles de celle qui fut son premier amour ? Ou s’agil-il d’un procès monté parce que, issu d’un couple mixte sur le plan de la nationalité, « de tous et de personne », il semble un coupable idéal dans la quête d’une balance entre les criminels de guerre des deux camps ?
Ou encore, a-t-il été victime d’une vengeance machiavélique de la part d’un mari trompé, membre d’une unité très spéciale des services de sécurité ?
Dans la procédure judiciaire, le rôle du jury est tenu par le lecteur qui, sur la base du filet de preuves et de déclarations contradictoires, doit reconstruire les événements d’une guerre déjà lointaine et porter un jugement.
Mais l’accusé, au lieu de se défendre, récapitule sa vie et fait le bilan de ses pauvres amours, « comme si, dans ma vie, il n’y avait rien eu d’autre, ou que rien d’autre ne méritait d’être évoqué ».
Le mot de la fin a obtenu le prix Skender Kulenović et e prix biennal Hasan Kaimija.
Romancier, nouvelliste, dramaturge et scénariste, Zlatko Topčić a été rédacteur en chef de la revue Slovo et a dirigé de 2001 à 2011 le Kamerni Teatar 55.
Il est actuellement directeur de la télévision de Sarajevo.
La nuit tous les fantasmes sont gris
Dominique Gaultier ; éditions Clapas, 10, boulevard Sadi Carnot à F-12100 Millau ; collection Franche Lippée ; 2015, 8 pages.
http://www.clapassos.com
clapassos@wanadoo.fr
L’ombre que les loups emportent (Poèmes 1985-2000)
Christophe Dauphin ; préface de Jean Breton ; éditions Les Hommes sans Epaules ; 2012, 462 pages.
les.hse@orange.fr
http://www.leshommessansepaules.com
« Sans le poète, écrit Dauphin, il n’y a ni rêves, ni miroirs ». Parce que le poète refuse, à tous les niveaux, de se sentir à l’étroit dans le monde. D’où son recours permanent à une toile de fond cosmique : les astres, les étoiles, l’horizon ; à la valse des éléments : le vent, les fleuves, la pluie ; à la Nature jour et nuit en plénitude : les arbres, les feuilles, les fleurs…L’homme – qui d’ailleurs est un « nomade » – est sans cesse pénétré par le monde. En effet, pour faire face, pour se voir bouger, pour ressentir son être, il a besoin de cette fresque élémentaire à quoi s’appuyer, avec quoi jongler, entrer et sortir de soi par toutes sortes de portes, puisqu’il envoie ses poèmes à la poursuite du « qui sommes-nous au milieu de tout ça ? » La matière première du monde sensible coagulée à la volonté de connaissance de soi et aux incursions, à nos élans « sur la route du sang »… Christophe Dauphin, poète phare de sa génération, qu’il incarne avec force, originalité et authenticité, comme personne d’autre, est un poète de la poésie vécue, un poète de l’émotion. Il s’insurge contre les massacres. Il nous appelle à réunir nos forces afin de « donner un sens à cette terre égorgée par le mensonge ». Et pour se faire entendre, il pratique le « cri arracheur d’entrailles ».
Jean Breton (mars 2000)
Parmi les ténèbres suivi de Au bout du chemin
Daniel Brochard, éditions La Botellerie, F-49320 Vauchrétien ; 2015, 57 pages.
Petite mère
Danielle Allain Guesdon ; éditions Interventions à Haute Voix, M.J.C. de la Vallée, 25, rrue des Fontaines Marivel à F-92370 Chaville ; 2015, 42 pages.
Petites crispations juvéniles
François Harray ; nouvelles ; éditions Traverse/Couleur livres ; 2015, 102 pages.
Gabriel est un tamponné de la vie, du sexe, de l’amour. Un mal parti en apnée dès sa naissance malgré son sang bleu. Voici six nouvelles qui se déclinent en autant de périodes de sa vie. L’adolescence, la post adolescence, les prémices de la vie d’adulte, la découverte du vrai amour, la création d’une famille et la découverte de la paternité. Il ne s’agit pas d’y voir une quelconque adaptation à la norme sociale hétérosexuelle. Encore moins aux convenances, Gabriel est en permanence dans le rouge rugissant des tours minutes de la vie. Le crash peut survenir à tout instant. Six étapes dans un monde bancal.
Éditions Traverse, 86/14, avenue Paul Deschanel à B-1030 Bruxelles ; http://www.traverse.be
Éditions Couleur livres, 4, rue André Masquelier à B-7000 Mons ; http://www.couleurlivres.be
Plaisirs partagés
Bruno Delmotte & Frédérique Frahan-Dupont ; éditions Clapas ; collection Franche Lippée ; 2015, 8 pages.
Poèmes au bison
Anael Pineau ; éditions Clapas ; collection Franche Lippée ; 2015, 8 pages.
Le pont de la honte
Zilhad Klijučanin ; roman traduit du bosnien par Gérard Adam ; éditions M.E.O., 2016, np.
S*, un faubourg au nombre immuable d’habitants. Faubourg qui, faute d’un pont, ne deviendra ville.
