Paul Mathieu, Le temps d’un souffle, illustration de Blandy Mathieu, Éditions Traversées, collection images, 72 pages, 18€

Chronique de Lieven Callant

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Paul Mathieu, Le temps d’un souffle, illustration de Blandy Mathieu, Éditions Traversées, collection images, 72 pages, 18€



Déjà le quatrième livre des Éditions Traversées…

Dans ce très beau livre, illustrations et mots mènent leurs routes parallèles en se répondant parfois, en évoquant presque toujours ensemble l’aspect éphémère de l’existence. Existence humaine qui passe par les brefs retours du souvenir. Existence poétique qui consiste à explorer le souffle, la parole, le mot ou le geste, l’écriture et son inscription personnelle dans le quotidien.

On peut mesurer le temps en se servant d’un souffle. Infime tentative humaine de respirer et de s’inscrire dans le flux de la vie. De poser la parole, d’étendre le geste, de déterminer à la fois un lieu et un moment.

Paul Mathieu et Blandy Mathieu semblent conjointement mais de manière sensiblement différente nous inviter à utiliser ce souffle-poème comme une machine à explorer et l’espace et le temps où se love la vie dans ce qu’elle a de plus tangible pour nous. Le halo de notre réalité se laisse redécouvrir et nous permet finalement de comprendre ce qu’est le souvenir. Un mouvement de la mémoire, un déplacement du regard.

Le temps d’un souffle est à la fois le lieu intime, vague, sans frontières réelles d’où naît l’image, d’où surgit le texte menu, scandé mot à mot et l’espace limité comme un grain de poussière alloué à une vie, la vie d’un homme. Qu’il soit poète ou pas, on ne peut que se satisfaire de cette parcelle sans perdre de vue toutefois qu’autrement qu’à notre échelle humaine elle ne signifie pas grand chose. Á la taille du temps, à la mesure de l’univers, la vie n’est rien. Mais à la mesure du souffle que vaut-elle?

Paul Mathieu compte bien profiter du temps offert par ce souffle. Grâce au poème, il célèbre l’enfance, le pays qu’il aime et ses saisons naturelles, l’ici en lequel toute la confiance peut malgré tout prendre racine, l’ici où je reconnais moi lecteur, l’errance au travers du « labyrinthe de la vie » en portant sa part de nuit, son lot de questions et d’hésitations.

Le livre comporte 3 parties mais offre naturellement une infinité de lectures possibles, une grande variété de voyages mi-rêve mi-réalité. Pleins d’allées-venues entre peintures, couleurs, représentations et sujets de contemplations. C’est grâce à ces invitations multiples que le livre prend son envol. Vol de plume, souffle en provenance du cœur, respiration intime.

Le livre peut se lire d’un seul trait mais on peut aussi marquer des pauses, reprendre son souffle et revenir en arrière.

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© Blandy Mathieu

Les illustrations de Blandy Mathieu simples et mystérieuses représentent toutes la vie intérieure, la vie qui oscille d’un rêve à l’autre, la vie intime qui analyse et cherche des réponses.

©Lieven Callant

 


Commander le livre reste encore et toujours possible. Vous pourrez rencontrer l’auteur, Paul Mathieu ainsi que Patrice Breno et Jacques Cornerotte ce 6 mai à 15h à L’apéritif des Poètes organisé par l’Association des Ecrivains de Belgique, 150 chaussée de Wavre, 1050 Bruxelles

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La lucidez del alba desvelada, de Santiago Montobbio, Editions Los Libros de la Frontera, collection El Bardo, 2017, €16.00

Chronique de Jean-Luc BretonPortada libro Santiago Montobbio La lucidez del alba desvelada

La lucidez del alba desvelada, de Santiago Montobbio, Editions Los Libros de la Frontera, collection El Bardo, 2017, €16.00

Ce nouveau recueil de poésie représente, pour Santiago Montobbio, une nouvelle approche de son art. Bien sûr, on retrouve les grands thèmes du poète espagnol, la recherche douloureuse du sens de la vie et de l’écriture dans un monde sans direction, les matins mouillés, les terres dévastées, les cafés solitaires où griffonner sur un coin de table et un bout de papier, l’interrogation solipsiste, la difficulté à faire coïncider soi et les autres, mais cette fois, tous ces thèmes s’inscrivent au sein d’un récit de vie, « un journal intime » de l’amour, une montée vers la lucidité évoquée dans le titre du recueil (la lucidité de l’aube dévoilée), qui est d’autant plus forte qu’elle emprunte les voies de l’illumination (le chemin de Saint Jacques) et de la révélation d’une vocation littéraire, pour dire le passage à un état innommé par le poète, mais qui tient de la vieillesse (l’âge où on n’a plus guère d’illusions sur l’amour et d’attentes de sa venue), de la jachère, du tarissement, du renoncement (« Ceci pourrait être mon dernier poème », proféré dans celui qui, en effet, clôt le recueil). La dernière des épiphanies est celle du « Still falls the rain » du cantique de Britten : « Fine la pluie tombe sur la terre », une pluie de testament, de fin du monde, le mot « fin » étant ici à prendre à la fois dans un sens temporel et dans un sens local.

