Accueil de l’exil, Jean-Louis BERNARD, peintures d’Anne Moser, Editions des 2 Rives, Les Lieux Dits, 1er trim. 2015

Chronique de Claude Luezior

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Accueil de l’exil, Jean-Louis BERNARD, peintures d’Anne Moser, Editions des 2 Rives, Les Lieux Dits, 1er trim. 2015

Fulgurances : le verbe prend support sur les traces du pinceau. Ou l’inverse. Pour accueillir l’exilé dans son roulis de vagues, sa désespérance. Mais ne sommes-nous tous des exilés ? Dans ce cas, c’est l’exil, à savoir notre existence sur terre qui, quelque part, nous accueille.

Des textes autographes en transparence, dans un temps premier : comme si les mots n’étaient encore fixés, comme si le manuscrit flottait au gré d’écumes incertaines : lambeaux encore humides, rescapés d’une camarde qui malaxe les litanies d’un désespoir à la dérive.

À quai, ou plutôt sur l’une de ces plages pour rescapés de l’exode, la typographie s’assagit. Pas de pagination : le temps reste absent. Le poème suinte ses secrets, le marc de sa symbolique. Ressacs et brisures dans un long et peut-être vain alphabet du silence. Pour exprimer, dans l’attente d’une possible main tendue, ces voix / chair d’avant / le langage / affranchies / de la poussière / et de nos oripeaux.

Pudeur des corps et des âmes tendues, requérantes. Désespoir d’un radeau de la Méduse que disloquent les flots de nos indifférences. Le dépouillement du verbe et celui du trait vont jusqu’à une nudité non figurative. Synergies au-delà du cognitif, du raisonnant, d’une révolte chiffrée, racontée.

Poète et peintre unissent leurs humbles outils pour traduire l’indicible, à savoir ce qui ne peut se dire, se traduire. Tous deux vont à l’essentiel des instants frêles / et des désirs brûlés. Les flaques de couleurs donnent espoir, le texte fixe sens et mémoire. Jean-Louis BERNARD est poète majeur, mage et métaphoricien à la douane du subconscient. Passeur en tout cas, pour autant que le lecteur, dans l’ombre d’un recueillement, goûte avec respect ce Graal si subtilement distillé.

Dans l’urgence d’une soif et d’un partage.

©Claude Luezior

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Suite à des problèmes informatiques, la mise en page du 77 a pris un certain retard. 
 
Il ne vous sera livré que début novembre. 
 
Toutes nos excuses pour ce fâcheux contretemps. 
 
En espérant que cela n’entachera pas la confiance que vous nous faites. 
 
Merci pour votre compréhension
Patrice BRENO
Revue Traversées

Prix de la Presse Poétique 2012 – Union des Poètes Francophones – Paris

Prix Cassiopée 2015 – Cénacle européen – Paris
Directeur de publication
43, Faubourg d’Arival
6760 VIRTON (Belgique)

https://traversees.wordpress.com/a-propos/
0032 497 44 25 60

RIENNE, Rodica Draghincescu, Collection Accents graves/ Accents aigus, Aux Editions de l’Amandier – 50 pages- 2015.

Chronique de Michel Bénard

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RIENNE, Rodica Draghincescu, Collection Accents graves/ Accents aigus, Aux Editions de l’Amandier – 50 pages- 2015.

Introduction de l’auteure. Illustrations de la plasticienne Suzana Fântânariu.

De recueil en recueil, d’article en article, de revue en revue, je demeure attentif à la production et évolution littéraire de Rodica Draghincescu.

Après « Ra(ts) » ouvrage très singulier et fidèle à la lignée de Rodica Draghincescu, poèmes de l’errance sur les chemins de l’enfance comme l’a très bien situé Cécile Oumhani, voici aujourd’hui que notre poétesse-essayiste nous suggère un nouveau pas vers l’imaginaire, l’utopie, l’intangible avec son dernier né : « Rienne » où la femme de lettres se confronte aux jeux, non plus d’une gravure comme précédemment avec « Ra(ts) »  mais aux jeux plastiques de l’informel.

Ici le verbe accompagne en proximité le cheminement codé de la plasticienne Suzana Fântânariu adepte d’un certain art de récupération « Art-récup. » Originaire elle aussi de Timisoara.