C’est là que la belle Ezi décide de perdre sa virginité avec Poète Zeri, avant de s’en aller à Paris où elle deviendra la plus célèbre danseuses du Crazy Horse Saloon, à la grande honte de ses ex-concitoyens.
Mais pourquoi la rivière refuse-t-elle avec une telle rage de se laisser enjamber par un pont ?
Pourquoi, nuit après nuit, un pleur d’enfant en émane-t-il ?
Et quel est le secret si ténébreux de la naissance d’Ezi ?
A la prière de celle-ci, Poète Zeri se lance dans une enquête auprès de tous ceux qui détiennent une part du mystère, Professuer Muli, O Sole Moi, la devineresse Gagi…
Un roman dont la profondeur est en permanent filigrane dans la légèreté caractéristique et les pirouettes de composition de cet auteur inclassable.
Né en 1960 dans le nord-ouest de la Bosnie, Zilhad Ključanin, poète reconnu dans toute l’ex-Yougoslavie, s’est converti à la prose après le choc de la guerre. Ses romans et recueils de nouvelles l’ont hissé au rang des principaux écrivains bosniens contemporains. Après avoir été professeur de littérature étrangère aux universités de Tuzla, Zenica et Bilhać, ainsi que rédacteur en chef de la prestigieuse revue Život, il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture.
M.E.O. avait déjà publié son grand roman Shédid.
Les voix du poème
Christian Poslaniec et Bruno Doucey ; poèmes ; éditions Bruno Doucey ; 2013, 190 pages.
Pour la troisième année consécutive, les Editions Bruno Doucey publient l’anthologie de référence du Printemps des Poètes. Le thème de cette 15ème édition ? Les vois du poème. Ainsi que l’explique Jean-Pierre Siméon, « dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. » L’anthologie proposée ici prend en compte cette polyphonie vivante, jouant sur l’homophonie des termes voix et voie. Qu’ils proviennent du passé ou de la poésie contemporaine, de France ou d’ailleurs, les textes collectés rappellent que la voix intérieure du poète répond aux voix du monde. Voix lactée, voix d’eau, voix publique, voix de passage ou voix sans issue, à claire voix, à double voix ou en voix de disparition, qu’importe les différences : pour les poètes, la voix est toujours libre !
« Je l’écoute. Ce n’est qu’une voix humaine
Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,
L’écroulement du tonnerre et le murmure
des bavardages.
Et vous ? ne l’entendez-vous pas ?
Elle dit « La peine sera de peu de durée »
Elle dit « La belle saison est proche ».
Ne l’entendez-vous pas ? »
Robert Desnos
Les revues suivantes :
Art et poésie de Touraine,
n°223, hiver 2015/2016
revue trimestrielle
10, rue du Clos Prenier à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire
prix de la presse poétique 2007 de l’UPF
prix de la presse poétique 2008 de la SPF.
Association fondée en 1955
nicole.lartigue@bbox.fr
(Nicole Lartigue)
Le carnet et les instants
n°189, du 1er janvier au 31 mars 2016
Lettres belges de langue française, bimestriel
Bd Léopold II, 44 à B-1080 Bruxelles
(Dossier : Diane Meur ; événement : Fred Jannin ; hommage : Conrad Detrez…)
http://le-carnet-et-les-instants.net
carnet.instants@cfwb.be
(Laurent Moosen)
Inédit nouveau,
n°278, janvier à mars 2016 ; 32 pages A4 ;
avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 La Hulpe
0032 2 652 11 90
(Paul Van Melle)
Libelle
n°273, décembre 2015 ; 274, janvier 2016, 6 pages A5 – Mensuel de poésie
14, rue du Retrait à F-75020 PARIS
pradesmi@wanadoo.fr
http://www.myspace.com/michelprades
(Michel PRADES)
Microbe,
n°93, revue réalisée sans hormones de croissance ; janvier-février 2016
Launoy, 4 à B-6230 Pont-à-Celles
ericdejaeger@yahoo.fr
(Eric Dejaeger)
Poésie sur Seine,
(n°90, décembre 2015, revue d’actualité poétique ; 111 pages ; 13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud.
(Roland Nadaus ; Arthur Rimbaud ; Jacques Prévert ; Alain Duault ; Jean Joubert ; Vénus Khoury-Ghata…)
13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud.
http://www.poesie-sur-seine.com
(Pascal Dupuy)
Portique
n°101, janvier à mars 2016
revue de création poétique, littéraire et artistique de l’Union des Poètes francophones
Mairie à F-84110 Puyméras
http://portique.jimdo.com
http://poesievivante.canalblog.com
(Chris Bernard)
Traction-Brabant,
n°66, janvier 2016
Association Le Citron Gare, Résidence Les Jardins de l’Abbaye, 1er étage, 12, rue de l’Abbaye à F-57000 Metz
p.maltaverne@orange.fr
http://traction-brabant.blogspot.fr
(Patrice Maltaverne)
Vocatif
n°26, automne 2015
14, rue du Colonel Driant « Le Jalna » A2 à F-06100 Nice
monique.marta0294@orange.fr
http://www.moniqueannemarta.fr
Poètes et écrivains bulgares, suivis de poètes d’expression française.