Et pourtant, l’atmosphère du premier poème est pleine de brio : l’écoute dans un théâtre barcelonais du « Lascia ch’io pianga » du « Rinaldo » de Haendel, sublime lamentation d’une prisonnière éplorée, servie par une musique aux effets bien calculés. Par un retournement de situation ironique, dans ce vieux théâtre, le poète tombe amoureux d’une image aperçue dans une glace et inscrit sa passion sous les signes attendus, l’ouverture, le chant, les espaces libres (le ciel, la mer), l’évasion qu’un ensorcellement rend impossible à l’héroïne malheureuse de Haendel. Suit une série de poèmes d’amour, d’espérance d’amour et de douleur devant sa fugacité, mais aussi d’amour comme nouvelle forme d’inspiration, puisque l’aimée « seule est poème ». Cependant, avec le temps et les hésitations de l’aimée, l’amour perd de sa puissance absolue, puisque seul « un amour qui commence » peut échapper au rien et à l’adieu, la pluie tombe, entraînant l’automne, le cœur commence à sentir ses épines, surviennent le désespoir et l’adieu. Et c’est maintenant le poète qui chante « Lascia ch’io pianga », non plus prisonnier, mais blessé de cette rencontre impossible, qui noie la réalité du monde dans une brume triste.

Montobbio est souvent, et depuis toujours, le poète du paradoxe lucide, et cette lucidité, annoncée dans le titre du recueil, ne lui manque pas ici, dans toute la cruauté de la prise de conscience qu’il en a. Cette expérience d’amour avorté porte avec elle un enseignement cruel (« vivre n’est rien d’autre que sentir que je te perds », « vivre n’est rien d’autre qu’être blessé ») : la perte de l’amour est transformée, par la force même du credo montobbien qu’il n’y a aucune différence entre la vie et l’œuvre du poète, en source de création, en un nouveau mode d’exploration poétique du monde.

« La lucidez del alba desvelada » devient, dans sa dernière partie, parfois écrite en prose, le récit de minuscules bonheurs de reconstruction. Après son long voyage solitaire sur les terres de l’amour malheureux, c’est l’observation simple et apaisée du quotidien, la contemplation de bâtiments ou d’un jardin qu’il a vus sans les voir mille fois, un moment à une terrasse de café à l’ombre sur une place à deux pas de chez lui, qui permettent au poète ces petites épiphanies qui redonnent sens et goût à sa vie, comme pour une nouvelle naissance (ce n’est évidemment pas par hasard qu’un des sites universitaires où Montobbio enseigne, et qu’il regarde avec des yeux nouveaux, a conservé de l’époque où c’était un hôpital son nom de « Maternité »). Au terme joycien d’« épiphanie », Montobbio préfère celui de « point de contemplation », emprunté au poète espagnol José Angel Valente, et c’est bien de cela qu’il s’agit ici : c’est par la contemplation silencieuse qu’on se remet et qu’on se retrouve. Et c’est ce que nous dit la coda du recueil.

Étrangement, après la coda, il y a encore des poèmes, une dizaine. Ils disent encore la douleur, l’absence et l’illusion, mais déjà cela importe moins (« ça m’est égal »). Parce que le bonheur du regard amoureux porté sur le quotidien a fait que le narrateur se sait poète, qu’il sait qu’il a choisi sa douleur et qu’« il la travaille » pour en faire des poèmes. Le chemin de « La lucidez del alba desvelada » est un authentique aboutissement du parcours poétique de Montobbio, une percée du mystère de la création. Si la création est une exploration si masochiste, on comprend que le poète décide d’y mettre un terme. Mais il sait mieux que personne que la poésie vous choisit plus que vous ne la choisissez. Et c’est pour cela qu’il reste prudent et annonce dans la coda de la coda : « Ceci pourrait être mon dernier poème ». Ou pas !

©Jean-Luc Breton

PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017

Une chronique de Claude ALBARÈDE

PHILIPPE MATHY- VEILLEUR D’INSTANTS – Éditions L’Herbe qui tremble, 2017

Philippe Mathy est un « veilleur d’instants ». C’est à dire un « capteur d’éternité », car chaque instant, chaque poème, chaque mot, qui par la magie du texte nous traversent, déposent en nous sa trace d’éternité. Voilà la fonction du poète, et Philippe Mathy la connaît bien, car il dirige la revue « Le Journal des Poètes » avec brio et ténacité.