De l’objet au verbe il n’y a qu’un pas, encore faut-il trouver le juste degré du rapprochement, mieux de la fusion.

« Tout languit d’amour et périt à un moment donné. »

Rodica Draghincescu s’attache à l’allégorique construit, aux effets des hasards heureux. Elle évolue de la renaissance de l’objet isolé, du déchet recomposé, à la composition d’une inutilité captivante.

«  Rêves qui ne veulent pas régner. » 

Armée d’une forte conviction, elle part vers l’inconnu d’une redéfinition de l’objet de consommation, devenu une possible œuvre d’art porteuse d’une interrogation. Combien même si l’œuvre dérange, indéniablement elle soulève le questionnement.

On en accepte le principe ou bien on le rejette, mais une réactivité est amorcée.

Notre poétesse-essayiste et la plasticienne jouent et misent sur l’objet désidentifié, sa métamorphose.

«  La pensée crée des nuages et des lumières. »

Vouloir restituer une autre fonction aux « choses » usuelles, devient une perspective insolite. Une manière originale pour Rodica Draghincescu de rassembler les oppositions.

N’est-ce pas là une forme d’étonnement, d’émerveillement ?

Donner une fonction nouvelle à « l’objet », le valoriser dans une scénographie singulière autant qu’inutile. Faire de rien un possible ! Reconstituer « l’objet » et lui restituer une fonction tout à fait inattendue, imprévue. De la banalisation d’un produit manufacturé, passer à un ensemble qui sera considéré comme une « œuvre d’art »  discutée autant que discutable. Là en fait est l’intérêt, ouvrir le débat, la discussion. Réalisation d’œuvres hybrides, sorte de pensée matérielle qui crée « des nuages de lumière. » Le verbe et la matière se font complices en usant de l’inversion : « Image inversée de soi même. »

Le principe est courant chez Rodica Draghincescu d’user d’un langage décalé pour s’exprimer au sujet de l’objet « prototype. »

L’innommé trouve un nom, l’irréel devient tangible, l’éphémère se fossilise, se stratifie, le temps perd son emprise puisque l’idée même de « l’objet » est intemporelle.

L’écriture sous influence de l’esprit plasticien de Suzana Fântânariu peut devenir néologisme, matière déroutée et déroutante. Nous sommes dans une situation de « ludisme scryptoriel innovant. » 

Rodica Draghincescu joue de telle sorte avec la « chose » qu’elle n’est pas sans me faire songer au poème humoristique de l’abbé de l’Atteignant, « Le mot et la chose ».

Le verbe s’enflamme parfois, se noie et renait tel le Phoenix pour se faire conceptuel.

Notre poétesse sans peut-être le savoir, ni même le vouloir, fait un clin d’œil aux pataphysiciens et autres oulipiens disciples d’Alfred Jarry ou de Georges Perec.

A ce point de rencontre et de partage il ne vous reste plus qu’à naviguer sur les flots insolites tout autant qu’imaginaires de Suzana Fântânariu, vus et interprétés sous la révélation d’un ressenti instinctif de la plume inspirée de Rodica Draghincescu.

« Et puisque rien n’est éternel et immuable, l’objet pleure

Dans le jeu, avec le nom qui le compose. »

 ©Michel Bénard

La terre qui penche, Carole Martinez, roman, nrf Gallimard, (366 pages – 20€)

Chronique de Nadine Doyen

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La terre qui penche, Carole Martinez, roman, nrf Gallimard, (366 pages – 20€)

Qui n’a pas été embobeliné par le roman précédent Du domaine des murmures ?

Carole Martinez nous replonge dans ce décor envoûtant, quelques siècles plus tard.

Elle campe ses personnages au quatorzième siècle, époque qui connut les ravages de la peste et elle nous rappelle  la condition de la femme et des jeunes filles.

Comme au théâtre, le voile laiteux de la brume matinale se déchire et s’ouvre sur la rivière. Mais la Loue, personnage à part entière, aussi « enchanteresse » que la Lorelei, capable de caresses comme de colères, a pris un aspect inquiétant. Pourquoi « une telle rogne » de « Furieuse » ? Affamée comme une ogresse, elle  dévore ceux qui se risquent sur son dos. Quel sortilège a pétrifié ses eaux vertes ?

De qui veut-elle se venger ? Qui est cette Dame verte qui parfois en surgit ?

On découvre ce paysage de coteaux en pente, cette « terre qui penche », qui ravine par temps d’orage, toujours à reconstruire. « Les ceps disposés en espaliers s’enflent de lumière. » Surplombant la Loue, le domaine des Murmures et sa roseraie.

L’originalité du récit réside dans cette alternance des deux voix qui partagent la même couche : La vieille âme, à la mémoire défaillante et la petite fille, « petite, rousse et bouclée » qui n’a pas connu sa mère. C’est le plus souvent vêtue d’une « petite chemise » que l’on croise Blanche, « petit tas de tissus silencieux », « fragile ».

Par ces deux voix se déplie leur histoire commune et se tisse la vie de Blanche, la rebelle qui refuse sa condition de fille, contrainte de « filer, broder, prier, chanter ». Pas facile de convaincre un père dominateur, mais elle arrive à ses fins : savoir lire et écrire son nom, grâce à la patience de son précepteur Maître Claude.

La vieille âme revisite ses souvenirs, son enfance, s’émerveillant d’entendre Blanche « conjuguer jadis au présent ». Une résurgence de son passé riche en surprises.

On suit Blanche, « la fluette », «  la transparente », à l’âge de l’innocence jusqu’à ce que son père décide de la marier à Aymon, dit «  le Simple », un inconnu pour elle.

On est témoin des adieux déchirants, sa nourrice regrettant déjà son « Oiselot ».

Et voilà le lecteur embarqué dans un trajet plein d’embûches, où le diable malin et filou, en embuscade, peut surgir, avant l’arrivée au domaine des Murmures, où Blanche est abandonnée par son père, « ce gros seigneur », « redoutable  guerrier », volage, au passé trouble (mystère de « la fine chemise de femme » brodée de roses).

Autour de Blanche, gravitent de nombreux personnages secondaires. Colin, le garçon d’écurie; Eloi, l’apprenti charpentier ; Aiglantine, promise à Guillaume mais qui aime Colin, la cuisinière sorcière aux dons de guérisseuse, qui rassure Blanche à l’apparition de « ses fleurs », sujet tabou. S’immiscent une horde d’êtres maléfiques.

Carole Martinez multiplie les temps forts, ajoute du suspense et tient son lecteur en haleine, dans ce roman si ample. On tremble pour la vie des protagonistes, lors du corps à corps de Blanche avec Bouc, une bataille féroce pour « petite Minute ». Ou suite à une noyade. On guette le moindre frémissement des lèvres d’Aymon depuis qu’il a plongé dans le sommeil. Des secrets de famille taraudent Blanche. Sa conversation avec la Dame verte, l’invitant à plonger dans les abysses de la Loue, univers hallucinant, féerique, lèvera-t-elle l’énigme de sa naissance ?

Si Blanche se retrouve confrontée au monde des adultes, « le grand cirque des vivants », avec leur violence, leur narcissisme, leur cruauté, elle découvre aussi un père débordant d’amour pour son fils Aymon. On assiste à la naissance de ses sentiments pour ce fiancé dont elle ne voulait pas. N’avait-elle pas vu en lui, « un monstre », « mi-enfant mi-chien », « un débile », malgré « son visage d’ange » ?

Les coeurs palpitent, les premiers émois causent un séisme intérieur étrange.

Blanche, qui a côtoyé tant de violence, succombe aux gestes tendres doux d’Aymon.

Des monologues mettent en opposition l’amour filial du père d’Aymon, Jehan de Haute-Pierre, et celui du père de Blanche, laquelle connaît le châtiment de la badine.

La maternité est abordée de façon métaphorique par la cuisinière, dans ses confidences à Aymon qu’elle a vu naître. Elle-même mère, se souvient de « tous ces fruits dans le ventre ». Tout aussi symboliques ces trois loups, fruits de l’imagination galopante de l’héroïne, qui s’échappent de sa robe déchirée.