Enrichi de belles peintures de Pascale Nectoux, le texte se développe suivant plusieurs périodes. D’abord le désemparement, qui est une sorte d’angoisse métaphysique devant l’impuissance et l’inabouti :

Dans mes yeux

un nuage se penche

se déchire.

Une vague

remue

s’épuise

Sur le tapis de l’herbe,

je demeure assis,

ne sachant comment

survivre à mes rêves

Puis, passés ces instants, le poème ouvre ses fenêtres sur le fleuve, l’appel du printemps sur la Loire riveraine, sorte de bain purificatif pour te laver du temps qui va. Car le poète s’accorde un dialogue avec lui-même, avec son âme vibrante, dont l’inquiétude transparaît aux interférences de la beauté et du temps qui passe.

Ensuite c’est l’été, associé aux grains, aux récoltes, au vin, à l’amour, promesses à espérer sans hâte, presque à voix basse, celle du bonheur qu’on a peur de détruire, car Philippe Mathy est un sage, il sait que l’éclat des voix empêche les oiseaux de chanter.

Et, parcourant le jardin, qui aurait pu être d’Eden, le poète accepte sans trop de douleur le retournement du sablier. Quand l’automne arrive, les vers deviennent de la prose, l’espérance une certitude dont l’usure ou la perte ne sont que des instants de gestations intimes qui préparent de futures éclosions :

Roulis des collines dans l’eau de la Loire. Le vent amer pousse plus loin les feuilles d’un automne à l’agonie. Dans le péril d’ombres trop froides, il faudra la patience de l’hiver pour veiller sur l’éclosion d’un possible printemps.

Et si l’hiver est passé sous silence, c’est qu’il se trouve dans chaque sourire, dans chaque découverte, dans chaque reflet sur la Loire, dans chaque instant de nos vies, comme une ombre fugitive qui, loin d’obscurcir le poème, affûte les ailes de l’ange qui le traverse et qui, jusqu’à la fin, se reflète dans son cœur :

Parfois un ange nous traverse,

comme une absence,

un rire dont nous n’aurions perçu

que la transparence.

©Claude ALBARÈDE

Patricia Castex-Menier – Soleil sonore – poèmes – Gravures de Tine Abrac (Coll. Plis Urgents 44 – Rougier V. éd. 2017).

Chronique de Xavier Bordes

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Patricia Castex-Menier – Soleil sonore – poèmes – Gravures de Tine Abrac (Coll. Plis Urgents 44 – Rougier V. éd. 2017).


J’aime les petits livres « ficelle » de Rougier. Ils sont toujours surprenants, et d’une qualité esthétique qui fait rêver. S’il s’y ajoute une poésie immédiate et simple, dont les notations font mouche, et que de surcroît le thème en est trois îles grecques fameuses, Sifnos, Makronissos et Ithaque, – et on sait comme la Grèce est chère à mon cœur – comment ne pas s’en délecter. Les quelques gravures illustrant élégamment l’ensemble ont la même simplicité suggestive et précieuse que les poèmes. Bien entendu, ce plaisant recueil est discrètement nourri de références à la mythologie, à la culture grecques. Elles sont utilisées au passage, sans peser, pour renforcer une image, une sensation souvent en forme de quasi-haïku, comme celle-ci par exemple, superbe allusion, bien sûr, à la naissance fameuse d’Athéna :

Montagne souveraine.

Ce matin

la clarté est sortie

toute casquée de la tête du dieu

Ou encore ceci, jolie allusion au poème Ithaque de Cavafis, j’imagine :

L’île aux hirondelles.

À l’angle du toit

quatre becs ouverts

attendent au bord du nid.

L’île et l’hirondelle,

deux figures du retour.

Je ne déflorerai pas davantage ce recueil dont la lumineuse atmosphère est parfaitement poétique, et pleine, vraiment, de justes coups d’oeil sur l’ambiance des îles. Il en dit davantage sur la vision intime de la Grèce insulaire que beaucoup de guides touristiques et j’en demeure enchanté, quand bien même évidemment, y soient effleurées au passage les traces d’heures historiquement plus sombres, comme en ce qui concerne les souvenirs liés à l’île de Makronissos, ou d’autres moments contemporains réalistes, de la Grèce en difficulté actuelle. Mais la poésie reste toujours présente et c’est une qualité remarquable de l’auteur(e).

©Xavier Bordes (Paris, avril 2017.)

La nuit s’évapore – Laureline Amanieux nouvelles, février 2017 ; (164 pages – 7,99€)

Chronique de Nadine Doyen5884bef3d46a0

La nuit s’évapore – Laureline Amanieux nouvelles, février 2017 ; (164 pages – 7,99€)


La première surprise du lecteur en ouvrant ce recueil de dix nouvelles, c’est de tomber non pas sur une table des matières, mais une table des Métamorphoses.