Carole Martinez brosse un remarquable portrait de Blanche, celle qui répond aux noms de « Ma lumineuse », « Mon éclatante », et qui se veut aussi « chardon » et « Eau vive ». Blanche métamorphosée qui renaît, affranchie de son père. Touchante dans sa complicité avec Bouc, ce cheval « aux yeux bleus » devenu son « confident ».

Ce récit aborde les croyances religieuses de l’époque. La vieille âme s’interroge sur l’existence de Dieu, énumérant les raisons d’y croire.

Les chansons qui scandent le roman apportent un charme supplémentaire. Dans sa lettre à son éditeur, la romancière revient sur les sources de ces chants.

L’écriture sensorielle (parfums) et poétique de Carole Martinez charme, séduit.

Particulièrement réussi le défilé des saisons suscité par les pots que le jeune marmiton découvre et goûte à l’insu de la cuisinière. On note la richesse du vocabulaire lié au Moyen-Âge (haquenée, bliaut, mesnie, cordieu). Romanesques et romantiques les moments où les protagonistes s’abîment dans la contemplation du « ciel étoilé bercé par le tendre clapotis des eaux » ou se sentent en parfaite communion avec la nature.

L’auteure a su impulser un élan kinésique au récit, rendu par une profusion de verbes d’actions, emportant le lecteur dans cette fougue, ce tourbillon.

Après Le cœur cousu et Le domaine des Murmures, Carole Martinez confirme son talent de conteuse et signe un roman envoûtant, poétique, onirique dans lequel elle retrace l’enfance de Blanche la rebelle au royaume des vivants et des ombres fantomatiques, et met en exergue sa victoire d’avoir « gagné le droit de lire et d’écrire » ainsi que sa liberté. Une invitation à « caroler » avec l’auteure.

©Nadine Doyen

Service de presse n°38

Service de presse n°38

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Abreuvements nécessaires,

Olivier Vanderaa, poèmes, éditions M.E.O., 2015.

  • Né en 1962, Olivier Vanderaa, poète slameur, participe à de nombreuses scènes ouvertes, tournois et festivals de poésie, avec pour thématiques récurrentes les chemins de vie, amour/désamour et fortune, anciens et nouveaux dieux, sexe, mort et renaissance. Il écrit également de la docu-poésie et des poèmes à deux voix. Depuis peu, il se produit sous une formule Spoken Word, Chambres Habitables.

Il a également pratiqué la prise de son pour le film de fiction et le documentaire, la photographie en tant que langage plastique et l’exploration de contextes urbains à l’aide des Nouveaux Médias (Médias locatifs).

Abreuvement nécessaires est son premier recueil publié.

  • Au sud de nos nuits magnétiques,

Kenzy Dib, prix Alain Lefeuvre 2009, éditions les poètes français, Paris, 2009.

  • Kenzy Dib est né le 15 novembre 1949 en Algérie. En 1972 il rencontre le poète Abdallah Bensmain avec qui il fonde « la poésie du Terrain vague ». Dès 1974 il est à Alger où il fait ses premiers pas dans le journalisme avec le supplément culturel d’El Moudjahid dirigé à l’époque par Mouloud Achour et se lie d’amitié avec des poètes comme Ali Beloutti, Abrous Outoudert, Farid Mammeri, Hamid Tibouchi et bien d’autres. Il est titulaire d’une licence en sciences économiques obtenue à l’université d’Alger en 1976.
  • Bateau de papier,
  • Olav H. Hauge, éditions Erès, 2014, bilingue norvégien-français.

    Il y a beaucoup d’écueils

    dans la mer.

    Pourtant

    c’est un écueil qui t’a sauvé.

    • Vie de paradoxes, en effet, que celle du « jardinier d’Ulvik », homme simple qui partagea sa vie entre écrire et cultiver ses pommiers ; autodidacte sédentaire qui a lu, traduit et commenté les plus grands poètes étrangers ; qui, s’étant heurté pendant 30 ans aux « écueils » de la schizophrénie, a néanmoins publié une quinzaine de recueils et est aujourd’hui célébré par la Norvège comme une gloire nationale. un homme que, sans doute, « l’écueil » poésie aura « sauvé »…

    Cette sélection de 28 poèmes brefs de Olav Håkonson Hauge (1908-1994) a été établie et traduite du norvégien par Anne-Marie Soulier. La photo est due à Sandrine Cnudde

    • Le bleu du martin-pêcheur,

    Haïkus, 88 textes, 88 auteurs, Anthologie trilingue ; illustrations de Line Michaud ; traductions à l’anglais : Alan Fell ; traductions à l’espagnol : Isabel Asúnsolo ; éditions L’iroli, 10, place du Plouy Saint-Lucien à F-60000 Beauvais ; www.editions-liroli.net; 2009.

    • L’humain sera toujours surpris par les plumes. Dans ce livre, 88 auteurs, la plupart contemporains, disent en Haïku leur rapport à l’oiseau. Au-delà de la fulgurance de la découverte, c’est la relation au monde, à l’amour, à la mort qui est suggérée pour le plaisir du lecteur.

    Court poème né de l’observation, le Haïku est une réflexion sur la vie intérieure et extérieure, l’unique et l’universel.

    • Dépli,

    Alfredo Costa Monteiro, éditions Erès (33, avenue Marcel Dassault à F-31500 Toulouse), 2014

    www.editions-eres.com

    • Dépli est un poème dans lequel les trois langues constitutives de l’identité de l’auteur – portugais, espagnol et français – s’entremêlent, s’entredisent sans jamais s’interdire.

    Le texte se compose de bribes agencées selon une combinatoire construite sur la sonorité des mots. Poussé dans ses retranchements phonétiques, le langage, dans un premier temps, semble perdre sens. Mais bientôt se profile une autre langue, étrangement sonore, une langue qu’on dirait tout droit sortie de l’inconscient de son auteur et qui ouvre à une autre communication possible, éminemment poétique.

    Dépli se présente sous les deux formes complémentaires d’une partition de mots et d’un enregistrement audio du texte par l’auteur, sur mini CD.

    Alfredo Costa Monteiro est né à Porto (Portugal) en 1964. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il obtient un diplôme en sculpture/multimedia avec Christian Boltanski, il s’installe à Barcelone, en 1992.

    Son travail englobe les arts visuels, la poésie visuelle/sonore et le son. La plupart de ses pièces, aussi bien compositions et improvisations sonores qu’installations, vidéos et poèmes sonores ou visuels, souvent de facture domestique, sont faites de processus instables, de contraintes conceptuelles et de formes à la simplicité souvent déroutante ; des processus en général imprégnés d’un fort caractère phénoménologique.

    Depuis 2001, il travaille au sein de différents projets de musique expérimentale et improvisée, collaborant avec musiciens, chorégraphes, vidéastes et poètes.

    • Le futur inversé d’une attente,

    Henri Rodier, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

    • Le livre de la peur,

    Igor Lukšić, poésie, traduit du monténégrin par Jasna Šamić et Gérard Adam, éditions M.E.O., 2015.

    • Igor Lukšić, né en 1976, est un homme politique, économiste et poète monténégrin. Parlementaire, depuis 2001, il a été Premier ministre, ministre des Finances, et a représenté le Monténégro au sein de la Banque mondiale. Il est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, chargé des négociations en vue de l’adhésion du Monténégro à l’Union européenne.

    Après Le livre du sourire, Le livre de la peur est son deuxième recueil. L’ouvrage a été traduit en italien.

    • Mélange de vers et de proses poético-philosophiques, ce Livre de la peur cherche à réconcilier douleur, amour et sagesse. Il exprime les contradictions angoissantes d’un homme public qui oscille entre l’extériorité nécessaire à sa fonction et son intériorité profonde, entre le masque qu’il est obligé de porter et un besoin fondamental d’authenticité. En constant dialogue avec la part obscure de lui-même, l’auteur affronte les pièges intimes de son moi, la véritable identité, la fausseté de l’Ego, les existences parallèles dans un même individu, le rapport à la morale, à l’inconscient, voire au sacré.
  • Nuit frontière,
  • José Havet, éditions Azimuts, 2013

    • Dans ce premier recueil, José Havet réfléchit sur le sens d’une vie, les itinéraires choisis ainsi que sur diverses dérives des temps présents. Ses poèmes, dont l’écriture est souvent rugueuse, mais toujours maîtrisée, associent émotion et sens, transparence et lucidité, maturité et révolte.