On remarque dans deux titres les mots suivants : « mua », et « parole retrouvée », laissant supposer un changement, ce qui se confirme dans le prologue.

Laureline Amanieux ajoute un adjectif « heureux », à la manière de Claire Fourier, elle ne compte que « les heures heureuses ».

Dans le prologue, la narratrice explique le fil rouge de ces nouvelles : « Faire de la douleur une aurore nouvelle ». N’y aurait-il pas une façon « de rendre la mort réversible » ? Elle offre un tombeau de papier à cette amie Yola, dont le fantôme s’invite parfois, telle une apparition. Si, comme l’affirme Todorov : « La vie a perdu contre la mort, la mémoire gagne son combat contre le néant ».

La première nouvelle montre qu’il n’est pas facile de solder son passé, que ce soit lorsqu’on doit se séparer de tous les objets liés à son enfance ou lorsqu’on vient d’être quitté par celle que l’on aimait.Peut-on se libérer du passé qui nous hante et nous entrave ?

Philippe Besson le sait : « Le plus difficile est d’apprendre à vivre avec ses disparus. Pour ne pas être dévoré par le manque. » Une fois que l’on a réussi à « passer de la douleur brute à la douceur fragile, on est imbattable ».

Dans la deuxième nouvelle, la narratrice met sur un piédestal, ce professeur, « véritable divinité », telle Athéna, qui a su lui transmettre, adolescente, une valeur incommensurable : la Poésie, véritable « fenêtre portative », un abri refuge, un art de vivre et de survivre. Comme l’affirme Boris Cyrulnik : « La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d’une arme de survie ».

Laureline Amanieux rend compte de son séminaire dans un couvent, en Haute-Marne.

Elle s’ entretient avec la mère supérieure et aborde naturellement la question de la foi et de la mort. Elle montre qu’une phrase peut devenir un viatique. Celle de Mère Florent : « Toute absence est le signe d’une renaissance. » lui a apporté une note d’espoir. « Quand tout paraît te tirer vers le bas, pense au parachute ascensionnel de ta joie », confie Albert Strickler.

C’est un couvent qu’ Aude, professeur de philosophie, la cinquantaine, quitte un jour pour retrouver des effusions palpables, les étreintes de sa famille. Elle confie à la narratrice sa conversion, son entrée dans les ordres motivée par la révélation d’être l’élue de Dieu, son noviciat, jusqu’au jour où la raison ne contrôle plus les émotions. A force de subir l’interdiction de posséder un miroir, Aude prend conscience de ne même plus être un reflet, d’être comme transparente.

Si sa vocation d’enseignante reste chevillée au corps, sa foi a vacillé, quand elle perçoit « l’imposture des valeurs bien-pensantes ». Sa décision est prise « de ne renoncer à rien. Elle redevient elle-même.

On imagine le choc quand elle se retrouve confrontée à l’actualité !

Grâce à son mari, elle découvre « un amour humain », et inculque à ses élèves le respect de chaque individu et leur apprend à « prendre en compte la spécificité de chacun ».

Dans la nouvelle intitulée La Vénus de San Francisco, la narratrice relate sa rencontre, lors d’un colloque, avec Julia, biologiste, si stupéfiante dans son investissement total pour la cause de l’eau, une vraie « eaulophile ». Elle est encore plus médusée quand elle la voit se transformer en sirène au milieu des phoques.

Cette soudaine métamorphose fait remonter à la mémoire un aphorisme énoncé par Yola : « Tout ce qui a une forme se transforme », ainsi que le souvenir d’un été passé ensemble au Liban. Ce qui importe est de consentir à ce qui est arrivé, de ne plus lutter contre.

Agathe, quant à elle, nous donne un exemple d’altruiste ou comment après avoir essuyé une tornade d’une violence incommensurable, elle relativise sa blessure, son cauchemar. Reprenant conscience, c’est le sourire d’un enfant Juan qui l’accueille. Quand elle apprend qu’il lutte contre un cancer, elle n’a plus qu’un but : soulager ces condamnés, leur offrir des moments de distraction lors de leurs séjours à l’hôpital, dans l’esprit des nez rouges. Elle trouve un sens à sa vie, être utile, faire le bien, en s’investissant dans l’association qu’elle a créée.

On referme le recueil sur Yola, passé le temps de la déchirure et de l’insupportable, penser à elle, l’avoir ressuscitée ainsi, plonge Laureline Amanieux dans une paix miraculeuse.

Ce recueil est irrigué soit par « des vies inspirantes », des témoignages recueillis par l’auteure, soit par son vécu. Autant d’exemples de résilience ou de changement de cap qui apportent la note lumineuse, la lueur d’espoir dans les destinées de chacun.

©Nadine Doyen