    Né à Waterloo (Belgique) en 1937, José Javet détient une Licence en sciences sociales de l’Université libre de Bruxelles et un PhD en sociologie de l’Université de Pittsburgh. Il a enseigné en Bolivie, à Porto Rico et principalement à l’Université d’Ottawa (1980-2003). Parallèlement, il a fait paraître des poèmes dans diverses revues, entre autres Marginales, Liberté et l’Apropos, ainsi qu’une étude consacrée au poète belge Louis Daubier.

    • Oncologie du temps,

    Bruno Ajignon, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

    • Paroles pour les silences à venir,

    Louis Bertholom ; préface d’Alain-Gabriel Monot, éditions Sauvages.

    • Chez Louis Bertholome, la pensée, féconde, directe, presque brutale, y court, galope, aspire à la densité, à la profondeur, à l’essentiel ; le propos est toujours lapidaire, pierre écrite, il nous donne des forces neuves. Il défie les brumes basses. Je lui sais gré, immense gré, de sa haute manière où ni l’accablement, ni la victoire de l’obscur ou du vide n’ont de part.

    Extrait de la préface d’A.G. Monot

    • Un voyage entre le songe et la route, les fantômes et la lumière, afin de dire le silence et la source où se mêlent coups de gueule, petits bonheurs et la profonde empathie qui souligne un amour immodéré des êtres et de la vie.
    • Soleils au monde,

    Anna Roques-Sanchez ; encres de Laurent Arévalo ; éditions SNNOT, 53, Boulevard Montebello à F-81000 Albi ; collection Revers ; 2015.

    • Tout en chemin faisant…,

    Roland Jourdan, éditions Thierry Sajat, prix du cerf-volant 2014, 117 pages.

    • La ventolière en plastique,

    Marius Chivu ; traduit du roumain par Fanny Chartres ; illustrations de Dan Stanciu ; publié grâce au soutien de l’Institut culturel roumain ; éditions M.E.O., 2015.

    • Marius Chivu, né en 1978 à Horezu (Roumanie), écrivain, traducteur, journaliste, critique littéraire, est rédacteur en chef des revues Dilemateca et Dilema Veche. Il a traduit les œuvres d’Oscar Wilde, Lewis Carroll et Tim Burton.
    • Publiée en 2012, La Ventolière en plastique (Vintureasa de plastic), immédiatement remarquée par la critique roumaine, a obtenu le Prix de la meilleure première œuvre poétique décerné par l’Association des Ecrivains de Roumanie, ainsi que le Prix de la revue Observator Cultural. Ces poèmes d’une grande sensibilité sont dédiés à la relation entre un fils et sa mère, paralysée et amnésique après un accident vasculaire cérébral. C’est un merveilleux chant d’amour filial, avec des associations de mots et d’images d’une grande intensité émotionnelle.
    • Fanny Charles, professeur-documentaliste et traductrice installée à Bucarest, a traduit une dizaine d’œuvres du roumain en français (romans, nouvelles, poésie, théâtre, essais), pour le Mercure de France, les éditions du Chemin de fer, le Corridor bleu ou les Editions théâtrales. Elle a également assuré le sous-titrage de nombreux films roumains primés dans les plus grands festivals (Berllln, Cannes…)
    • Dan Stanciu, dessinateur, graphiste et poète, né en 1952 à Lugoj, en Roumanie, et formé à l’Institut des Beaux-Arts de Bucarest, a contribué à l’illustration de nombreux livres.
  • Vos discours ne passent plus,
  • Thierry Radière, Mi(ni)crobe # 48, 2015.

    • Avec Vos discours ne passent plus, Thierry Radière revisite le poème engagé, enragé, dérangeant.

    Il ose le poème qui fait crisser les rails du traintrain politico-socio-économique.

    Il ose et ses vers filent, effilés, efficaces comme des embardées, pour dire son dégoût d’une société dirigée par l’argent et le cynisme.

    Son coup de gueule est un cri contrôlé. C’est un appel à prendre les larmes, avec recul,

    pour mieux sauter.

    Paul G.

    Les revues suivantes :

    • Art et poésie de Touraine,

    n°221, été 2015

    revue trimestrielle

    296, boulevard Charles de Gaulle à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire

    prix de la presse poétique 2007 de l’UPF

    prix de la presse poétique 2008 de la SPF.

    Association fondée en 1955

    (Nicole Lartigue)

    • Athena, 

    n°312, juin 2015

    le mag’ scientifique

    www.athena.wallonie.be

    • La braise et l’étincelle,

    n°117, 15 mai 2015

    Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (membre de l’Union des Poètes francophones)

    Arts – lettres – poésie – échos

    7/2, rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 Courbevoie ;

    yvesfred.boisset@papas.info

    http://yves-fred.over-blog.com

    (Annie et Yves-Fred Boisset)

    • Le carnet et les instants, 

    Lettres belges de langue française, bimestriel

    Bd Léopold II, 44 à B-1080 Bruxelles

    carnet.instants@cfwb.be

    (Laurent Moosen)

    • Comme en poésie

    (n°63, septembre 2015, 84 pages A5

    Revue trimestrielle de poésie

    2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

    j.lesieur@orange.fr

    http://perso.orange.fr/jean-pierre.lesieur

    (Jean-Pierre LESIEUR)

    • L’écritoire de Bousserez, np, A4

    (n°90, septembre 2015)

    L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

    Femmes dans la guerre

    91, rue de Bousserez à B-6769 Sommethonne

    irene.jacques@live.be

    (Irène Jacques)

    • Le Gletton

    (n°469, mensuel de la Gaume et d’autres collines ; 28 pages)

    28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois ;

    micheldemoulin@yahoo.fr

    (Michel Demoulin)

    • Handshake,

    n°91, 2015

    5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington, Cheshire, WA2 0QG, England

    (John F. Haines)

    • Inédit nouveau,

    n°273, mars-avril 2015 ; n°274, mai-juin 2015

    avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 La Hulpe

    0032 2 652 11 90

    (Paul Van Melle)

    • L’intranquille,

    Revue de littérature

    Atelier de l’agneau éditeur, 1, Moulin de la Couronne à F-33220 Saint-Quention-de-Caplong

    • Microbe,

    n°91, la revue forgée à la force du poignet, septembre-octobre 2015

    ericdejaeger@yahoo.fr

    (Eric Dejaeger)

    • Poésie sur Seine, 

    (n°89, août 2015, revue d’actualité poétique ; 111 pages ; Les poètes du XXIème siècle : l’invitée Cécile Oumhani, présentée par Brigitte Gyr ; Tes yeux, poèmes choisis ; Les grands de la littérature française : Verlaine III : un faux vieillard, par Antoine de Matharel ; Hommage à André Malartre, par Jean Chatard ; Poètes à l’honneur : Francine Caron, Danièle Corre, Bernard Laroche, Maurice Lestieux ; Et si on parlait poésie ? La poésie sauvera le monde, essai de Jean-Pierre Siméon, par Jean-Paul Giraux ; Poèmes en liberté ; Club de poésie jeunesse, par Danièle Corre ; Le coup de book : Tes yeux dans une ville grise – Les yeux plus grands que le ventre, romans présentés par Dorothée Huron ; L’actualité poétique par les livres, par Jean-Paul Giraux et Antoine de Matharel ; Coup de cœur à Antoine Matharel ; Le monde des revues poétiques : les choix d’Eliane Demazet – La chronique de Marie-Laure André-Bourguet ; Emile Verhaeren au musée des Avelines à Saint-Cloud…).

    13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud.

    www.poesie-sur-seine.com

    (Pascal Dupuy)

    • Portique,

    n°99, juillet à septembre 2015

    revue de création poétique, littéraire et artistique de l’Union des Poètes francophones

    Mairie à F-84110 Puyméras

    http://portique.jimdo.com

    http://poesievivante.canalblog.com

    (Chris Bernard)

    • Septentrion, Arts, Lettres et Culture de Flandre et des Pays-Bas,

    (44ème année, n°3, septembre 2015 : revue éditée par l’institution culturelle flamando-néerlandaise « Ons erfdeel vzw » … beaucoup d’articles et chroniques très fouillés)

    Murissonstraat 260 à F-8930 Rekkem.

    +32 (0) 56 41 12 01

    www.onserfdeel.be

    www.onserfdeel.nl

    http://septentrionblog.onserfdeel.be

    (Luc Devoldere)